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Cahiers africains : Afrika Studies N° 13 : Zaire dans les années 90. Tome 4
Willame Jean-Claude
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738431059
La migration Sud/Nord est l'un des thèmes majeurs du discours politique ou médiatique actuel en Occident. Le Zaire n'échappe évidemment pas à ce grand déplacement des "pauvres du Sud" vers la "riche forteresse Europe". La Belgique est l'un des points d'arrimage des Zaïrois exilés. Combien de Zaïrois résident en Belgique ? Qui sont-ils ? Quelles causes donnent-ils à leur déracinement ? Comment s'intègrent-ils ou ne s'intègrent-ils pas dans leur "pays d'accueil" ? Etc. Mais surtout, quel est le manque à gagner pour le pays d'origine, comment l'économie et la société zaïroises s'en ressentent-elles de perdre jour après jour la matière grise et les jeunes en âge de produire ? Quelles stratégies l'Europe, et la Belgique en particulier, ont-elles adoptées pour contrer cette vague étrangère massive ? Rappelons qu'avec les Accords de Lomé III, de leur côté, les Etats ACP (Afrique-Caraibes-Pacifique) se sont engagés à interdire l'émigration illégale de leurs nationaux vers la Communauté Européenne... Cette double analyse des tenants et aboutissants de la migration du Sud découvre le visage des "clandestins", des marginaux, des mal-aimés, des "Africains venus manger le pain des Blancs" Elle se veut une contribution à l'élaboration d'une autre politique des "pays-receveurs" à l'égard des "pays donateurs" ou pourvoyeurs d'une main-d'oeuvre bon marché.
Dix ans de guerre, plus de trois millions de morts, des centaines de milliers de déplacés, des viols au quotidien,... Telles sont les tendances lourdes de l'histoire récente d'un Congo dévasté par des armées, régulières ou rebelles, longtemps sans véritable agenda politique. Et pourtant, 25 millions de Congolais ont voté, l'espoir renaît... avec de nombreuses incertitudes. Ce livre éclaire d'une lumière crue la longue marche vers une paix non encore accomplie - les récentes élections n'en constituent qu'une étape. Parmi les nombreux acteurs de ce processus, il dégage en particulier l'action de trois " faiseurs de paix ", non sans souligner les contrastes entre discours et pratiques. Le premier, Louis Michel a bataillé ferme pour que cette crise oubliée soit remise à l'agenda. Le deuxième, paradoxalement, n'est autre que Joseph Kabila qui a réussi à déjouer l'impasse du calendrier de Lusaka. Le troisième, enfin, est tout simplement l'ONU, longtemps reléguée à un rôle effacé, voire contre-productif. Par ailleurs, l'auteur ne manque pas de relever le poids des convoitises étrangères, industrielles ou politiques, suscitées par d'incommensurables richesses minières et par les marchés de la reconstruction. Insuffisance criante de moyens et mandats inadaptés, lourdeurs bureaucratiques, pusillanimité politique, diplomaties à plusieurs vitesses, agendas obscurs, échéancier contestable de l'accord de cessez-le-feu... Tels sont les traits d'un parcours historique vers des élections qui ont certes clarifié et normalisé quelque peu le paysage politique, mais en aval desquelles tout reste à faire.
Résumé : Cette introduction aux approches classiques en sociologie des religions a pour ambition d'éveiller l'intérêt pour le travail de reconstruction théorique permanent qui est celui d'une science sociale vivante. Les " pères fondateurs " dont il est ici question portaient avec eux le projet d'une science unifiée, dont le développement devait s'inscrire dans le mouvement irrésistible de la rationalisation et du désenchantement du monde. La plupart ont, avec des accents divers, repris et développé le motif d'une certaine perte d'influence de la religion dans les sociétés modernes. Certains ont célébré la désaliénation associée à cette perte. D'autres ont déploré le refroidissement émotionnel et l'assèchement des valeurs qu'elle entraîne. D'autres encore ont longuement médité sur son possible remplacement par une morale commune fondée sur la science. Notre époque nous porte à souligner les limites, les risques et les possibles chocs en retour de ce désenchantement rationnel, à inventorier les proliférations de la croyance et les formes nouvelles de la communalisation religieuse. Elle invite à identifier les figures inédites d'une expérience collective du sacré que sa disjonction avec la religion institutionnelle n'a pas fait disparaître et qui ressurgit sous d'autres formes. Cette reprise critique de la trajectoire dite de la " sécularisation " n'invalide pas les analyses classiques : elle invite au contraire à les relire autrement. Car lire Karl Marx, Alexis de Tocqueville, Max Weber, Georg Simmel, Emile Durkheim, Maurice Halbwachs, Gabriel Le Bras, Henri Desroche, est une source permanente d'inspiration et de questionnement pour analyser les décompositions et recompositions actuelles du religieux.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.