Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PROCHE-ORIENT : LE POUVOIR, LA TERRE ET L'EAU
BLANC PIERRE
SCIENCES PO
28,01 €
Épuisé
EAN :9782724612615
Au Proche-Orient, la terre et l'eau cristallisent les jeux de pouvoir et les rivalités. La question foncière joue un rôle clé dans les bouleversements politiques que connaît cette région depuis le milieu du XXe siècle. Et l'accès à l'eau - dont la plus grande part est destinée à l'irrigation - suscite d'âpres compétitions inter et intra-étatiques. Dans cet espace aride, l'essor démographique et les risques liés aux changements climatiques accroissent les tensions autour des questions agraires et alimentaires. De plus, l'agriculture, secteur à forte dimension identitaire et territoriale, est souvent utilisée au service de politiques de contrôle de l'espace. Se concentrant sur cinq foyers géopolitiques Importants du Proche-Orient - Liban, Syrie, Israël et territoires palestiniens, Jordanie, Egypte - cet ouvrage rappelle la place centrale de l'agriculture dans les stratégies de puissance et les logiques conflictuelles. Une leçon qui s'applique au Proche-Orient comme au reste du monde.
Vouloir s'interroger sur "la Méditerranée sans l'Europe", c'est chercher à explorer les nouvelles réalités géopolitiques d'un espace trop souvent fermé sur lui-même au niveau de la réflexion stratégique, alors qu'il est par nature une interface dynamique entre plusieurs régions qui se jouxtent, et qu'il constitue assurément une zone d'intérêts et de convoitise au cur d'un Monde multipolaire. Ce numéro aborde le lien avec les Etats-Unis, la Chine, le Brésil, l'Iran, les pays du Golfe, la Libye, la Turquie, le Bassin de la Mer noire, le Maghreb.
Au sommaire, entre autres, de ce numéro : La fièvre de l'Euro ; Impacts de la crise économique sur les pays d'Europe du Sud ; Comprendre la crise espagnole : une inflexion entre deux époques ; Grèce, le bal des hypocrytes ; Italie : la rigueur a ses raisons que le coeur ne connaît pas ; Chypre, victime de la spéculation financière ; Une fracture Nord/Sud au sein de l'UE...
L'histoire est coutumière des mouvements soudains qui en réorientent le cours. Bien souvent, ces occurences sont en fait la révélation au grand jour de transformations profondes que nous n'avons pas su lire avec acuité. Ce qui se passe dans le monde arabe aujourd'hui correspond à cela. Ce numéro de Confluences Méditerranée se propose de porter un premier regard sur les mutations que traversent les pays arabes actuellement.
Les temps actuels sont particulièrement tragiques pour les chrétiens du Proche-Orient. Bien sûr, dans plusieurs pays, leurs souffrances ne font pas exception et leurs concitoyens musulmans pâtissent autant de situations à tout le moins délétères. Les uns et les autres subissent l'occupation (territoires palestiniens), la guerre (Irak), l'incertitude politique et économique (Liban, Egypte). Cependant, dans certains pays, les chrétiens sont également victimes en tant qu'ils appartiennent à une minorité religieuse. Dans ce moment de crispation, particulièrement brutal, ce livre opère un retour sur la situation des chrétiens au Proche-Orient, une question qui a été longtemps éludée. Les chrétiens ont toujours été partie prenante des sociétés proche-orientales. Ils ont été souvent - et le sont encore aujourd'hui - engagés dans la vie économique, intellectuelle et politique. Il n'est qu'à considérer leur rôle dans la renaissance arabe (Nanda) ou bien, plus récemment, dans les causes politiques qui ont traversé la région (le nationalisme arabe, la libération des territoires palestiniens, etc.), sans compter qu'ils ont été des ferments de laïcité dans certains pays. Ainsi leur présence, aux côtés de leurs compatriotes musulmans, peut être encore un ferment de démocratie et de séparation des ordres spirituel et politique. Mais un autre enjeu sous-tend cette présence. Il apparaît évident que les progrès de la paix passent en effet par une meilleure compréhension entre les deux grandes religions, et c'est au cœur des sociétés arabes, là où vivent encore des minorités chrétiennes, que ce dialogue doit en particulier se développer. Mais si ce dialogue est un vecteur de paix civile pour le monde arabe, il est aussi un enjeu de civilisation pour lui: que deviendrait en effet une civilisation arabe devenue désormais exclusive alors même qu'elle a toujours été marquée du sceau de la diversité?
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.