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Dire la Bretagne
Blanchard Nelly ; Thomas Mannaig
PU RENNES
34,00 €
Épuisé
EAN :9782753549203
Pourquoi la Bretagne est-elle si présente dans les musées et les beaux-arts en général ? Pourquoi reconnaît-on immédiatement la Bretagne dans certains tableaux ? La littérature met-elle en valeur les mêmes facettes de cette image ? La littérature et les beaux-arts se nourrissent-ils mutuellement dans ce domaine ? Le lecteur trouvera dans cet ouvrage une réflexion collective sur la construction de l'image de la Bretagne, réflexion menée à partir de productions artistiques et littéraires - en breton, en français, en langage pictural, photographique, architectural ou musical - dans lesquelles la Bretagne, plus qu'un décor ou un thème, devient une idée. Autrement dit, quand l'image montrée représente une idée qui la dépasse et lui survit. Lorsqu'un peintre peint ou un auteur écrit la Bretagne, que dit-il de lui, de son époque, de sa position sociale, de son appartenance à un groupe, une école, une classe, de son public, etc. ? Et derrière la grande variété des expressions de la Bretagne, y a-t-il un " se dire " commun ? On trouvera également dans cet ouvrage des réflexions sur des artistes qui disent certes la Bretagne, mais surtout s'expriment à travers elle, et sur l'articulation de l'esthétique et du politique que cette démarche engendre.
Résumé : Le Barzaz Breiz, ce recueil de chants, légendes et récits traditionnels réunis par La Villemarqué, évoque une Bretagne éternelle et connaît toujours le succès depuis 1839. L'auteur le présente comme le produit d'une sagesse populaire immémoriale. A côté de textes très célèbres, telle la légende de la Ville d'Ys, il contient aussi de vrais moments d'histoire, des origines celtiques jusqu'à la Révolution. George Sand comparait ainsi le "Chant de Nominoë" à l'Iliade d'Homère... S'il a aussi fait l'objet de véritables controverses, le Barzaz Breiz n'en forme pas moins une incontournable somme de la matière de Bretagne. Ce catalogue signé de trois spécialistes revient sur le parcours de La Villemarqué en tant qu'écrivain et collecteur, et décline les figures du druide, de l'enchanteur Merlin, du roi Arthur, de la fée et des Korrigans, des Chouans... tout cela en chansons ! Il reproduit des extraits du recueil original en regard d'archives familiales, d'oeuvres d'art et d'objets...
Bibiche et son cousin François sont invités à faire le tour du monde. Dépaysement et évasion garantis sur des décors dessinés par Pierre Probst. Album reproduit d'après les originaux de 1948. A partir de 4 ans.
Littératures périphériques, petites, régionales, connexes, mineures, minorisées, combatives, marginales ? Mais que sont ces littératures que l'on peine à qualifier clairement ? Que sont les littératures périphériques ? Qu'est-ce qui les définit ? Comment caractériser leur fonctionnement et leur production ? Pour répondre à ces questions, Nelly Blanchard et Mannaig Thomas ont fait le choix de la réflexion collective et pluridisciplinaire en réunissant vingt chercheurs impliqués dans des travaux sur ces types de littératures et trois écrivains. Ensemble ils allient approche théorique, comparaison de situations à la fois variées et similaires, et témoignage d'auteurs s'exprimant dans le cadre original de ces littératures périphériques.
Bibiche et François son cousin se rendent en cachette au cirque. Ils découvrent l'écuyère, le clown, les animaux et assistent aux répétitions d'un beau spectacle. Suivi de Bibiche et le petit chat, déjà paru au Triomphe en album petit format et réédité à la demande générale. A partir de 4 ans.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.