Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mon placard
Blanquet Stéphane
CORNELIUS
17,50 €
Épuisé
EAN :9782915492620
Biographie de l'auteur Stéphane Blanquet est né en 1973 dans un coin humide de la lointaine banlieue parisienne. Il met à profit cet environnement aussi désolant que tranquille pour peaufiner au fond de sa chambre un petit théâtre claustrophobe, qu'il commencera à rendre public à partir de 1990 au sein de sa maison d'édition et de sa revue éponyme, "Chacal puant", publications qui le rapprocheront rapidement de la scène alternative qui émerge à l'époque. Blanquet a, à son actif, une longue et brillante carrière de dessinateur de bandes dessinées (Mon Méchant moi, Bouquet bonheur, La Vénéneuse aux deux éperons, La Nouvelle aux Pis) et multiplie, comme illustrateur, les collaborations prestigieuses en France et à l'étranger. Pour autant, il n'a pas renoncé à son activité d'éditeur, qu'il poursuit au sein du collectif "la monstrueuse", et occupe ses heures creuses avec le dessin, la réalisation de films d'animation et la fabrication de poupées et de marionnettes en bois aussi attachantes qu'horrifiques, avec Olive, sa sur-complice.
BD, illustrations, films d'animation, objets : un livre qui présente toutes les déclinaisons de l'art de Blanquet, l'un des plus étonnants créateurs d'images d'aujourd'hui. Bilingue français/anglais.
Tout le nécessaire pour jouer la pièce de théâtre des «Fables de La Fontaine» et du «petit chaperon rouge» en s'amusant avec les ombres ! Installez le petit théâtre et disposez les figurines et les décors. Éteignez la lumière, et grâce à la lampe, vous allez projeter les ombres et ainsi jouer la pièce devant un public émerveillé !Le théâtre «Les fables de La Fontaine» + une recharge «Le petit chaperon rouge».
Une morphologie, ça s'adapte, et c'est un peu variable. Dans un sens ou dans l'autre, puisque ce petit livre de Blanquet constitue un palindrome. En gros l'histoire d'une grosse qui se torture à devenir maigre pour s'apercevoir au final que c'est justement ses formes qui font marcher les hommes. Marche arrière dans la forme, renversement de perspective, sa vie défilera à l'envers, et c'est en se goinfrant qu'elle se retrouvera comme au premier jour et à la première case, seule avec sa surcharge pondérale. Blanquet, lui, ne pondère pas : il enferme son personnage et ses lecteurs dans un cycle qui n'en finit pas. Grand bien nous en fasse.
Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gek'iga, le mouvement fondé en 1957 par Voshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunofei avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un lapon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le lapon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. A travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.