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Les Cahiers de l'Indépendance N° 5, Printemps 2008 : Regards sur la décivilisation française
Bled Jean-Paul ; Boulêtreau François ; Buy Rebaud
F X DE GUIBERT
22,80 €
Épuisé
EAN :9782755402209
Les Cahiers de L'Indépendance " Lorsqu'un jour l'historien, loin des tumultes où nous sommes plongés, considérera les tragiques événements qui faillirent faire rouler la France dans l'abîme d'où l'on ne revient pas, il constatera que la résistance, c'est-à-dire l'espérance nationale, s'est accrochée, sur la pente, à deux môles qui ne cédèrent point. L'un était un tronçon d'épée, l'autre la pensée française. Je dis bien la pensée française. "Charles de Gaulle (Alger, 30 octobre 1943) " La culture a besoin pour se maintenir d'une classe cultivée, en partie héréditaire. Certaines écoles et universités, les meilleures, ont besoin de compter parmi leurs élèves un très fort contingent, d'héritiers de la culture, dont les parents appartiennent déjà à la classe cultivée. "Renaud Camus " Sommes-nous réduits à apprendre la langue de nos élèves ? Grâce à ce petit glossaire portatif, pratique et maniable, vous disposez de l'outil vraiment indispensable grâce auquel vous apprendrez enfin à parler la langue de vos fils et de vos élèves. "Michel Clapié " La radicalisation du mal et l'obscurcissement du bien sont, en définitive, ce qui empêche sans doute de penser et le Bien et le Mal dans leur expression ordinaire, leur application simple, ou la transgression des règles communes du vivre-ensemble. L'extraordinaire confusion des valeurs renvoie chacun à l'appréciation individuelle de ce qui est bien et mal. "Pierre Nora " Le travail de mémoire et le débat qu'il inspire sont aujourd'hui menacés par la police de la pensée, qui nous ballote entre deux dérives : la banalisation historique, qui plaque le passé sur le présent, et la sacralisation, qui empêche de tirer d'un événement une leçon générale. "Patrick Louis " Si nous pensons qu'identité, mémoire et patrimoine sont les trois mots clefs de la conscience contemporaine, tout naturellement nous en venons à nous demander si la transmission de notre Culture et la préservation de notre patrimoine, qui en est l'expression tangible, sont bien assurées dans notre pays. "Françoise Buy Rebaud " Mon père a tenu à ce que je sois élevé au petit collège des Frères des Ecoles chrétiennes. La première année, j'ai appris à lire seul. (...) C'était une école étonnante, très rigoureuse. On devenait d'une force incroyable en orthographe et en calcul. "Pierre Boutang " Ainsi, systématiquement, les hommes politiques désarmèrent moralement et matériellement la France. Ils sont indirectement responsables de la Seconde Guerre mondiale et de ses centaines de millions de victimes. "Pierre-Marie Gallois " Le nivellement, par le bas et la dévalorisation des diplômes auxquels nous ont condamnés des syndicats idéologues et sectaires ne peuvent être corrigés sans l'introduction d'une sélection à l'entrée, tandis que les formations courtes de type IUT doivent être multipliées et plus ouvertes. "Anne-Marie Le Pourhiet " II faut, et c'est une condition de notre survie, que nos valeurs collectives soient transmises à tous les enfants. Ceux qui veulent venir chez nous sont les bienvenus, mais qu'ils acceptent d'abord nos valeurs. "Armel Pécheul " Une politique de civilisation, consiste d'abord à se respecter soi-même dans l'exercice de sa pensée et de l'expression de celle-ci. La langue est le premier constituant des sociétés humaines. On tend à l'oublier lorsqu'on se laisse persuader qu'il ne s'agirait plus aujourd'hui que d'un simple instrument de communication. "Philippe de Saint Robert " Blanche, civilisatrice, chrétienne, celtique, tel est le paradigme qui définit l'Europe, selon les encyclopédies du XVIIIème siècle, qu'elles se placent dans la Lumière du Christ ou dans celles de la raison. Deux siècles et demi plus tard, cette Europe-là est oubliée ou tenue comme nulle et non advenue. "Jean-Gérard Lapacherie " Comme beaucoup de compatriotes, de ma génération, je ne me sens pas uniquement russe, mais également européen. En Russie, ce ne sont pas seulement ni tellement les valeurs du communisme qui se sont effondrées, mais bien plus les vraies valeurs de la civilisation d'Europe occidentale. Pour moi, je ne vois qu'une seule possibilité de les défendre : quitter une Europe occidentale sacrifiée sur l'autel d'une démocratie totalitaire mondialisée ou de l'américanisme. "Alexandre Zinoviev
La Prusse serait-elle un objet historique difficile à identifier? Sa singularité tient d'abord à ce que son identité change au cours de son histoire. Son nom commence par s'appliquer au territoire conquis, dans la première moitié du XIIIe siècle, par les chevaliers Teutoniques entre la Vistule et le Niémen, puis au duché dont l'érection suit la conversion du grand-maître de l'Ordre au protestantisme.Scellée en 1618 sous l'égide des Hohenzollern, l'union de la Prusse et du Brandebourg n'est d'abord que personnelle. La véritable rupture intervient en 1701, quand le prince électeur de Brandebourg, Frédéric III, ceint la couronne royale de Prusse à Königsberg; le roi de Prusse ne tarde pas à se substituer au margrave de Brandebourg.Rien ne disposait donc cet agrégat de territoires disparates à devenir le berceau d'un Etat capable de jouer les premiers rôles en Allemagne, a fortiori en Europe. Construction d'abord politique, la Prusse est l'oeuvre d'une dynastie au service de l'Etat appuyé sur deux piliers: une administration et une armée. Après que trois souverains eurent posé le socle, il revient à Frédéric II d'exploiter cet acquis et de fonder la grandeur de la Prusse, et à Bismarck de réaliser l'unité de l'Allemagne.Depuis des décennies, on s'interroge: son histoire la prédestinait-elle à devenir une matrice du national-socialisme? Il est certes aisé de trouver une inspiration conservatrice à maints aspects de la politique prussienne, mais ceux-ci ne la résument pas et ils cohabitent avec des tendances résolument progressistes, qu'illustre particulièrement le règne de Frédéric II, souverain éclairé, ami de Voltaire. Il ne suffit pas que les nazis aient proclamé cette filiation pour qu'elle soit une réalité; la ligne conduisant de la Prusse à l'hitlérisme est bien une ligne brisée. Aujourd'hui, l'Allemagne entretient avec l'héritage prussien une relation apaisée: en 2002, le Bundestag a voté, sur la base d'une souscription nationale, la reconstrucion in situ du château royal de Berlin.Le temps où la vérité de l'histoire se lisait en noir et blanc est clos et Jean-Paul Bled, dans cette belle synthèse, restitue à la Prusse les couleurs de son riche passé.
La personnalité d'Hitler et le caractère absolu de son pouvoir conduisent le plus souvent à occulter le rôle et le poids des hommes qui ont favorisé son ascension et/ou ont été ses principaux lieutenants civils ou militaires dans son entreprise démoniaque. Connu et reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'histoire allemande et du Ille Reich, le professeur Jean-Paul Bled dresse les biographies de vingt-trois personnages clés. D'où viennent-ils ? Quel a été leur rôle précis ? Quelle était la nature exacte de leur rapport avec Hitler et comment celui-ci a-t-il évolué avec le temps ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles l'auteur répond dans cet ouvrage qui a fait date par ses nombreux apports.
