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Voyages au grand océan. Géographies du Pacifique et colonisation 1815-1845
Blais Hélène
CTHS EDITION
58,00 €
Épuisé
EAN :9782735505883
Pour avoir été dédiées à la découverte et à la science, les grands voyages de découverte autour du monde du XVIIIe siècle ont acquis un immense prestige. Au lendemain des guerres napoléoniennes, la Marine française tente de renouer avec cette tradition. De grands marins comme Freycinet, Dumont d'Urville ou Dupetit-Thouars partent alors sur les traces de Bougainville et de Lapérouse. Le monde a cependant changé. De 1815 à 1845, les ambitions coloniales renaissent. L'océan Pacifique, qui reste un réservoir de mythes et de rêves pour les Européens, devient simultanément un terrain de convoitise. Il faut répondre à la fois aux normes modernes de précision et aux impératifs géostratégiques qui se modèlent dans cette partie du monde. En 1842, la mainmise française sur les archipels des Marquises et de Tahiti donne aux reconnaissances géographiques une orientation coloniale soudain explicite. C'est l'histoire encore méconnue de ces voyages océaniens, où les visées impérialistes se mêlent aux objectifs scientifiques, qui est ici racontée. Quels étaient les objectifs politiques et les visées scientifiques de ces explorations ? Que faisaient au juste les voyageurs sur le terrain ? Quels nouveaux savoirs géographiques ont-ils élaboré ? Quel usage a-t-on fait des informations rapportées ? Hélène Blais montre comment la curiosité géographique et les ambitions coloniales s'articulent de façon inattendue et parfois ambiguë. Les marins comblent les blancs de la carte, donnant ainsi naissance à des géographies du Pacifique qui se distinguent par leurs usages et leur réception. Mais au-delà, ces voyages au Grand Océan font apparaître, à travers le choix des échelles et les découpages internes, les différents facteurs qui président à l'invention d'un territoire dans un contexte d'expansion coloniale.
Une réflexion sur l'histoire globale et postcoloniale.Voici une histoire par dates, allant du VIIe au XXe siècle, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu?on appelait autrefois les « Grandes Découvertes ». Les dates canoniques, revisitées à l?aune d?une réflexion critique, alternent avec des dates moins connues mais pas moins déterminantes.Il s?agit de déconstruire le discours qui, associant entrée dans la modernité et exploration du monde, en réserve le privilège à l?Europe. On découvre des amiraux ottomans, des navigateurs chinois et des pilotes arabes dans le musée de l?histoire globale enfin décentrée. Prenant le contre-pied d?un récit héroïque, l'ouvrage donne à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires et les entrées triomphales dans les cités soumises.Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l?Europe qui se dévoilent au fil de près de 100 récits d?aventures proposés par 85 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions.Directeur d?ouvrage : Romain Bertrand est directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)Coordination : Hélène Blais est professeure d?histoire contemporaine à l?École normale supérieure de la rue d?Ulm ; Guillaume Calafat est maître de conférences en histoire moderne à l?université Paris I Panthéon-Sorbonne (IHMC) ; Isabelle Heullant-Donat est professeure d?histoire du Moyen Âge à l?université de Reims Champagne-Ardenne.
De juillet 1926 à mai 1927, André Gide s'offre le périple en Afrique équatoriale française dont il rêvait et en tient le journal. En voyageur aisé, il se prépare à être fasciné par le continent qu'il découvre. Mais c'est une tout autre réalité qui s'impose à lui. A sa parution, Voyage au Congo secoue l'opinion. Gide, fort de sa stature publique, y dénonce avec colère les effroyables exactions des compagnies forestières qui y représentent la France et ses intérêts. Publié en juillet 1927, son livre met noir sur blanc ce que nombreux savent mais ne veulent pas changer, provoquant une large prise de conscience (Albert Londres, parti sur les traces de Gide peu après, livrera à son tour son témoignage dans Terre d'ébène). Avec ce texte, Gide apparaît pour la première fois en intellectuel engagé. Lire Voyage au Congo aujourd'hui est passionnant au regard de l'histoire de la colonisation. Gide y présente de nombreuses preuves de ce qu'il dénonce, donne la parole aux Africains. Mais l'ouvrage porte aussi la marque d'une époque caractérisée par le refus - ou l'impossibilité - d'envisager la fin du colonialisme.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.