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Michelangelo Antonioni
Björkman Stig ; Teinturier Anne-Marie
CAH CINEMA
7,95 €
Épuisé
EAN :9782866424893
L'incommunicabilità - l'incommunicabilité - est ce que l'on retient de l'?uvre de Michelangelo Antonioni. Ses thématiques sont l'inconstance de l'amour et les problèmes de la vie en couple, les désirs charnels associés à la solitude de l'âme, les troubles de l'identité. Son décor est celui des grands complexes immobiliers de la périphérie des villes, des paysages industriels. Ses personnages marchent toujours à nos côtés, si vivants: Monica Vitti dans L'Avventura et Le Désert rouge, Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni dans La Nuit, Alain Delon dans L'Eclipse, Jack Nicholson dans Profession: reporter. La naissance d'Antonioni comme cinéaste est parallèle à celle du néoréalisme en Italie, et bien qu'il se soit senti proche toute sa vie de Rossellini, il est bientôt considéré comme un renégat, son inspiration l'entraînant vers le milieu des riches bourgeois. Il crée le scandale à Cannes en 1960 où le public siffle L'Avventura, "trop moderne", mais ne peut détacher son regard de sa vedette, Monica Vitti. En 1966, il tourne à Londres Blow Up, un défi sur notre aptitude à voir dont la métaphore est le photographe qui agrandit encore et encore son cliché. En 1968, il se retrouve au centre des révoltes de la jeunesse qui secouent les Etats-Unis; en sortira Zabriskie Point, utopie d'une Amérique débarrassée de la société de consommation. Un autre film mythique, né cette fois d'une errance entre l'Europe et l'Afrique et de la rencontre de Jack Nicholson avec Maria Schneider, Profession: reporter, marque les années soixante-dix. Précurseur, son véritable sujet est l'homme moderne, son angoisse existentielle et son incapacité à créer des liens durables avec les autres. C'est dire si le cinéma d'Antonioni nous parle aujourd'hui. Biographie: Stig Björkman est l'auteur de livres d'entretiens avec Ingmar Bergman, Woody Allen et Lars von Trier et d'un ouvrage consacré à Gena Rowlands. Il est également réalisateur et critique de cinéma. Il a été rédacteur en chef du magazine de la Cinémathèque suédoise.
Lars von Trier, réalisateur danois de films aussi différents que The Element of Crime, Breaking the Waves ou Dancer in the Dark, se livre en toute liberté à Stig Björkman, auteur aguerri de ce genre d'exercice puisqu'il l'a pratiqué notamment avec Ingmar Bergman. Ces entretiens, effectués de 1995 au printemps 2000, renseignent aussi bien sur Lars von Trier et sur la manière dont il s'est construit que sur ses films, de la naissance d'une idée aux techniques utilisées. Orienté par les questions pertinentes de Björkman qui connaît bien l'homme et l'oeuvre, Lars von Trier évoque son enfance et passe en revue chacun de ses films dans un ordre chronologique. Il révèle certains trucages d'Europa, parle de sa façon de collaborer avec les comédiens, justifie son manifeste du Dogme 95, se remet en question. Ces dialogues retracent la démarche de ce cinéaste en perpétuelle quête, ne répondant qu'à un seul objectif : faire évoluer le cinéma. Au coeur de son processus de pensée, les contradictions de Lars von Trier deviennent alors évolution. De cette rencontre, Lars von Trier dira : "Cette situation d'interview garantit une qualité d'énonciation des idées, elle permet au cinéaste de s'exprimer et à ses paroles de s'imprimer." --Sophie Paviot
Gena Rowlands est aujourd'hui surtout célèbre pour ses rôles dans les films de John Cassavetes, son metteur en scène favori trop tôt disparu, et par ailleurs son mari et le père de ses enfants. Tous deux avaient en commun leur passion première du théâtre et c'est à l'Académie d'Arts dramatiques de New York qu'ils s'étaient rencontrés en 1954. Et c'est tout naturellement que dans les années soixante, lorsque John Cassavetes passe au cinéma, il lui offre une série de portraits de femmes surprenants, intenses, inoubliables, dans Faces, Une femme sous influence, Opening Night, Gloria... Le metteur en scène et l'actrice partagent une complicité sans faille jusqu'au bouleversant Love Streams où ils jouent le frère et la sueur dans un dernier et douloureux tête à tête.Gena Rowlands est de ces comédiennes, qui sans jamais renoncer à leur histoire d'amour avec la caméra, ont un rôle actif par rapport à elle, une conscience aiguë de sa présence, une totale liberté d'action sous son regard. Son assurance et son authenticité incitent Gena Rowlands à prendre tous les risques. Son aura donne aux personnages qu'elle incarne une vie qui se poursuit dans la mémoire du spectateur bien au-delà de la durée du film.Dans son ouvrage, l'auteur, Stig Björkman dessine tout d'abord un portrait sensible et habité de la comédienne. Ensuite, leurs entretiens traitent du métier d'acteur, du cinéma, du théâtre et de la télévision, et des rapports entre Gena Rowlands et John Cassavetes. Le livre est complété par une filmographie.
