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Tyrannovirus
Blanc Henri-Frédéric ; Cramoisan Jean-Pierre
ATINOIR
12,00 €
Épuisé
EAN :9782491742300
L'Histoire avance-t-elle en se parodiant ? Il semble que la grande grippe appelée Covid-19 singe la male peste du Moyen-Age, laquelle, aux dires du clergé de l'époque, châtiait l'oubli de Dieu. Notre pandémie, elle, semble châtier l'oubli de l'homme. On n'est jamais allé aussi loin dans la singerie et la farce macabre. Certains se demandent si la science nous sauvera du fléau, d'autres si la science n'est pas elle-même le fléau. Quoi qu'il en soit, c'est un grand pas vers la mise en coupe réglée de la planète au profit d'une nouvelle économie désincarnée et inhumaine. La bonne nouvelle c'est que l'humour n'a pas perdu ses droits, comme l'attestent ces témoignages : regards originaux et décalés, journaux de bord du naufrage, délires confinés... Le monde ne va pas très bien, la littérature non plus, mais il n'y a qu'elle qui parle encore sans masque.
Résumé : Que vaut un homme pour un canon ? Des clous. Et pourtant, il a fallu beaucoup d'intelligence pour fabriquer un canon. Un canon c'est de la raison bien calibrée, de la logique en acier trempé. La raison fait de grandes choses mais elle penche du côté de l'inhumain : ses serviteurs sont les chiffres, et les chiffres ignorent notre souffrance. Au bout du compte, la position la plus logique, pour l'homme, c'est la position allongée raide. Un cadavre, au moins, c'est clair. La guerre de Quatorze, mademoiselle, ce ne fut pas le triomphe de la sauvagerie mais celui de la raison pure.
Résumé : " Je veux le monopole de la dérision ! Le Prince du monde doit être le seul autorisé à se moquer du monde ! Votre mission sera de transformer tout rire en grimace dans le sixième arrondissement de Paris, d'écraser dans l'?uf toute tentative de création, toute aspiration à la vérité, toute ébauche de courage, toute esquisse d'ironie ! Je veux des romans après lesquels le verbe ne repousse pas, des livres qui donnent envie de se taire, qui sentent la cave, la désolation, l'impuissance et le découragement, je veux que pour la jeunesse l'intelligence pue le renfermé ! La littérature est une potiche fêlée, mais elle peut encore contenir du poison, réduisez-la en poudre ! "
Je chante les combats et le héros qui, banni des rivages de Marseille par décret du destin, fut envoyé en colonie de vacances au fin fond des Alpes, à Malevache-le-Haut, en l'été de l'année mil neuf cent soixante et quelques. Je préfère laisser le dernier chiffre dans le vague, des fois qu'en lisant cette histoire on me ferait des histoires. Pas si fou. Muse, dis-moi pour quelle atteinte à la volonté sacrée du Ciel, en vertu de quel ressentiment les dieux condamnèrent-ils un garçon si gentil à courir tant de hasards, à affronter tant d'épreuves. Tant de vacherie entre-t-il dans l'âme des Parques? J'ai la chance de ne pas être né au temps des dix plaies d'Egypte, de la guerre de Cent Ans ou de la grande peste de je ne sais plus combien, j'ai évité la retraite de Russie et le naufrage du Titanic; mais je n'ai pu couper à cette colonie de vacances. Je me suis retrouvé en pleine immensité alpine, plus près de la lune que de chez moi. Une colonie de vacances à régime dur dans les années soixante. La cruauté mentale, la loi du plus fort, l'indifférence de la nature... puis la révolte. Loin des représentations sirupeuses de l'enfance, Henri-Frédéric Blanc signe avec Les Pourritures terrestres un roman truculent et poivré où le réalisme le plus cru côtoie le burlesque le plus échevelé - l'épopée d'une bande d'affreux jojos hauts en couleur qui voulaient rebâtir le monde."
Né à Marseille en 1954, Henri-Frédéric Blanc est l'auteur d'une quinzaine de romans, parmi lesquels Le Lapin exterminateur, Sous la dalle, Les Pourritures terrestres, L'Evadé du temps et La Mécanique des anges. Il est traduit à l'étranger et nombre de ses textes ont fait l'objet d'adaptations cinématographiques et théâtrales.
