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Lettres d'Angleterre (1861-1865)
Blanc Louis
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782747506601
Chassé de France une nuit d'août 1848 par la République dont il avait été l'un des fondateurs, Louis Blanc passa les vingt-deux années qui suivirent exilé en Angleterre. Condamné à l'inaction, le proscrit se fit, à sa manière, observateur des usages, des mœurs et surtout de la politique de sa terre d'accueil dans des centaines de lettres qu'à partir de 1861 il fit parvenir au Temps dont il était devenu le correspondant à Londres. Les extraits que l'on pourra lire dans le présent ouvrage couvrent la période 1861-1865. Ils offrent des croquis variés et souvent fort réussis de la société victorienne à son apogée, mais plus encore Blanc s'y livre à une dissection de la politique intérieure et extérieure de la Grande-Bretagne qui dévoile à quel point l'écriture des Lettres est militante. Car Blanc est un spectateur engagé de la réalité anglaise. Rapporter, décrire, expliquer même, ne lui suffisent pas. Il lui faut prendre parti - pour le peuple, pour les Noirs des Etats-Unis ou de la Jamaïque, pour les nationalités opprimées, contre les adversaires de la liberté ou de l'égalité, contre tous ceux qui veulent juguler la démocratie, la Prusse de Bismarck, la Russie, les Sudistes, les aristocrates, Napoléon III. A l'inverse de maints récits de voyage outre-Manche, les lettres de Blanc sont sous-tendues par une vue-du-monde. Leurs sujets sont divers mais tous s'inquiètent de ce qui freine la marche de l'humanité vers le bonheur social ou se réjouissent des reculades de la réaction. Ce n'est pas le moindre intérêt de ces lettres que d'autoriser enfin une évaluation précise de la pensée de Blanc après 1848 et de mettre en lumière la modernité du socialisme de ce dernier qui, s'il ne renie pas le jacobinisme républicain des origines, est désormais si fortement influencé par le radicalisme anglais et par l'évidence qu'une société capitaliste ne fait pas nécessairement obstacle au progrès, à la réforme et à la liberté, qu'il cesse presque d'être une doctrine d'organisation pour devenir, par anticipation, un système reposant essentiellement sur la morale, les droits de l'homme et l'internationalisme. Par leur intérêt documentaire et idéologique, ces pages, les plus significatives de la correspondance de Blanc, devraient permettre au lecteur à la fois de mieux circonscrire la contribution de Blanc à la représentation que les étrangers donnaient alors de la première puissance mondiale et de poursuivre, au-delà du point où l'abandonnent en général ses exégètes, l'analyse d'une pensée politique que l'exil avait profondément modifiée et adoucie, mais nullement anémiée.
La Révolution de 1848 est bien souvent déformée voire même effacée. Son importance sociale et politique est très grande. Elle est racontée ici par un de ses principaux acteurs, un représentant du socialisme français : Louis Blanc. Avec talent. Le livre est d'un abord facile, pour tous.
Résumé : L"Histoire de dix ans" (1830-1840) est un livre majeur de Louis BLANC. Poursuivant un thème qui leur tient à coeur - l'histoire sociale du mouvement ouvrier et ses racines -, les Editions INCLINAISON publie ici le long passage que l'auteur consacre à la Révolte des Canuts de Lyon. Ce passage est peu connu, voire même totalement ignoré. Historien, Louis BLANC conduit avec méthode la chronologie des faits (1831 et 1834). Mais il faut souligner aussi la pertinence de son analyse et la qualité narrative de son propos. Un chapitre sur la Révolution de 1848 à Lyon complète utilement le texte de Louis Blanc (sans oublier, une chronologie, un témoignage et une bibliographie). Ce livre propose ainsi un éclairage nouveau sur ces moments essentiels de l'histoire sociale de notre pays.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.