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Les minorités dans la cité. Perspectives comparatives
Blanc Maurice
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738420619
Pour la presse, des ghettos à l'américaine se forment dans les banlieues françaises, avec leur cortège d'émeutes et de tensions raciales ou ethniques. La Grande-Bretagne ou l'Allemagne connaissent des problèmes similaires. Même si chaque pays a une situation bien spécifique, on retrouve quelques tendances communes : concentration des plus démunis dans les quartiers délabrés (en centre-ville ou en banlieue), embourgeoisement (gentrification) des vieux quartiers réhabilités, exclusion des pauvres et des minorités ethniques. Dans chacun de ces pays, la politique de la ville tend à lutter contre la discrimination et l'exclusion, mais elle repose sur des principes différents : - Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, des lois novatrices (sans équivalent dans les autres pays) répriment les diverses formes de discrimination. Qu'elle soit sexuelle ou raciale, la discrimination est un délit, même lorsqu'elle est indirecte et involontaire, ce qui élargit le champ d'action des juges. Pour rétablir l'égalité des chances, la loi autorise des a actions positives s à l'égard des minorités, mais leurs détracteurs les dénoncent comme des traitements de faveur injustifiés. -En Allemagne comme en France, seule la lutte contre la pauvreté est légitime. L'action positive apparaît comme un remède pire que le mal et la loi ignore le concept de discrimination raciale indirecte. En ces temps troublés dans les ghettos américains, comme dans certains quartiers de nos villes, cet ouvrage porte un regard critique sur les tentatives d'intégration des minorités dans la cité.
L'urbanisation et la diffusion du tourisme constituent depuis le XIXe siècle deux processus majeurs de développement des sociétés occidentales, puis mondiales. Ces processus entretiennent des relations à la fois d'interdépendance et de tension. Sortant des questions classiques du "tourisme urbain", ce numéro interroge les manifestations de l'urbain et de l'urbanité (centralité, accessibilité, diversité, accumulation de capital urbain, etc.). La question des relations avec les processus de développement touristique dans les métropoles, les villes moyennes et les stations touristiques est ainsi posée.
Des lieux sont connus pour être l'espace de "trafics", c'est-à-dire d'échanges plus ou moins illégaux ou qui impliquent une déviation (ou de "petits arrangements") par rapport à une norme sociale de référence et de la discrétion. Ce type d'espace se caractérise par une ambivalence fondamentale entre sa nécessaire "notoriété", dans la mesure où les clients doivent pouvoir en connaître l'existence et s'y rendre, et sa non moins nécessaire "invisibilité", afin que le trafic se déroule tranquillement. Les contributions se centrent sur l'identification, la création, le fonctionnement et les implications de ces espaces notoires de trafic.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.