Avec des monologues hallucinés et hallucinants, qui s'approchent des contours de la littérature fantastique, la fiction brève d'Antonio Di Benedetto mérite d'être à nouveau traduite pour le lecteur français. Initiateur dans son pays, l'Argentine, des techniques novatrices d'écriture (parente du nouveau roman mais en gardant son originalité et ses particularismes), auteur d'une oeuvre littéraire très largement traduite et diffusée, il a créé un univers difficilement comparable, décrit par une prose puissante, faite de tensions et modèle de concision. Avec Sensini, dans son livre Appels téléphoniques, Roberto Bolano lui a rendu un opportun hommage.
Ce roman, sans perdre sa nature de premier roman, est d'une très grande richesse. Je dirais d'abord qu'il se lit avec beaucoup de plaisir et j'ajouterais qu'il se lit passionnément. Les personnages, parfaitement brossés dans leur contradiction, montrent une vitalité débordante de réalité , la reconstitution du petit village frontalier est magnifiquement réussie. Il y a un double engagement dans ce livre : le premier pour défendre le sort des opprimés (ce qui motiva la destruction en 1976 de la première édition en Argentine), le second face à la littérature la plus exigeante, car l'auteur nous donne le meilleur de lui-même sans auto-complaisance ni éclats artificiels. José Agustín
Résumé : Ernest Hemingway a-t-il déjoué un complot nazi à Mexico en 1942 ? Quels messages secrets recèlent les croquis de Léonard de Vinci ? Est-ce sur ordre de Sherlock Holmes que le Chien des Baskerville a dévoré le président du Mexique ? Les Quatre Mousquetaires ont-ils préparé la chute de son gouvernement ? Existe-t-il une version apocryphe des Tigres de Malaisie d'Emilio Salgari ? Quelle était l'enquête que menait Philip Marlowe au sud du Rio Bravo ? Frantz Kafka est-il né dans le quartier populaire de Tepito au coeur de la capitale mexicaine ? Qui connaît la date exacte de la visite de Lénine à Disneyland ? A défaut d'apporter des réponses à ces passionnantes questions, Sébastien Rutés explore en écrivain complice, universitaire rigoureux et lecteur fasciné l'oeuvre de l'auteur hispano-mexicain Paco Ignacio Taibo II. Une oeuvre plus que jamais salutaire, envisagée pour la première fois à partir des innombrables références littéraires, cinématographiques et musicales qui font la spécificité de l'écriture de Taibo II et mettent, au-delà des jeux intertextuels, la littérature policière au service d'une conception de l'histoire et d'un projet social militant d'une incroyable originalité.
Malgat Gérard ; Hessel Stéphane ; Mejia Madrid Fab
Résumé : L'itinéraire de Gilberto Bosques, jalonné par ses combats, commence au c?ur de la révolution mexicaine. Il interrompt ses études pour participer à la lutte armée au nom de la justice et pour la dignité d'un peuple dont les droits à la terre, à l'éducation, à la libre expression sont bafoués. Puis il prend part au combat politique comme député et comme journaliste. Si la plume remplace le fusil, son engagement reste le même. Quand le président Lázaro Cárdenas lui propose de le nommer consul général à Paris en 1939, Gilberto Bosques sait qu'il va être confronté aux agressions totalitaires qui dévastent l'Espagne et menacent de se propager en Europe. Dès sa prise de fonction, il entreprend de venir en aide aux centaines de milliers de républicains espagnols qui, ayant passé la frontière pour fuir la répression franquiste, sont parqués dans des camps d'internement par un gouvernement français qui renâcle à accueillir ces " rouges " suspectés d'inoculer le vers révolutionnaire dans le fruit de la vieille république libérale. A Paris, puis à Marseille et Vichy après la défaite et pendant l'Occupation, les diplomates mexicains consacrent tous leurs efforts à aider les réfugiés. Gilberto Bosques utilise la diplomatie comme un outil efficace pour porter secours à tous les " indésirables " : républicains espagnols, antifascistes allemands, autrichiens, hongrois, italiens, yougoslaves, juifs de la diaspora européenne, tous persécutés.