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Les Expositions d'art contemporain dans les lieux de culte
Blanchy Lara
COMPLICITES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782910721626
Lara Blanchy publie pour la première fois un essai qui finalise en quelque sorte plusieurs années de recherche universitaire. Cette étude propose une réflexion sur les liens que les artistes d'aujourd'hui peuvent entretenir avec des espaces d'exposition habituellement dévolus au culte religieux et qui soudain, depuis quelques années, s'ouvrent à la création contemporaine. L'auteur, s'appuie sur des lieux plus ou moins prestigieux et évoque la présence de quelques grands artistes de l'art contemporain tels que Bill Viola, Claude Viallat, Dao Droste, etc. Ce livre propose plusieurs thèmes de réflexion et met en lumière l'aspect emblématique de ces rencontres qui constituent le fil conducteur de ce travail: celle de l'art et du sacré, celle de l'œuvre contemporaine avec un lieu, celle du patrimoine et de la création.
Résumé : La Grande Comore est sous protectorat français depuis 1886, à la suite de l'accord établi par le naturaliste Léon Humblot avec le roi Said Ali. Après l'exil de ce dernier, le colon reste le seul représentant de la France jusqu'en 1896. Sa "Société" a tous les pouvoirs. Pour limiter ses abus, Paris finit par nommer des Résidents. La Résidence est un bâtiment construit tout d'abord par Humblot pour abriter la douane. Du haut du belvédère, Pobéguin prend des clichés des scènes qui se déroulent sur la place de Badjanani et sur la plage. Il parcourt l'île en compagnie de ses adjoints et d'un garde comorien, et se rend en baleinière à Fumbuni et à Mitsamihuli.
Les rapports sociaux prévalant dans l'île d'Anjouan opposent, selon les termes locaux, citadins dominants (kabaila) et ruraux dominés (wamatsaha). Cette opposition radicale a été mise en lumière lors de troubles comme la sécession d'Anjouan de la république fédérale islamique des Comores en 1997 ou la "crise" migratoire provoquée par la départementalisation en 2011 de Mayotte. Les catégorisations sociales de kabaila et wamatsaha servent alors d'accusations ou d'insultes, les wamatsaha contestant la légitimité des kabaila en s'interrogeant sur les fondements de ce statut, et ceux-ci taxant les ruraux, à travers le terme de wamatsaha, de manque d'éducation, de valeurs et de manières. Par-delà de cette opposition simpliste, ce livre revient sur la formation des rapports sociaux et des inégalités qui se sont articulées, aux différentes époques, à la production de cette solide hiérarchie. Par une histoire régressive du clivage kabaila-wamatsaha, en laissant voir la gamme des positions sociales et en donnant à entendre le point de vue de toutes les catégories, il analyse les fondements de la domination kabaila. Il examine les formes capitalistiques de l'économie précoloniale au sein de vastes réseaux régionaux, la nature du régime politique insulaire, et le rôle de l'islam, notamment de la qualité de sharif, dans l'élaboration de ce statut. La relative réorganisation de l'islam local par l'expansion des confréries au moment de la colonisation montre un potentiel réformiste qui prend de nouvelles formes dans l'islam contemporain. La scolarisation et la maîtrise du savoir écrit occidental, clé d'accès à une mobilité sociale et spatiale, ont été à la fois un monopole jalousement gardé par les kabaila pour conserver leur position, et la condition pour les wamatsaha d'un possible affranchissement de leur subordination, sans que les fondements de celle-ci aient entièrement disparu. Retracer les processus de production de la hiérarchie fournit un éclairage indispensable pour comprendre les rapports sociaux régionaux et les événements contemporains.
Depuis une quinzaine d'années, la généralisation de la scolarisation à Mayotte établit une situation de bilinguisme réel pour la grande majorité de la population, en particulier pour les moins de vingt-cinq ans. De plus, le développement économique amène de plus en plus de Français d'origine métropolitaine à résider à Mayotte. Le bilinguisme des_Mahorais et la nécessité pour les Métropolitains, désireux de mieux connaître l'île, de s'initier au shimaore rendent impérative la mise à disposition de tous les habitants de l'île de véritables outils linguistiques. Le lexique shimaore - français et français - shimaore avait été mis, dès sa première édition, à disposition des classes primaires de Mayotte. Cette deuxième édition revue et corrigée reste indispensable au travail des élèves, scolarisés en français après avoir acquis pour la plupart le shimaore comme langue maternelle ou langue locale principale, à côté du shibushi. La réflexion sur le lexique et plus largement sur la langue de leur île offre aux Mahorais un cadre pour la valorisation et la conservation d'une culture menacée, que les aînés souhaitent vivement transmettre à leurs cadets. A tous ceux qui veulent découvrir la culture mahoraise, sa littérature orale dont certains textes ont déjà été trancrits et publiés, et qui veulent franchir la distance séparant les communautés de langues maternelles différentes, la connaissance du shimaore permettra d'engager à Mayotte de chaleureux dialogues.
La télévision était en noir et blanc et venait tout juste de s'offrir le luxe d'une seconde chaîne. En coulisse des chercheurs peaufinaient leurs études et finalisaient leurs travaux accompagnés par des industriels très intéressés par ce projet qui se préparaient au lancement en fabrication et à la mise sur le marché de postes en couleur... Le présentateur pose "la" question à un invité au cours de la traditionnelle messe télévisuelle du journal de vingt heures : - Qu'est-ce, pour vous, qu'un philosophe ? Réponse de l'intellectuel : Un philosophe est une personne qui réfléchit pour les autres qui n'ont pas les moyens intellectuels ni le temps matériel de réfléchir aux problèmes posés à l'être humain au cours de sa vie...
Résumé : Hermès, dans la mythologie grecque, est le dieu des voyageurs, des marchands et des voleurs. Hermès évoque aussi une entreprise familiale de six générations, un géant du luxe mondialement connu, réputé entre autres pour sa maroquinerie exclusive et ses iconiques carrés de soie. Une entreprise attachant une grande importance à la tradition et soucieuse d'une éthique protestante. Ce sont souvent des " petites gens ", des artisans d'origine modeste, qui fondent les grandes dynasties avant de tomber dans les oubliettes de l'histoire. En 1821, Thierry Hermes, plus tard Hermès, un jeune sellier allemand né à Krefeld en 1801 et protestant réformé, prend son courage à deux mains, et comme tant d'autres, " monte à Paris " dans l'espoir de réussir. C'est l'aventure de cet audacieux émigrant, fondateur en 1837 de l'entreprise Hermès, et aussi celle de ses ancêtres, que nous souhaitons retracer dans une monographie basée sur des sources généalogiques originelles et plusieurs témoignages oculaires. Rendre hommage à l'artisanat et faire revivre toute une époque en Allemagne et en France, de 1712 dans la région du Rhin inférieur à 1878, l'année du décès de Thierry Hermès à Neuilly-sur-Seine, telle est notre intention.
Résumé : Beyrouth, dans les années 1990. Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad. L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux... Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?