Le guide pour faire maison kimchi, pickles, zaatar, ou encore huiles, vinaigres et sels aromatisés. Ces préparations ont envahi nos cuisines et pour cause : elles nous apportent le plein de nutriments et vitamines, chouchoutent notre microbiote, et en plus c'est délicieux ! Il est grand temps de se nourrir autrement et de transformer nous-mêmes les légumes et les fruits et pour manger sainement. Réapproprions-nous les méthodes de conservation traditionnelles pour les mettre au service d'une cuisine d'aujourd'hui, vitaminée, pleine de saveurs et de couleurs. C'est ce que nous propose d'apprendre le chef suédois Johan Björkman qui livre ici ses techniques simples et efficaces, mais aussi plus de 90 recettes, classiques ou plus audacieuses, mais qui font toujours la part belle au végétal, aux minéraux et aux vitamines essentielles à notre équilibre.
Au printemps 1990, deux critiques et cinéastes, Olivier Assayas et Stig Björkman, passionnés de leur aîné qu'ils admirent, curieux de sa pensée du cinéma, décident de partir à sa rencontre, au moment où il a déclaré urbi et orbi son oeuvre achevée.La conversation qu'ils ont rapportée livre une vision à la fois libre et profonde, sincère et sereine dont la relecture aujourd'hui, après Sarabande, est d'autant plus féconde pour éclairer l'ensemble de l'oeuvre."Lorsqu'on est un artiste, qu'on crée des films, il est très important de ne pas être conséquent. Il faut être inconséquent. Si vous êtes conséquent, la beauté vous échappe, elle disparaît de votre oeuvre. Au point de vue des émotions, vous devez être cohérent. C'est interdit de ne pas l'être, mais si vous avez confiance en vos propres émotions, si vous croyez en votre imagination créatrice, vous pouvez être complètement inconséquent. Cela ne fait rien. Parce que vous avez le pouvoir de saisir les conséquences de vos émotions. Pour toujours." Ingmar Bergman
Résumé : Cannes Cinéma est l'exceptionnel album de famille du plus grand festival de films du monde : le Festival de Cannes. Dès la première édition du Festival en 1939 et jusqu'à aujourd'hui, trois générations de photographes, les Traverso, ont immortalisé les plus belles stars - de Grace Kelly à Penélope Cruz - et les plus grands réalisateurs - de Louis Lumière à Quentin Tarantino. De la spontanéité des scènes de plage prises sur le vif dans les années 1960 au glamour des poses sur tapis rouge des années 2000, Cannes Cinéma raconte l'évolution du Festival, mais aussi celle du cinéma, à travers quelque 550 photographies. Chacune de ces images est accompagnée d'un texte de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Celui-ci raconte de l'intérieur, avec chaleur et humour, les anecdotes et la grande histoire, les chefs-d'oeuvre et les scandales qui ont fait le Festival.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)