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EN FINIR AVEC LES BIDONVILLES
BLANC CHALEARD
PUB SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859449285
La résorption des bidonvilles est l'une des grandes questions sociales de la France des années 1960-1970. Question urbaine, à l'heure où se façonnent les banlieues modernes et où s'estompe la crise du logement. Question d'immigration aussi, les bidonvilles étant à 80 % peuplés par les travailleurs immigrés qu'attire la croissance des Trente Glorieuses. Les premiers viennent d'Algérie, et c'est dans l'urgence de la décolonisation qu'est lancé, par l'Etat, le premier plan de résorption et de relogement en 1959. D'autres suivent, longtemps impuissants à enrayer l'"épidémie", mais finissant par en venir à bout dans un climat de scandale national. Cette politique n'a jamais été étudiée. Du "temps de Nanterre", phase coloniale ciblant les bidonvilles algériens, au "temps de Champigny", où se croisent enjeux humanitaires et urbanistiques, ce livre propose de suivre le cas emblématique de la région parisienne, au fil de deux décennies de résistances et d'enlisement, mais aussi de colère et d'engagements. Le climat politisé d'après-Mai 68 impose finalement d'"en finir avec les bidonvilles", selon les termes du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas. Derrière le volontarisme de l'action publique dans le domaine de l'habitat insalubre et précaire et l'émergence d'un mouvement associatif en soutien aux immigrés, le principal enjeu demeure la place faite aux immigrés dans la société urbaine contemporaine. Cette histoire interroge le devenir des ségrégations et permet de comprendre comment les questions d'habitat et de logement, encore peu sensibles avant-guerre, sont devenues décisives dans l'émergence d'un nouveau "problème de l'immigration" au cours des années 1970.
Depuis deux décennies, l'histoire des institutions policières et celle des migrations ont été fortement renouvelées. Le renouvellement de l'histoire des institutions policières a intéressé aussi bien les historiens que les juristes ou les sociologues, voire les professionnels de l'ordre public. Parallèlement, l'avènement comme champ de recherche à part entière de l'histoire de l'immigration et des étrangers en France a enrichi de questionnements inédits l'étude des populations mobiles, déjà fortement revivifiée par de nombreux travaux sur les sociétés rurales ou urbaines. Par la force des choses, ces deux histoires ne cessent de se croiser. Le souci du maintien de l'ordre confronté aux problèmes posés par une société de plus en plus mobile rencontre, à travers la relation police-migrants, un enjeu essentiel. La circulation et l'installation massive des étrangers sur le territoire français à partir de la fin du XIXe siècle, au moment de la consolidation du fait national, constitue un paramètre important de la modernisation des institutions au sein de l'État-nation. À partir de là, interroger de façon spécifique le terrain où se rencontrent ces deux historiographies dynamiques est apparu comme une démarche féconde et nécessaire, puisqu'elle n'avait jamais été systématiquement conduite. Une trentaine de spécialistes de l'histoire des migrations et de la police, historiens, juristes et sociologues, confrontent leurs analyses dans cet ouvrage qui espère constituer une étape majeure dans l'évolution d'un vaste chantier aux implications très actuelles.
« Le jour de la naissance de mon fils, j?ai décidé d?aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J?en étais à la moitié de ma vie, je venais d?en créer une et la mort rôdait. Je n?allais pas laisser l?air du temps polluer mon bonheur. »Émerveillé et épuisé, l?auteur-narrateur regarde grandir l?Enfant, petit héros énergique et frondeur. Il slalome en poussette dans le Paris inquiet et résilient des années 2015-2018, observe, dissèque, s?interroge.Roman d?une vie qui commence, manuel pour parents dépassés, réflexion sur la transmission, cette chronique de la paternité au temps du terrorisme réussit le tour de force de nous faire rire sur fond de tragédie.Sensible et enthousiaste. Un voyage à la rencontre de l?autre. Le Monde des livres.Une réflexion réjouissante sur la paternité et l?époque. Les Inrockuptibles.Un récit d?aventures mené sur plusieurs fronts : hilarant, réfléchi, pertinent. La Croix.Notes Biographiques : Né en 1976 à Gap, Julien Blanc-Gras est romancier, journaliste, globe-trotter. Il est l?auteur d?une dizaine d?ouvrages, dont Touriste (Prix J. Bouquin, Prix de l?archipel de Saint-Pierre et Miquelon), Paradis (avant liquidation), Briser la glace (Prix Philéas Fogg) et Comme à la guerre.
L'identité et la renommée de la France ? aux yeux des Français comme à ceux des étrangers ? doivent beaucoup à Émile Zola ou à Marie Curie, à Picasso ou à Le Corbusier, à Samuel Beckett ou à Charles Aznavour : tous nés étrangers. Qui de plus français que le couturier et mécène Pierre Cardin ou que le premier vainqueur du Tour de France cycliste, Maurice Garin ? Sauf que l'un et l'autre sont nés citoyens italiens. Quoi de plus " identitaire " qu'Astérix ? Sauf que Goscinny et Uderzo sont des enfants d'immigrés... Et, à côté de ces illustres, combien d'anonymes sans lesquels la politique, l'économie et la culture françaises n'auraient pas l'ampleur et la tonalité qu'on leur connaît ?Pour la première fois, un ouvrage témoigne de tout ce que ces destins particuliers ont apporté à la destinée collective de notre pays. Près de mille deux cents notices sont ici consacrées à des personnalités ? d'Abbas à Andrzej Zulawski ?, à des groupes ? des Films de l'Albatros aux architectes du siège de l'Unesco ? et à des communautés ? des Africains aux Yougoslaves ?, qui font de ce Dictionnaire un monument sans équivalent élevé en hommage à tous ceux qui, du mineur de fond au Prix Nobel de physique, ont contribué, depuis la proclamation solennelle de la Nation, en juin 1789, à " faire la France " et écrit des pages essentielles de son histoire.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.