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Blast. Une dramaturgie de l'impact
Malone Philippe ; Dahuron Véronique
QUARTETT EDIT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782916834528
Puis la deuxième vague Un bombardement effroyable Je marchais sur la plage de Ouistreham avec ma fille Effroyable Il était quatre heures de l'après-midi Quatre heures On en parle dans tous les bouquins Sur la plage Avec ma fille II faisait chaud Avant l'attaque principale Je portais une chemise à fleurs Sous le bombardement Je me souviens Tout d'un coup Le deuxième avion dans la deuxième tour Blast est une partition dramatique tissée à partir d'entretiens couvrant les grands événements marquants du XXième siècle, du débarquement du 6 juin 1944 aux Twin Towers en 2001, en passant par Mai 68 ou les grandes vagues de licenciement en Normandie. Elle délaisse cependant l'histoire pour traquer dans les discours les séquelles intimes laissées par ces événements.
Nos maris ont quitté ce village pour en défendre d'autres / Ils se battent dans des ruines qu'ils protègent comme leur peau / Prêts à signer de leur sang les murs de chaque maison / Nos maris creusent des tranchées qui se ferment sur eux lorsque la mort survient / C'est ainsi qu'ils s'éteignent / Ravalés par le sexe de la terre / Parfois vos hommes se perdent et tombent dans ces ventres / de tels sexes ont-ils une patrie / (L'histoire, soldats, les confondra) / Comme la terre confond ses fils / Sur chaque sexe clos pousse désormais une tombe / Les cimetières sont nos temples / La guerre nous a rendu maîtresses dans l'art de les construire / Où sont nos maris / Nos ventres les réclament.
Résumé : Bientôt tu toucheras l'horizon. Sur le dos d'une vague tu inonderas cette rive repliée sur elle-même, où d'anciens bunkers penchés comme des tombes ivres tentent de maintenir vivace la croyance au rempart. Les vagues charrient l'écume de cris sous-marins. Pour cette raison, elles seront tenues à distance à coups de Taser.
Résumé : Anne, Richard, Buckingham et Norfolk se rencontrent avant des élections. Richard, trop vieux, insensible à l'exercice du pouvoir, décide de ne pas se présenter devant le peuple. Buckingham et Norfolk profitent de cette occasion pour tenter leur chance. Anne, d'abord spectatrice d'une mascarade toute masculine, se retirera pour aller vivre avec le peuple, le public. Si Buckingham gagne son pari, devenu dictateur, il aura à régner sur un peuple au dos tourné. Un peuple disparu. Suite possible, aujourd'hui, d'un Richard III, cette pièce s'interroge sur la représentation du pouvoir au théâtre. Il s'agit d'une farce avec des personnages usés, des acteurs qui s'ennuient, et qui permet l'improvisation suite au suicide de l'auteur au milieu du texte !
Résumé : Aujourd'hui, j'ai vu le soleil se coucher et se lever, dans un même mouvement circulaire. J'attendais patiemment le sommeil, mais il n'est pas venu. Il me fuit en ce moment, il s'échappe, se volatilise. J'ai l'impression parfois de le saisir. Alors je m'agrippe à lui, de toutes mes forces. Je veux le retenir. Reste un peu avec moi. Reste... qu'il me console, qu'il me tienne compagnie. Qu'il s'étende avec moi sur le lit, qu'il me donne la main. Qu'il me berce comme un enfant, comme mon petit qui est parti.
Il y avait Plus rien Je n'ai pas pu entrer Alors je suis Je suis revenu Il y avait Rien Il y avait Des cendres Et ça Ca fumait Ca fumait Il faut le dire A mon père Allumez tout Que je vois Il faut le dire Allumez tout
Il y a eu tempête, une nuit. Au matin, je me suis retrouvé seul. Alors, j'ai marché, marché, toujours marché, toujours devant... Et là, j'ai vu une tache sur le sable. Un gros lézard, géant, un varan brun. Séché, les pattes en croix. Mort, me suis dit. Crevé depuis neuf, dix jours, au moins dix, vu le ventre creux. La tête plate sous la mâchoire du piège. Ca braconne, ici aussi, me suis dit. Et j'ai approché mes yeux. Et j'ai vu... Le varan avait une tête d'homme. Un homme! La tête plate comme une galette et retournée. La nuque pliée en coude à s'en mordre le dos.
Résumé : Cc n'est pas leur faute. C'est leur vie minable qui leur a tordu l'esprit. J'ai de la peine pour eux mais j'ai surtout de la peine pour nous. Maman a raison : l'amour c'est un boulet qui mord la cheville jusqu'à en faire de la pâté pour chien. On ne peut s'en débarrasser qu'en laissant courir ses jambes droit devant. Courons Gabi. Courons jusqu'à ce que nos têtes tournent enfin dans le sens qu'il faut.