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Le mal injuste
Blaquart Jean-Luc
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204069731
Certains événements nous font nous heurter à un mal excessif, hors norme : violence brutale et aveugle des forces naturelles, violence criminelle et méchante d'individus, violence incontrôlée des phénomènes économiques, sociaux et politiques. La démesure de ce mal effraie, elle laisse démuni, elle fait crier : "Pourquoi ?" Ce mal injuste fait vivre une souffrance insensée et inutile, qui déborde toute explication et toute recommandation. Il atteint les personnes par une inégalité elle-même scandaleuse et blesse nos convictions les plus précieuses. Rebelle à servir quelque valeur que ce soit, il met finalement en péril les normes et le sens ; il fait désespérer de la possibilité d'un ordre bon. Cette forme de mal échappe à la culture qui cherche à en rendre compte. C'est pourquoi elle est souvent occultée, censurée au profit d'une autre : le mal normal, juste, souhaitable même en vue d'un bien. Ce livre propose une démarche nouvelle qui suit les chemins empruntés par notre civilisation pour contrer ce mal. En mettant au jour les options choisies dans cette lutte on découvre les enjeux qui les commandent. Nous sommes ainsi progressivement conduits au seuil d'une découverte surprenante, que laisse entrevoir le chemin parcouru, au-delà du règne d'une absolue justice.
Lorsque Peterson prend position contre le nazisme en 1933, son itinéraire spirituel et intellectuel l'avait déjà préparé à s'opposer à la politisation de la foi chrétienne: attaché à une conception visible de l'Eglise, il quitte le protestantisme pour devenir catholique en 1930. De plus, sa conception de la théologie le conduit à récuser toute compromission avec le « nationalisme chrétien », qu'il soit luthérien ou catholique. L'on comprendra ainsi que, s'appuyant sur les doctrines de la Trinité et de l'eschatologie, une théologie politique ne peut être légitimée. Mais pour originaux qu'ils soient, les arguments de Peterson, notamment ceux développés dans Le Monothéisme : un problème poli-tique, sont peu connus du public français. Par ailleurs, s'ils ont suscité un intérêt réel chez de nombreux théologiens, ils ont aussi été l'objet de controverses, en particulier avec le juriste et politiste Carl Schmitt. Sur le plan scientifique, la reconnaissance de son oeuvre n'en a pas moins suscité des discussions sous l'angle de l'argumentation historique. Bénéficiant de la distance nécessaire acquise par l'actualisation de la recherche dans les sciences religieuses, l'histoire du christianisme et la philosophie politique, les présentes contributions pluridisciplinaires visent à mettre en valeur tant les enjeux fondamentaux que les limites de l'approche par Peterson du rapport du christianisme avec la sphère politique.
Les valeurs sont aujourd'hui omniprésentes dans les discours et les témoignages des Européens. Elles permettent aux individus comme aux institutions de se justifier et de légitimer leurs comportements. Toutefois, autant il est devenu obligatoire d'invoquer des valeurs, autant il est délicat d'en revendiquer l'exclusivité ou la propriété. L'acceptation du pluralisme des valeurs a été pour les catholiques un tournant majeur au vingtième siècle. Mais, en utilisant le langage des valeurs, le christianisme se positionne-t-il en continuité ou en rupture avec ses origines ?
Alors que les démocraties modernes ont dû gérer le rapport au religieux et se définir en conséquence, les religions elles-mêmes doivent apprendre à se situer dans l'espace démocratique. Les relations entre démocratie et religion peuvent donc être envisagées dans les deux sens : quelle place et quel statut chacune donne-t-elle à l'autre ? Quelle diversité d'approches est tolérée ou favorisée, et quelle est l'importance du contexte historique ou géographique ? Les études présentées dans cet ouvrage invitent à la réflexion dans une perspective de philosophie politique, d'histoire ou de théologie. A partir d'un questionnement contemporain et européen qui privilégie le contexte d'une culture marquée par le christianisme, elles ouvrent le regard vers l'Amérique du XIXe siècle et vers l'islam du Proche-Orient. Par-delà les différences confessionnelles, elles montrent comment des grandes options clivent les comportements des croyants et des institutions religieuses vis-à-vis du fonctionnement démocratique, parfois jusqu'à instaurer un débat à l'intérieur même d'une communauté. Ainsi peuvent se confronter au nom d'une même fidélité religieuse des positions de légitimation de la démocratie ou de résistance à son encontre, de participation à la vie publique ou de retrait, de marginalisation politique des croyants ou de récupération tactique, de militance active ou de conservatisme passif, d'inscription dans le débat séculier ou de rupture en position de "contre-culture". La religion peut jouer un rôle de frein ou de blocage dans le processus démocratique, elle peut aussi être un régulateur pour prévenir les dérives totalitaires induites par l'individualisme des citoyens ou l'appétit de pouvoir du personnel politique. Liturgie et république ne forment pas alors deux espaces complètement étrangers l'un à l'autre mais empruntent à leur étymologie respective - le grec laos et le latin populus - une vocation à faire repenser ce que peut être l'espace public.
Baziou Jean-Yves ; Blaquart Jean-Luc ; Bobineau Ol
Religion et politique... un couple à l'histoire mouvementée, aux concessions rarement respectées, aux relations souvent orageuses, parfois incompréhensibles pour l'observateur. D'où l'objet de ce livre: proposer des grilles de lecture à la fois des textes sacrés, des théories mais aussi des pratiques concrètes des acteurs. Indispensable, pour qui veut entrer dans l'intelligence des "liaisons dangereuses" entre Dieu et César.