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Commynes et les Italiens. Lettres inédites du mémorialiste
Blanchard Joël
KLINCKSIECK
17,80 €
Épuisé
EAN :9782252028995
Une vision romantique (due notamment Sainte-Beuve) a cru pouvoir enfermer Commynes dans le champ clos du drame personnel. C'tait ignorer les influences multiples, parfois convergentes, parfois contradictoires, qui l'ont marqu. La publication de documents indits, comportant des lettres originales et autographes du mmorialiste et des tmoignages de ses contemporains, franais et italiens, apportera un dbut de rponse aux interrogations de l'historien sur celui qui nous apparat aujourd'hui comme le crateur de la nouvelle histoire . Elle permettra de mieux cerner les milieux qu'il a ctoys, de le situer dans la mouvance de ces hommes qui, proches ou voisins de la Renaissance italienne, ont propos de nouvelles rponses des interrogations nouvelles : apprentissage et enrichissement des pratiques diplomatiques, largissement du champ conomique et montaire, o se gagnent et se perdent dsormais les enjeux du pouvoir. Ces proccupations et ces obsessions se refltent dans les Mmoires, dans l'image d'un temps mesur, marqu au sceau des intuitions marchandes, calcul l'aune des gains et des pertes, fixant le rythme dans lequel s'crit l'histoire des hommes. Ainsi l'engagement littraire de Commynes reflte les relations complexes qui s'tablissent entre l'criture, le pouvoir et l'argent en cette fin du Moyen ge en crise.
Résumé : Louis XI est le roi de France, voire le souverain d'Europe, qui a le plus fortement marqué le Moyen Age tardif. Mais si les travaux qui lui sont consacrés font florès, tous, ou quasiment, se concentrent sur la manière dont il a été dépeint, loué ou condamné au fil des siècles plutôt que sur le contenu de son règne, de 1461 à 1483, et sa gouvernance. Le portrait brossé ici laisse de côté les stéréotypes usés, notamment l'image un peu simple et sinistre de l'"Universelle Aragne", et tente de mettre en pleine lumière des pans essentiels du caractère du souverain et de sa politique : justice, religion, armée... Se découvre alors un roi omniprésent, à la fois ondoyant et intransigeant sur sa fonction, maître d'un pragmatisme érigé en doctrine, qu'il s'agisse de régler le conflit avec Charles le Téméraire ou d'apaiser ses grands vassaux et de courir après la "finance". Louis XI, parfois empêtré dans son temps, à l'aube de la Renaissance, était aussi un visionnaire en perpétuel mouvement, ce que démontre brillamment Joël Blanchard, revenant aux vérités de son action et de son règne.
A l'heure où les neurosciences posent la question des raisons biologiques d'une émotion, d'un sentiment en apparence insaisissable, inexplicable, Joël Blanchard s'interroge de manière rétrospective sur ce que fut l'histoire de notre discours amoureux, sur les formes de pensée et d'écriture qui se sont forgées durant un millénaire, depuis la théologie chrétienne des premiers siècles jusqu'aux formes les plus élaborées de l'amour courtois au XVe siècle. Avec force d'exemples, l'auteur retrace les débats, théologiques et rhétoriques, les controverses, morales et philosophiques, convoque les acteurs, troubadours, chevaliers et dames, et révèle que si la fin'amor est d'abord l'expression de l'amour le plus délicat et passionné, qui maintient la dame souveraine sur son piédestal, elle s'avère bientôt être l'expression d'une tradition misogyne. Sexualité, virginité, chasteté et désir, mariage, conjugalité, tromperie et célibat sont ainsi autant de sujets qui animent l'espace public, et montrent que l'expression de l'amour est avant tout une question de pouvoir.
Historien du règne de Louis XI, Commynes a failli être accusé de lèse-majesté après avoir enquêté sur ce sujet pour le roi. Son témoignage permet de comprendre l'élaboration de ce concept et éclaire une réalité institutionnelle qui se cherche.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.