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La nature de la société. Organicisme et sciences sociales au XIXe siècle
Blanckaert Claude
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747576918
Depuis la Révolution française, la sociologie s'est présentée et représentée comme une " physiologie " attachée à rendre sa liberté d'allure à un " corps social " préjugé souffrant, voire moribond. Le sociologue du XIXe siècle connaît ses codes sémiotiques. Il scrute l'irritabilité des organes, enregistre les fièvres civiles et s'efforce d'en comprendre l'origine. Les phénomènes sociaux, en effet, ne vont pas sans raisons. La physiologie est déterministe. Son expertise s'étend aux régulations d'ensemble d'un " superorganisme " social dont l'anatomie morale et les équilibres spontanés procèdent, comme il est d'usage dans les sciences du vivant, d'une problématique des rapports entre structure et fonction, de la hiérarchie des parties constituantes et de l'accommodation aux circonstances externes. Par convergence de but et de moyen, la sociologie rencontre le paradigme de l'organisation. Elle s'agglomère avec l'histoire naturelle jusqu'à s'y confondre pour former avec elle une doctrine connue depuis lors sous le nom d'" organicisme ". Mais la " sociologie biologique ", comme la nommeront défenseurs et détracteurs, n'est pas seulement une science descriptive. C'est aussi une philosophie normative. Tout au long du siècle, elle s'avérera politiquement surdéterminée par son désir d'ordre et sa morale du consensus. Elle participe ainsi d'un discours de propagande et d'inculcation dont l'efficace ne s'est pas démentie depuis Volney et Saint-Simon jusqu'à Durkheim. Cet ouvrage interroge la périodisation du mouvement organiciste, l'étayage biologique des réflexions menées sur la " nature " de la société et l'inspiration solidariste au cœur de la " question sociale ".
Roger Jacques ; Blanckaert Claude ; Roger Marie-Lo
L'histoire des sciences est-elle une histoire comme les autres ? Longtemps apanage exclusif des philosophes, elle était alors, au mieux, réduite à une reconstitution des avancées glorieuses de la science, au pire, à un catalogue des égarements de l'intelligence. Professeur à la Sorbonne et directeur à l'E. H. E. S. S. (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), en même temps qu'il assumait la responsabilité du Centre international de synthèse et du Centre Koyré, Jacques Roger (1920-1990) a, tout au long de sa carrière, défendu et réalisé le projet d'une intégration de la science au sein de l'histoire intellectuelle et culturelle. Dû aux soins de Claude Blanckaert (Centre Koyré) et de Jean Gayon (université de Bourgogne), ce livre, dont certains textes paraissent pour la première fois en France, constitue un ardent plaidoyer en faveur d' "une histoire historienne des sciences" . L'auteur des Sciences de la vie, biographe de Buffon, y fait l'éclatante démonstration de la nécessité de retrouver l'unité de l'esprit humain, par-delà l'indifférence mutuelle entre le scientifique et le littéraire.
Loty Laurent ; Blanckaert Claude ; Renneville Marc
L'histoire des sciences de l'homme se développe en France à la croisée des disciplines, de la philosophie et de l'histoire intellectuelle. Interrogations, doutes éthiques, réformisme politique suscitent une réflexion épistémologique. Il s'agit de comprendre quelle est la place de la science dans le monde moderne. Dorénavant l'étude des sciences de l'homme assume une dimension proprement culturelle en modifiant notre perception théorique des systèmes sociaux et en mettant à bonne distance les images vieillies couramment associées à la notion même de science. Un clivage s'est ainsi opéré entre une représentation mémoriale du passé, propre à la commémoration institutionnelle des "héros fondateurs", et une histoire "historienne" des sciences qui étudie le contexte d'émergence de ces savoirs omniprésents et, souvent, redoutés. Les sciences de l'homme figurent à leur tour une activité de production de l'humain, de ses modèles historiques et de leur incessante transformation. A l'occasion de ses dix ans d'existence, la Société française pour l'histoire des sciences de l'homme a organisé un colloque international qui s'est tenu à Paris. Les responsables de ces journées ont choisi d'interroger les opérateurs généraux qui donnent cohérence à un projet commun d'analyse des sciences humaines : la périodisation, les usages historiographiques dans les disciplines, les tendances actuelles de l'épistémologie, le rapport conflictuel des sciences humaines aux savoirs qui les bordent.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.