Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pari d'une transition apaisée en république démocratique du Congo
Biyoya Makutu Philippe ; Matusila Pierre Anatole
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296050907
Le Dialogue intercongolais recommandé par l'Accord de cessez-le-feu de Lusaka et dont les principaux résultats auraient dû être le règlement du conflit congolais dans sa double dimension interne et externe, la mise en place d'un nouvel ordre politique et institutionnel et la désignation de nouvelles autorités légitimes, n'a pas bénéficié d'une pédagogie appropriée des négociations politiques auxquelles il devait donner lieu, les dialogueurs et la facilitation ayant oublié la relation dialectique de la guerre et de la politique. A partir du moment où l'objectif devint le partage du pouvoir et la réunion mathématique de tous les belligérants dans un gouvernement de Transition, la transition entre l'ordre mobutien ancien et le nouvel ordre introuvable depuis la Conférence nationale souveraine devenait un pari difficile. L'Accord global et inclusif, résultat malheureux et monument de l'échec du Dialogue national de dernière chance que tous préféraient à l'accord partiel Kabila-Bemba de Cascades, oubliait que le consensus salvateur était à construire au sein des Institutions et qu'une transition apaisée dépendait de la poursuite institutionnelle du Dialogue national.
Contribuer à donner à l'Afrique une identité géopolitique décomplexée, telle devra être désormais la bataille diplomatique qui vaille et dans laquelle la République Démocratique du Congo de paix et de développement voudrait s'enraciner... Les lecteurs trouveront dans cet ouvrage des éclairages, des lumières et des pistes nouvelles pour la construction d'une politique régionale de stabilité politique durable et mutuellement profitable... En observateur intéressé des affaires régionales dans la région des Grands Lacs africains, l'auteur souhaite que les administrations des affaires étrangères des pays concernés prennent la place des politiques qui travaillent souvent sur l'immédiat ou sur le court terme, pour envisager des perspectives des rapports de bon voisinage de longue durée et surtout de construire un véritable système de coopération régionale aujourd'hui inexistante.
Ce livre aborde un sujet d'une importance géopolitique de premier ordre, et d'actualité : l'instabilité dans la région des Grands Lacs. Cette région africaine devient, en effet, une référence dans l'analyse des phénomènes crisogènes dans le monde, avec son lot de tragédies : guerres, rébellions, tueries, génocides (des hutu par les tutsi, des tutsi par les hutu), exterminations, migrations et errances des populations... Philippe Biyoya - qui figure parmi les théoriciens et analystes les plus avertis des relations internationales africaines - objective, ici, les rapports de forces et les jeux d'intérêts qui sont à la base de l'instabilité dans la région des Grands Lacs, nous démontre, avec force détails, comment cette crise participe de la géopolitisation de la région, à partir de la double instrumentalisation de la faiblesse des Etats et de cette tranche de populations africaines mutantes que forment " les réfugiés ". Depuis des années, démontre l'auteur, les " réfugiés ont cessé d'être des citoyens d'une patrie, pour devenir des acteurs et des fore géopolitiques à la base des mutations géostratégiques observables à l 'échelle régionale ". Eddie Tambwe, professeur des universités.
Je suis de ceux qui croient que la violence n'est pas le seul et unique moyen de régler les conflits, de ceux qui refusent la solution paresseuse du fatalisme historique. Le conflit ethnique burundais n'est pas fatal. Il est une insulte à la raison et au sens moral. Je sais de par mon expérience qu'il n'est pas facile de reconstruire une société déchirée par les haines, meurtrie dans son corps et dans son âme. Mais je sais aussi que la violence, les massacres, les génocides ne sont pas des catastrophes naturelles contre lesquelles on ne peut rien. Construire la paix est certes une tâche difficile mais c'est aussi une mission possible. Mis en défi d'arrêter l'engrenage de la haine, dans mon pays, voilà des années que je m'attelle à cette mission, celle de la construction d'une alternative à la "guerre ethnique". Ce n'est pas une chimère, c'est une oeuvre réalisable." Pierre Buyoya
Ce livre est un témoignage clé, car il n'est pas habituel qu'une personnalité burundaise aussi importante livre sa pensée à un large public. L'auteur raconte le long travail de la construction de cet "esprit d'Arusha". Sous la houlette des médiateurs, Nyerere d'abord, Mandela ensuite, il a fallu briser les tabous, analyser sans faux-fuyant la question ethnique, vaincre les peurs fondées ou fantasmées des uns et des autres. Un travail harassant, dans un contexte de guerre civile. Mais au-delà du témoignage, vivant, précis, documenté, le président Buyoya mène et assume un profond travail de réflexion sur l'histoire tourmentée du Burundi et tire des leçons qui pourraient servir à des pays en butte à des crises semblables. L'auteur s'exprime en tant qu'acteur de premier plan, fortement engagé et parfaitement conscient de l'importance des fonctions qui étaient les siennes. Mais il ne revendique aucune prééminence. C'est une modestie qu'il faut souligner car, tout au long de cet ouvrage, il montre l'implication et l'engagement d'hommes et de femmes, Burundais, étrangers, qui ont cru dans son projet de négocier non pas la fin de la violence, mais aussi l'émergence d'une nouvelle société burundaise plus juste. L'accord d'Arusha a permis de sortir de l'engrenage des cycles de violence dans lequel le peuple burundais s'enfermait mais, lucide, l'auteur sait qu'il ne faut pas s'arrêter là : Arusha est un socle perfectible.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.