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De Saint-Denys-Garneau
Biron Michel
BOREAL
24,99 €
Épuisé
EAN :9782764624005
BiographieHors office automne 2015 Informations génériques Titre : De Saint-Denys-Garneau Coll. : EssaiAuteur(s) : Michel Biron Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 novembre 2015Format : 14 x 21 cm Prix : 25 eurosNombre de pages : 456ISBN : 978-2-7646-2400-5 Contenu du livre La vie du poète Hector de Saint-Denys Garneau est depuis longtemps l'objet d'une fascination étrange. Mais que sait-on au juste du destin énigmatique de cet auteur qui, après avoir publié Regards et Jeux dans l'espace à l'âge de vingt-cinq ans, semble s'être éloigné de tout : de son ouvre, de ses amis, de la vie elle-même. Que sait-on de cette existence à la fois très brève (il est mort à trente et un ans) et si remplie de silence ? Toutes sortes de rumeurs ont circulé et continuent de circuler à son propos, certaines fondées, d'autres farfelues. Aussi est-il curieux qu'aucune véritable biographie de Garneau n'ait encore vu le jour pour mettre de l'ordre dans ces récits approximatifs, comme si on préférait entretenir le mystère de son existence fuyante, quitte à l'imputer à des causes extérieures, voire à accuser le Canada français d'avoir été le tombeau du poète. Après avoir recueilli de façon systématique toute l'information disponible sur sa vie, tant intellectuelle que matérielle et affective, notamment autour de sa famille, de ses amis et des femmes qui l'ont entouré, après avoir dépouillé des fonds d'archives récemment ouverts à la consultation, ce qui lui a permis de retrouver un grand nombre de lettres inédites, Michel Biron donne ici la première véritable biographie du poète. Il nous présente un Garneau de chair et de sang, présent au monde et à soi-même, pour qui l'écriture n'aurait su avoir ni sens ni valeur si elle n'aidait pas à mieux vivre. Un contrat moral lie l'écrivain à l'homme de tous les jours : on ne peut connaître celui-là sans s'intéresser à celui-ci. L'auteur Professeur de littérature québécoise à l'Université McGill, Michel Biron a notamment publié L'Absence du maître, Saint-Denys Garneau, Ferron, Ducharme (2000 ; prix Jean-Ethier-Blais), La Conscience du désert (Boréal, 2010) et Le Roman québécois (collection " Boréal Express ", 2012). Il est aussi le coauteur d'une magistrale Histoire de la littérature québécoise (Boréal, 2007 ; prix Gabrielle-Roy et prix Jean-Ethier-Blais). 1
Bertrand Jean-Pierre ; Biron Michel ; Denis Benoît
Parmi les littératures dites francophones, la littérature belge occupe une place particulière. Proches géographiquement et culturellement de la France, citoyens d'un État "jeune", ses écrivains n'ont cessé de chercher à marquer leur différence avec Paris tout en subissant son attraction. C'est une histoire renouvelée de cette littérature (la première publiée en France) qui est proposée ici. Prenant comme point de départ la création de l'Etat belge sous le patronage des puissances européennes en 1830, l'ouvrage, plutôt que de traiter de grandes périodes ou de genres principaux, s'attache à une cinquantaine d'événements relevant tantôt de la vie littéraire au sens strict (publication d'une ?uvre ou d'une revue marquante, signature d'un manifeste...), tantôt du contexte plus largement culturel, politique ou social. Autant d'événements qui permettent de comprendre à la fois l'originalité, l'évolution et les contradictions d'une littérature nationale dont l'identité et la définition ne vont pas de soi. Chaque chapitre se présente sous la forme d'un petit essai et est suivi de rapprochements avec d'autres dates et d'autres pistes de lecture. Le lecteur pourra de cette façon naviguer à sa guise dans le volume. Il peut ainsi aller du 3 février 1856 (où Félicien Rops fait paraître le premier numéro d'Uylenspiegel) à 1995 (quand Une paix royale vaut à Pierre Mertens d'être traduit en justice), en passant par 1893 (date de la mise en scène de Pelléas et Mélisande par Lugné-Poe), 1929 (la naissance de Tintin), 1931 (le lancement de la série des Maigret) ou encore 1966 (les adieux de Brel à la scène)... Au fil de ces explorations, le lecteur rencontrera des noms qui lui sont familiers, tels Maeterlinck, Verhaeren, Simenon, Michaux ou encore Hergé. Cette histoire réunit un nombre important de chercheurs, tant de la Belgique (francophone et néerlandophone) que de l'étranger, qui témoignent de la richesse des études menées aujourd'hui sur la littérature belge
Biron Michel ; Dumont François ; Nardout-Lafarge E
