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La Rochelle, Rochefort et l'Aunis sous le Front populaire (1936-1938)
Blaizeau Jean-Michel
INDES SAVANTES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782846543774
Les grèves sur le tas, les cortèges joyeux, les congés payés, les escapades en tandem, les trains du plaisir les auberges de jeunesse et la découverte de la mer pour des ouvriers en casquette, heureux de quitter leurs cités obscures, voilà les images de carte postale que nous conservons du Front populaire et de ce bel été 36. Un air de fête ponctue ces premières vacances et le nouvel accès aux loisirs pour toute la classe prolétarienne, enfin reconnue, dessine les contours d'une culture de masse. Cette démocratisation du temps libre ouvre sur un nouvel art de vivre, frondeur, fraternel et bon enfant ; une philosophie du bonheur. " Images d'Epinal, angélisme et contradictions diront certains censeurs lors de l'inventaire... car le Front populaire, c'est aussi la montée du fascisme, la guerre civile espagnole, l'inflation galopante, les classes moyennes trop vite négligées et l'inexorable marche vers la guerre qui affectent, dans une accélération de l'histoire, les bassins industriels de l'Aunis. Les réfugiés basques affluent en nombre par la mer, le chômage repart à la hausse, l'augmentation des salaires est effacée par l'explosion des prix et les nuages assombrissent les belles espérances de l'été. Pour autant, plus rien ne sera comme avant. Au-delà des clivages et des fractures, la société amorce une mutation irréversible. En cent jours et quelque 135 lois déclinées sur les accords Matignon, le gouvernement de Léon Blum a établi les traits essentiels de la législation sociale contemporaine, restauré la dignité de l'ouvrier et ouvert l'espoir d'un avenir meilleur. En croisant la mémoire vive collectée auprès des acteurs locaux, ouvriers et syndicalistes, les archives de la Sûreté nationale. la presse régionale et une importante iconographie souvent inédite, l'historien Jean-Michel Blaizeau s'est efforcé de décrypter les événements politiques et sociaux qui se sont enchaînés sur les bassins aunisiens de La Rochelle, La Pallice. Rochefort, Tonnay-Charente et Surgères, de 1934 à 1938, tout en les replaçant dans leur contexte national et international.
L?Athénien Xénophon (environ 428 - environ 355 av. J.-C.) est l?auteur d?une oeuvre considérable. Outre les Helléniques, qui raconte l?histoire du monde grec dans la première moitié du ive siècle av. J.-C., ou bien les Mémorables, qui rapporte les enseignements de son ancien maître Socrate, il est connu pour avoir écrit l?un des premiers traités équestres du monde occidental. Ce cavalier athénien, qui a parcouru l?Empire perse lors de l?expédition des Dix Mille - nom donné aux soldats grecs mercenaires enrôlés par Cyrus le Jeune pour renverser du trône son frère aîné, le souverain achéménide Artaxerxès II - et qui a combattu auprès des Spartiates tout en ayant renié quelque temps sa cité d?origine, a acquis une solide expérience équestre qu?il a voulue, par souci didactique, fixer par écrit. Outre De l?art équestre, donnant des conseils encore d?actualité, il a rédigé un traité destiné à un jeune commandant de la cavalerie: l?Hipparque. Dans l?ouvrage proposé par Actes Sud, Alexandre Blaineau nous donne à lire ces deux oeuvres inestimables, mises ici en valeur par la belle traduction de l?helléniste Paul-Louis Courier (1772-1825). Ce dernier, écrivain polémiste qui combattit dans les armées napoléoniennes, est reconnu pour avoir su retranscrire et surtout transmettre, grâce à son style imagé, toute la puissance d?évocation du texte grec. Chacun des traités est suivi d?annotations, qui complètent et corrigent les commentaires faits par Paul-Louis Courier il y a deux siècles. Dans une seconde partie, Alexandre Blaineau présente un certain nombre de textes tirés de l?oeuvre de Xénophon - l?Anabase, les Helléniques, Agésilas, les Mémorables, le Banquet, l?Economique, Hiéron, l?Art de la Chasse, la Constitution des Lacédémoniens et Cyropédie -, qui évoquent, de manière plus ou moins étendue, le monde des chevaux et des cavaliers de son temps. Il s?agit donc de témoignages essentiels pour la connaissance de l?équitation, des pratiques équestres dans l?Antiquité et, plus largement, de la conception qu?avaient les Anciens des relations entre l?homme et le cheval. Enfin, cette intégrale équestre est suivie des fragments du livre perdu de Simon d?Athènes, daté du ve siècle av. J.-C.: Sur l?extérieur et le choix des chevaux. L?homme y apporte des informations intéressantes sur la conformation du cheval grec, les robes et les régions d?élevage. Tous ces textes sont précédés d?une longue introduction d?Alexandre Blaineau présentant un état des lieux des connaissances sur les chevaux et les cavaliers dans le monde grec, les principaux aspects de la vie de Xénophon et la réception de ces oeuvres équestres depuis la Renaissance. Elle vise aussi à mieux cerner la figure de Paul-Louis Courier, ce personnage de roman qui avouait une passion sans fin pour l?antique, et qui combattit, lors de la bataille de Castelfranco (1805), à la manière d?un cavalier grec? à cru!
Animiste comme le premier des hommes, Alexandre Blaineau se livre à une exploration des aspérités géologiques, de ce qui dépasse. Manifestations optiques, sensations vagues, telle coïncidence, sublimées par la magie du langage. Une ambition, celle de cueillir la vie à son berceau, par l'entremise d'une écriture précise, une écriture de l'effleurement des phénomènes.
David Jeanne-Marie ; Blaizeau Robert ; Trémolières
Unique ! Une collection dédiée aux chefs-d'oeuvre des musées de la Métropole Rouen Normandie. Avec ce nouvel opus de la collection Unique ! les musées de la Métropole Rouen Normandie mettent en lumière bien plus qu'un chef-d'oeuvre de l'impressionnisme. Tout un pan de l'histoire de l'art se révèle grâce à l'étude du Portail de la cathédrale de Rouen, temps gris, oeuvre issue d'une série de trente toiles qui a révolutionné l'histoire de la peinture. Cet ouvrage propose d'en découvrir toutes les facettes. Il explore les relations que Monet entretient avec Rouen, nous plonge dans les affres et les joies de la création, et donne l'occasion unique de découvrir, à travers les images scientifiques réalisées lors de la restauration du tableau, ce que l'oeil nu ne peut voir. Il permet enfin de souligner l'audace et la générosité de son donateur, François Depeaux, qui souhaitait offrir à sa ville la cathédrale "la plus rouennaise" de toute la série.
Résumé : Depuis plus de deux millénaires et demi, les centaures peuplent nos imaginaires. Générateurs tout à la fois de chaos et de sagesse, ils intriguent nos esprits décidément trop logiques. Leur dualité contre nature nous inquiète en même temps qu'elle nous fascine. Cette anthologie montre combien les centaures et centauresses agissent comme de puissants révélateurs des rapports entre l'homme et l'animal, mais aussi combien semble pertinente leur assimilation au couple que forment le cavalier et son cheval.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.