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Philosophie quantique. Le monde est-il extérieur ?
Bitbol Michel
MIMESIS
40,00 €
Épuisé
EAN :9788869763717
La mécanique quantique n'est pas seulement une théorie physique exceptionnellement féconde et efficace. Elle est claire et dénuée de difficulté conceptuelle. Pour lever ce qu'on prend habituellement pour ses "paradoxes" , il suffit de voir la mécanique quantique non plus comme la représentation d'une réalité extérieure, mais comme une théorie dans la réalité. Ce renversement soutenu par les plus récentes audaces de la pensée physique, de la théorie quantique de l'information jusqu'au QBism (Bayésianisme Quantique), est étendu à une philosophie de la connaissance et de notre situation inspirée de la phénoménologie de l'incarnation. Selon l'idée neuve de la connaissance, l'être ne se présente pas à nous comme un unique objet à voir ; ce sont au contraire nos multiples visions qui naissent du coeur de l'être. Et selon l'idée neuve de notre situation, nous ne sommes ni des contemplateurs ni des parties du monde ; nous sommes l'activité même par laquelle le monde s'autoobjective. Michel Bitbol est Directeur de recherche émérite au CNRS. Après avoir poursuivi des recherches scientifiques jusqu'en 1990, il s'est tourné vers la philosophie de la physique. Il a édité des textes d'Erwin Schrödinger et a élaboré une lecture néo-kantienne de la mécanique quantique qui lui a valu un prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
Biographie de l'auteur Michel Bitbol, directeur de recherche au CNRS (Archives Husserl, Ecole normale supérieure), a reçu une formation en médecine, en physique et en philosophie. Il est notamment l'auteur aux éditions Flammarion de Mécanique quantique. Une introduction philosophique (1996), L'Aveuglante Proximité du réel (1998), Physique et philosophie de l'esprit (2000) et De l'intérieur du monde, Pour une philosophie et une science des relations (2010).
Une science cognitive sûre d'elle-même annonce des artéfacts conscients pour un futur proche. Mais, en définissant des fonctions de la conscience reproductibles dans les systèmes d'Intelligence Artificielle, ne néglige-t-elle pas son aspect indéfinissable qu'est l'expérience vécue ? Pourrions-nous d'ailleurs être sûrs d'avoir cloné la conscience dans un robot, si la seule preuve directe en était de nous mettre "dans sa peau" pour vivre ce qu'il vit en première personne ? En pratique, notre argument est indirect et s'énonce à la deuxième personne : "moi, être humain, tends à "te" reconnaître comme conscient" . Faute d'être une hypothèse pleinement testable, l'idée de conscience artificielle révèle notre oubli que la conscience est origine de la connaissance (et de la re-connaissance) avant d'être propriété connaissable. Elle traduit le désir d'échapper à nous-mêmes en délégant notre être aux oeuvres de la technoscience.
Quel rapport y a-t-il entre le " problème difficile " de la philosophie de l'esprit, celui de la conscience, et le principal problème d'interprétation de la mécanique quantique, popularisé par l'expérience de pensée du chat de Schrödinger ? C'est que tous deux mettent localement en échec les oppositions de type sujet-objet dont fait usage la théorie de la connaissance. La conscience primaire n'est pas détachable du fait d'être vécue, et le phénomène en physique microscopique n'est pas désolidarisable du contexte expérimental dans lequel il se manifeste. Les deux problèmes ont cependant été rendus inextricables par un refus habituel de tirer toutes les conséquences de cette remarque. Conditionnés par le préjugé selon lequel le mode descriptif-constatif d'utilisation du langage est universel, la plupart des protagonistes du débat, aussi bien dualistes que matérialistes, ont traité la conscience comme un quasi-objet, et l'" état quantique " comme un attribut d'objet. De là sont nés l'aporie de la relation (de coexistence, d'émergence, ou d'identité) qu'est censé entretenir le quasi-objet conscience avec l'objet cerveau, et le paradoxe d'un chat imaginaire dont l'" attribut " surprenant consiste à être mi-mort mi-vif. De là est venue également une compréhension lacunaire du sens des essais de solution les plus plausibles, comme la décohérence pour le paradoxe du chat de Schrödinger. Une dissolution commune des deux problèmes est alors tentée à travers une conception élargie du langage (associant les enseignements de Wittgenstein à ceux de la pragmatique), et une généralisation de la méthodologie des sciences (consistant à compléter les procédures de la caractérisation objective par celles de la coordination intersubjective).
Biographie: Michel Bitbol, directeur de recherche au CNRS et chargé de cours à l'université Paris I, a reçu une formation de médecin, de physicien et de philosophe. Parmi ses ouvrages: Physique et Philosophie de l "esprit (Flammarion, 2000). De la poésie épique au théâtre, du roman à l'histoire, d'Homère à Saint-Augustin, voici un recueil rassemblant les passages obligés et les morceaux de bravoure des plus illustres récits aux moins connus, pour découvrir les textes fondateurs de la mythologie gréco-romaine."
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Dalmasso Anna Caterina ; Carbone Mauro ; Bodini Ja
La culture humaine a toujours interrogé les pouvoirs des images. Mais qu'en est-il des pouvoirs des écrans ? Oui, ces surfaces intimement liées aux images d'une manière aussi évidente que mystérieuse, et qui montrent et cachent à la fois le visible. Le moment est venu d'interroger également leurs pouvoirs, car c'est précisément notre temps qui, de manière incontestable, nous fait vivre par(mi) les écrans. Cependant, ce même temps nous fait indirectement comprendre que les rapports des êtres humains aux écrans ne sont pas qu'une affaire de notre époque. C'est pourquoi une exploration collective, transhistorique et transdisciplinaire de ces rapports est conduite dans le présent volume par un groupe international de spécialistes en philosophie, culture visuelle, théorie du cinéma et des médias, neurosciences, psychologie et littérature.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.