Embrassant l'ensemble des textes littéraires depuis la Nouvelle-France, les auteurs dessinent le portrait de la littérature québécoise en s'attachant aussi bien à la singularité des oeuvres qu'aux transformations du contexte dans lequel elles s'inscrivent. Embrassant l'ensemble des textes littéraires depuis la Nouvelle-France, les auteurs dessinent le portrait de la littérature québécoise en s'attachant aussi bien à la singularité des oeuvres qu'aux transformations du contexte dans lequel elles s'inscrivent. La littérature québécoise n'est plus un projet, comme à l'époque de la Révolution tranquille, mais un héritage de lectures. Ce livre propose à la fois une mise en situation et une relecture des textes littéraires québécois, des origines à nos jours. Il s'appuie sur trois grands principes : faire prédominer les textes sur les institutions ; proposer des lectures critiques ; marquer les ruptures qui distinguent chacune des périodes. On n'a qu'à lire l'Histoire de la littérature québécoise pour découvrir la forte cohérence de ce peuple, toujours partagé entre le mouvement et l'immobilité, la parole et le silence, la révolte et la soumission, la modestie et les rêves continentaux. Dany Laferrière, La Presse
La récente découverte de nombreuses lettres inédites de Garneau est à l'origine du présent essai. Elle invite à une relecture de l'ensemble de sa correspondance, qui ne peut plus simplement être considérée comme un à-côté de l'oeuvre tant elle relie et dynamise tous les morceaux de celle-ci. Peu d'écrivains se sont investis avec autant d'intensité que De Saint-Denys Garneau dans l'écriture épistolaire. Durant sa courte vie (1912-1943), il a écrit des lettres d'amitié et d'amour remplies d'intelligence, d'humour et de pathos, qui révèlent les différentes facettes de son être. Derrière l'écrivain réputé austère et reclus se profile un personnage inattendu, qui aborde de façon très libre et incarnée la question centrale de tous ses écrits : comment être ? Dans l'espace privé de la lettre, sans les contraintes et la retenue imposées par la publication, Garneau trouve un lieu idéal pour s'écrire et construire ce qu'on propose d'appeler sa fiction de soi. Michel Biron est professeur au Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l'Université McGill. Il a publié notamment De Saint-Denys Garneau. Biographie (Boréal, 2015) et a été l'éditeur des Lettres de Garneau (Presses de l'Université de Montréal, coll. "bnm" , 2020).
Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière. S'inspirant en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière qui l'entoure, puis sa découverte de Paris et de la Provence, et surtout la recherche patiente du sens de son art et de sa propre vie. La romancière, qui écrit ce livre au mitan de sa carrière, transforme l'existence de Pierre, ses misères et ses joies, sa soif de beauté et de plénitude, la vision à la fois exigeante et exaltée qu'il se fait de son travail de créateur, en une sorte de fable illustrant non seulement la condition de tout artiste, mais plus particulièrement de l'artiste qu'elle a voulu être elle-même, comme pour se rappeler - et raconter à ses lecteurs - ce qu'est la quête artistique à laquelle elle a voué sa vie. Ce roman a été publié pour la première fois à Montréal en 1961 et à Paris l'année suivante. Sa traduction anglaise a paru à New York et à Toronto en 1962.
Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité. Reconnaître que le Québec est un cas unique dans l'histoire des Amériques, que sa situation linguistique fortement minoritaire au Canada et à plus forte raison sur le continent exige des politiques et motive un souci constant, être conscient des particularités de notre parcours historique - cela ne signifie aucunement que l'on doive se cantonner dans un provincialisme défensif et régressif qui en vient à considérer comme suspecte, voire péjorative, l'idée même d'un Québec ouvert, pluraliste, inclusif. A mes yeux, telle est pourtant l'idée de la nation qui colle le plus à sa réalité présente, et la seule apte à éviter sa stagnation et sa folklorisation. Mon discours n'est pas celui d'un historien, d'un sociologue, d'un politologue, d'un juriste ni même d'un philosophe, bien que toutes ces disciplines me nourrissent et qu'elles occupent une large place dans ma bibliothèque. Mon point de vue sur le monde est celui d'un littéraire et donc d'un généraliste ou, mieux encore, d'un " écologiste du réel " qui considère que le monde que nous habitons est, à portée de langage, une totalité concrète, complexe, diversifiée, qui se maintient dans des interrelations, qui vit et se recrée sans cesse dans des échanges et dont nos discours ont le devoir de faire entendre la polyphonie, les discordances autant que les harmonies. Le Québec dont je parle est imprévisible, mais il commence au seuil de ma porte, dans la proximité des choses et des êtres, dans un équilibre instable qui est, au bout du compte, la seule manière d'exister.