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L'attentat antiféministe de Polytechnique. Une mémoire collective en transformation
Blais Mélissa
REMUE MENAGE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782890918832
D'abord paru en 2009 sous le titre "J'haïs les féministes ! ", ce livre offre un panorama inédit des interprétations antagonistes de la tuerie survenue le 6 décembre 1989 à l'Ecole Polytechnique de Montréal, durant laquelle 14 jeunes femmes ont été assassinées parce qu'elles étaient des femmes. Il présente aussi les analyses féministes élaborées au fil du temps, et les controverses qu'elles ont suscitées. Dans cette édition revue, augmentée et coiffée d'un nouveau titre, Mélissa Blais prend acte du chemin parcouru. A travers un examen minutieux des discours médiatiques, des commémorations et d'oeuvres culturelles, dont le film Polytechnique et la pièce Projet Polytechnique, et grâce à des décennies de recherche et de militantisme, elle constate une lente transformation de la mémoire collective. Or, la menace d'un ressac antiféministe n'est jamais loin : la dimension politique du geste du tueur serait-elle, encore aujourd'hui, éludée ?
La société actuelle repose en grande partie sur deux piliers enchevêtrés : le mode de production capitaliste et le mode de production patriarcal (ou domestique). L'extorsion du travail - salarié ou non - en est un fondement. Si l'une profite aux capitalistes, l'autre opère au bénéfice des hommes. Le travail domestique est à la fois une manifestation flagrante de l'inégalité entre les sexes et un défi pour les stratégies d'égalité, car l'action militante y trouve souvent sa limite. En effet, le "partage inégal" des tâches domestiques - un oxymore qui signifie l'absence de partage - ne semble pas contraint, mais le résultat d'arrangements à l'amiable entre deux adultes libres. Or, dès que deux personnes de sexe différent forment un couple et vivent ensemble, la quantité de travail ménager fait par l'homme diminue tandis que celui de la femme augmente. Et le travail gratuit est l'exploitation économique la plus radicale. En ne voyant d'exploitation que là où il y a plus-value, la théorie marxiste, qui se voulait de libération, a produit des concepts qui rendent non seulement mal compte de l'exploitation salariale, mais qui sous-estiment également les autres types d'exploitation, que ce soit l'exploitation domestique, l'esclavage ou le servage. Le mode de production capitaliste, dans la mesure où il sert le mode de production patriarcal, n'est pas purement capitaliste, il est également en partie patriarcal. D'où la nécessité de revisiter la théorie marxiste au moyen d'une théorie générale de l'exploitation.
Bard Christine ; Blais Mélissa ; Dupuis-Déri Franc
L'antiféminisme n'est pas une survivance du passé. Sous la forme du masculinisme, il resurgit avec force à l'échelle mondiale, en réaction à la troisième vague du féminisme, marquée par le spectaculaire #MeToo. Sur les droits des femmes et des minorités de genre ou sexuelles, le backlash est en marche, pola-risant les opinions. Cette nouvelle édition prend la mesure du phénomène et s'enrichit de nouveaux chapitres qui traitent aussi bien de l'antiféminisme en ligne, des incels, des croisements entre antiféminisme et extrême droite que de la problématique du trumpisme, marqué par ses saillies masculinistes. En analysant différentes expressions de l'opposition à l'émancipation des femmes depuis le XIXe siècle, les contributions réunies ici aident à mesurer la part de nouveauté des masculinismes contemporains, mais aussi les continuités avec des discours antiféministes plus anciens. Elles soulignent aussi les points de con-tact avec l'homophobie et le racisme sous la forme d'une intersection des haines. Un livre salutaire en ce temps de confusion.
Francfort, 1932. Entre la crise économique et la montée du nazisme, l'Allemagne est en proie à des heures sombres. Mais dans le quartier huppé de Francfort, une élite préservée de la dure réalité s'abandonne avec insouciance à son train de vie luxueux. C'est dans cet univers doré que Sarah Goldstein, une jeune fille juive innocente, fait son éducation sentimentale. Alors qu'elle connaît ses premiers émois amoureux, l'accélération progressive de l'antisémitisme fait voler en éclats ses certitudes et sa douceur de vivre.
Résumé : A l'heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu'à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l'action des femmes ? Ce livre postule l'urgence de l'écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l'exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance.Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d'exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde.
Mathieu se laissait ligoter et suspendre au plafond de ma salle à dîner ; j'accrochais des ampoules LED à son sexe et ça me faisait un joli lustre. Arsène couchait systématiquement avec toutes ses étudiantes de maîtrise ; nous le surnommions "Arsènement Sexuel" et ce connard trouvait ça drôle. Louis le barista faisait chaque jour une faute en écrivant mon prénom sur ma tasse ; il m'a sautée dans l'arrière-boutique - j'ai un faible pour les dyslexiques. Eyael avait des ailes de feu, un sexe en or et son foutre exhalait la rose et la myrrhe ; il a cessé de venir me visiter la nuit quand les médecins ont ajusté ma médication.
Mina habite tout près d'une foret. Un beau jour, elle s'y perd et prend peur : des animaux pourraient L'attaquer ! Contre toute attente, une aimable cougar lui vient en aide et lui apprend à s'organiser. Equipée de sa débrouillardise et de ses connaissances sur les animaux, Mina parvient à se faire des amis parmi les bêtes qu'elle redoutait tant et à déjouer la tromperie d'un étrange lièvre. La forêt n'est plus si effrayante quand on s'unit et qu'on reprend confiance.