Parmi les reines de Prusse, il n'en est aucune qui puisse prétendre au statut de Marie-Thérèse en Autriche ou de Catherine II en Russie. En plus de leur fonction génitrice, destinée à assurer la continuité de la dynastie, elles sont tenues à un rôle de représentation auprès de leur époux. Puis, ce parcours achevé, le silence s'installe progressivement autour de leur mémoire. Seule Sophie-Charlotte, la première épouse de Frédéric Ie, qui donna son nom au château de Charlottenburg et qui, modèle d'une princesse éclairée, fut à l'origine de la fondation de l'Académie des sciences, échappe à cette règle, mais sans jamais rivaliser, dans la mémoire collective, avec la reine Louise. Il s'agit ici d'un autre registre. Formé, comme toujours, de la rencontre d'une personnalité et des circonstances, un mythe a rapidement pris corps autour de la reine Louise (1776-1810). Que la nature l'ait dotée de l'atout de la beauté n'y est pas étranger; qu'elle ait cultivé les valeurs familiales y a certaine-ment contribué; mais surtout sa confrontation avec Napoléon fit d'elle l'héroïne de la résistance prussienne et l'âme de la renaissance qui conduisit à la "guerre de libération" de 1813; sa mort avant ce terme, dans l'éclat de son âge, a encore ajouté à sa légende. Ce mythe a traversé tout le XIXe siècle et ses effets se sont manifestés jusqu'au tournant de 1933. On aurait pu le croire disparu après la naissance d'une nouvelle Allemagne des cendres de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, en parallèle au regain d'intérêt porté à la Prusse, une série de travaux en allemand consacrés à la reine Louise depuis 1989 en annonce peut-être une nouvelle vie
Lorsque Charles X, chassé par la révolution de 1830, prend le chemin de l'exil, les Bourbons semblent en passe de quitter la scène de l'Histoire. La page ouverte à la chute de Napoléon se referme. Hormis le comte de Chambord, les Bourbons ne reviendront jamais en France. Avant que la dynastie ne s'éteigne, en 1883, leur exil connaît plusieurs étapes : Edimbourg, Prague, Goritz, Frohsdorf, Venise, Brunnsee. Et pourtant, pendant plus de cinquante ans, les Bourbons demeurent l'espérance d'une partie des Français. Le légitimisme est alors l'une des dimensions de l'histoire française. Comme il existe un peuple républicain, il existe un peuple légitimiste. A travers une étude des Bourbons en exil, ce livre se veut donc une contribution à l'histoire du royaume français et, au-delà, à l'histoire politique de la France du XIXe siècle. En 1873, les Bourbons sont avec le comte de Chambord en situation de remonter sur le trône. Une majorité à la Chambre des députés s'apprête à l'y appeler. Mais, oubliant que, pour Henri IV, Paris avait bien valu une messe, le comte de Chambord fait échouer cette tentative de restauration par son refus du drapeau tricolore. Ce refus vient de loin. Plus de quarante ans d'exil ont façonné la personnalité du comte de Chambord en l'enfermant dans un univers de plus en plus coupé des ressorts de la société française. Jean-Paul Bled, directeur du Centre d'études germaniques de l'université Robert Schuman (Strasbourg III) et professeur d'histoire contemporaine, est l'auteur notamment de François-Joseph (Fayard, 1987) et de Rodolphe et Mayerling (Fayard, 1989). Il dirige actuellement la Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande et Etudes danubiennes.
Pécheul Emilie ; La Loggia Marco ; Croissant Ephra
La psychologie n'est pas née avec Freud! Avant d'être cette science matérialiste de l'homme qui nous est présentée aujourd'hui, elle prend ses sources dans une véritable expérience de l'humanité, corps âme et esprit, celle que les Pères comme Evagre le Pontique connaissaient si bien! Elle a fleuri avec la direction spirituelle et les Pères du désert en sont les véritables pionniers. Cette science de l'âme a été pratiquée tout au long de l'histoire avec des temps forts où s'illustrèrent un Ignace de Loyola ou un Jean de la Croix. L'Orient inventa un vocabulaire pour qualifier la dépression et les maladies de l'âme, il inventa des remèdes et des outils thérapeutiques, jamais on ne dissocie la vie psychologique de la vie spirituelle. Ce petit livre revisite les textes des Pères du désert à la lumière des outils des thérapies actuelles et il met en évidence la connaissance intuitive et profondément juste qu'ils en avaient. Ces pages sont nées d'une réflexion chrétienne et à la suite d'une expérience personnelle qui nous a appris que nous ne pouvons pas séparer le psychologique du spirituel." Emilie Pécheul et Marco La Loggia.