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Joyeux, fais ton fourbi
Blanc Julien
LIBRETTO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782369140160
Joyeux", c'est le surnom donné aux damnés qu'on laisse pourrir dans les bataillons disciplinaires d'Afrique (le fameux Bat d'Af). "Joyeux", quelle ironie... Julien Blanc raconte les années terribles où, parmi ces désespérés, oubliés dans un lointain désert, il tente de survivre. Lui, le révolté, l'enfant qui a fait ses humanités à l'orphelinat, ressent une rage noire envers la bêtise, l'obscurantisme de ceux qui les ont envoyés là. Toute sa tendresse, il la garde pour ses camarades, ses compagnons d'infortune, tant son désir est puissant de trouver l'essence humaine en chacun d'eux. Car l'humanité est bien là, éclatante, exemplaire, chez ces brutes avilies cherchant, comme des enfants, à être aimés. Joyeux, fait ton fourbi a été sélectionné parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2012 par le magazine Lire.
Certains êtres ne sont peut-être pas faits pour le bonheur ; pour Julien Blanc, c'est le bonheur qui ne semble pas fait pour lui. Quand après une enfance déchirante et une jeunesse volée il voit enfin se lever le soleil sur son avenir, là, à Barcelone, loin de Paris où il est "tricard" à cause d'anciens démêlés avec la justice, se profile déjà à l'horizon l'année 1936, la guerre civile. Le retour du malheur. Il s'engage aux côtés des Républicains, des Anarchistes, mais refuse de prendre les armes. Il sera infirmier, sous les bombes à Madrid, où il risque sa peau pour sauver celle des autres. Son histoire devient alors celle de l'Espagne, passionnée, généreuse, tragique. Heureusement, pour soulager le coeur des hommes, même des moins chanceux, il reste l'amour. Pour Julien Blanc, il s'appelle Paquita. Mais décidément, il y a des lendemains qui s'évertuent à ne pas chanter...
E té 1940. Dans un pays assommé par la débâcle, les premières manifestations du refus de l'occupant s'ébauchent dans Paris, en particulier au musée de l'Homme. Des noyaux de résistance naissent. Par contacts successifs, une nébuleuse rassemblant des groupes issus de différents horizons se développe et se lance dans des activités diverses: propagande, évasion, renseignement. Disséminée géographiquement, socialement et idéologiquement variée, cette désobéissance pionnière est rapidement en butte à une répression féroce. Ses principaux chefs de file, le linguiste Boris Vildé et l'anthropologue Anatole Lewitsky, sont jugés et exécutés en février 1942. Comment cette première Résistance s'est-elle structurée? Quelles ont été les motivations et les profils de ses membres? La répression a-t-elle irrémédiablement décimé les groupes qu'ils avaient mis sur pied? Comment enfin l'histoire et la mémoire de ces éphémères constructions se sont-elles articulées de 1942 à nos jours? Dans ce livre, Julien Blanc présente à la fois l'histoire singulière d'une organisation de Résistance et un essai sur les premières formes de la désobéissance en zone occupée.
Résumé : Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises. Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel - photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée - qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine. Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.
Résumé : Durant l'Occupation, dans un pays sous le choc, rares sont celles et ceux à refuser d'emblée la défaite. A travers quelques figures qui ont incarné ce combat l'historien Julien Blanc répond à toute une série de questions : Comment est née puis s'est développée la Résistance ? Qui étaient les résistants et quelles étaient leurs motivations ? En quoi cette expérience politique a-t-elle constitué un engagement d'un genre nouveau ? Que reste-t-il aujourd'hui de cette lutte ? Julien Blanc est spécialiste des premiers pas de la Résistance (sujet longtemps peu traité par les chercheurs) à l'automne 1940 et évoque ces pionniers de la Résistance qui initièrent la lutte contre un occupant qui semblait invincible.
Bella en a assez. Bien que discrète, elle ne supporte plus le voyeurisme de son voisin, la main baladeuse de son épicier de quartier. Elle ne souffre pas davantage les comportements malsains que génère la promiscuité de son train de banlieue aux heures de pointe. C'est alors qu'elle décide par un beau matin, elle si discrète, de mettre un terme à ces conduites de la manière la plus radicale qui soit : l'élimination de tous ces mâles déviants. Devenue tueuse en série, Bella y prendra un plaisir jusque-là insoupçonné... Les rôles seront dès lors inversés. Roman d'une violence rare sur les rapports de domination, il sera le dernier livre de littérature à faire l'objet d'une demande d'interdiction pour immoralisme à la Chambre des lords lors de sa parution en 1991. Il a été adapté au cinéma par Michael Winner en 1993.
Entre les mois de février et novembre 1906, Félix Fénéon, critique d'art et journaliste, anime une rubrique dans le quotidien Le Matin intitulée " Nouvelles en trois lignes ". Il s'agit de dépêches sous forme de brèves qui n'excèdent pas trois lignes et qui, sous cette contrainte, confèrent à ces faits divers, ou plutôt à ces " histoires ", poésie et humour noir. Réunis en 1948 en un volume après la mort de leur auteur, ces courts textes aux accents de haïku seront rapidement célébrés par les surréalistes.
Tout commence dans un petit village perdu de la côte bretonne où une jeune fille et sa mère viennent se réfugier après bien des vicissitudes. Au large, sur l'île d'Aval, légendaire repos du roi Arthur, s'installent dans un somptueux château des étrangers. Parfois, sur les remparts, une femme énigmatique se promène. Bientôt, les villageois la croient responsable des disparitions répétées de marins des alentours et voient en elle la résurrection de la Morgane des légendes. Mais, loin des contes anciens et des vieilles traditions, tout laisse penser qu'il se trame d'étranges choses derrière les murailles de cette imposante bâtisse entourée de mystère.
Durant l'été 1902, Jack London descend au c?ur des ténèbres de l'empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l'East End de Londres. Le récit qu'il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d'un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux. Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu'à l'idée de révolte... « On m'a reproché d'avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack London4e de couverture : Durant l'été 1902, Jack London descend au c?ur des ténèbres de l'empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l'East End de Londres. Le récit qu'il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d'un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux. Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu'à l'idée de révolte... « On m'a reproché d'avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack LondonNotes Biographiques : John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d'errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d'huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l'or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C'est pourtant dans le Grand Nord canadien qu'il trouve ses premières sources d'inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l'écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L'Appel sauvage (aussi appelé L'Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d'édition. Repris par sa soif d'aventures, désormais financièrement à l'aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s'arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s'occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l'âge de quarante ans.