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Les deux maisons. Essai sur la citoyenneté des Juifs (en France et aux Etats-Unis)
Birnbaum Pierre
GALLIMARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782070126828
Les deux Républiques, la Française et l?Américaine, sont depuis leur commencement au c?ur de l?imaginaire politique moderne, suscitant d?innombrables analyses comparatives de leurs vertus et de leur exceptionnalisme : elles s?offrent comme des voies d?accès contraires au bonheur, avec chacune leurs obstacles qui émanent de leur logique propre. La Révolution française, prolongeant l?action de l?État fort, construit un espace public qui s?efforce de laminer toutes les formes d?appartenance identitaire en cantonnant celles-ci au seul espace privé. L?accès à la citoyenneté vaut l?attribution de tous les droits et suppose l?abandon de tous les privilèges, de toutes les fidélités. Cela suppose donc la fin de la nation juive qui se trouve, au contraire, pleinement reconnue en tant que telle par les révolutionnaires américains. Les Juifs français, dès le XIXe siècle, n?ont de cesse de perpétuer des formes de sociabilité qui leur sont propres et limitent la pure et simple assimilation, mais leur intégration leur permet l?accès aux sommets de l?État, selon une mobilité vers l?élite politico administrative sans égale dans l?Histoire. Destin exceptionnel qui a pour revers l?explosion antisémite, de l?Affaire Dreyfus à Vichy. Les Juifs américains ne connaissent en rien ce destin brillant. Leur entrée naturelle dans la nation américaine est limitée à une émancipation formelle et à la reconnaissance de la pérennité de leur culture. Cette légitimité ne vaut qu?à l?échelle de l?État fédéral, et il faudra attendre 1940 pour que les lois fédérales s?appliquent pleinement au niveau des États. Décentralisé, faiblement institutionnalisé et peu différencié de l?Establishment protestant, l?État américain se révèle peu favorable aux Juifs : jusqu?au XXe siècle, les Juifs américains, moqués par la grande presse, se voient refuser l?entrée dans les hôtels, les clubs, les fraternités, les résidences, voire des universités (Harvard, Yale, Princeton). D?où un surprenant paradoxe : l?émancipation à la française ouvre la porte à l?entrée des Juifs comme citoyens dans l?espace public en laminant quelque peu le judaïsme comme toutes les identités autres que nationale ; l?émancipation à l?américaine se révèle davantage propice à l?épanouissement du judaïsme qu?à l?entière reconnaissance des Juifs en tant que citoyens. Après la destruction de la voie allemande par le nazisme, l?extinction du judaïsme d?Europe de l?Est, l?effacement de toute trace de vie juive dans le monde arabe, seuls les modèles français et anglo-saxons demeurent au XXIe siècle les deux derniers paradigmes que suivent les Juifs contemporains de la Diaspora. La construction d?une maison, d?une vie sereine et pleine au sein de chacune de ces deux Républiques s?inscrit donc, à chaque fois, dans une " géographie de l?espoir " faite de promesses distinctes mais aussi de désillusions dissemblables.
De l'Affaire elle-même, on sait tout, ou presque : l'imbroglio politico-judiciaire, la dimension antisémite et antirépublicaine, la portée idéologique. D'excellents ouvrages ont dégagé le rôle des acteurs, petits et grands, volontaires ou involontaires, dans la fabricatioon de ce drame national. Ce qu'en revanche on connaît beaucoup moins, derrière les tréteaux du grand opéra, c'est le véritable impact de l'Affaire dans la France des profondeurs et des réalités sociales, mis à part les "intellectuels" qui ont trouvé là leur naissance officielle. En quoi le paysage politique a-t-il été bouleversé ? Quels affrontements internes au sein des institutions d'Etat, police, armée, magistrature ou corps préfectoral ? Quelles retombées dans les milieux aristocratiques, patronaux, ouvriers ? Quels clivages chez les catholiques, les protestants, les juifs eux-mêmes ? L'approche est ici modeste, et pourtant neuve et décisive : un ensemble de plongées ponctuelles à partir d'une moisson d'archives et de travaux le plus souvent inédits, destinées à renouveler la connaissance historique de ce moment crucial qui pèse encore sur les comportements politiques et sous-tend peut-être toujours des interprétations antagonistes de la nation.
L'histoire politique des Juifs de France s'inscrit tout entière dans un balancement entre le civique et le civil, entre l'espace public et l'espace privé, entre la citoyenneté républicaine et l'attachement à des valeurs spécifiques, entre le bonheur public et le bonheur privé. Elaborant une "conception enchantée de la Révolution" , la plupart se sont montré des patriotes sourcilleux, entièrement dévoués à la République dont le modèle attira longtemps de nombreux immigrants. Déçus sinon trahis par les multiples guerres franco-françaises, de nombreux Juifs se sont éloignés du mythe républicain en cherchant à redéfinir une identité collective. Cette recherche a été facilitée par le recul contemporain du jacobinisme autorisant l'expression des différences et la naissance d'une citoyenneté plurielle. La renaissance actuelle d'une conscience identitaire provient également, de l'affaire Dreyfus au Front national, de l'épanouissement d'un antisémitisme exacerbé, devenant de nos jours, après Carpentras, presque légitime. L'identité politique des Juifs de France, hier comme aujourd'hui, se construit toujours entre l'universalisme et le particularisme : c'est cette perspective novatrice qui guide la recherche collective présentée dans cet ouvrage.
L'événement que constitue la venue au pouvoir de ces nouveaux acteurs parvient-il réellement à transformer la structure, c'est-à-dire la machine étatique si décriée.
Quatrième de couverture Décembre 1894. Alfred Dreyfus, un jeune officier juif, est jugé pour haute trahison. Il est condamné à la déportation perpétuelle et à la dégradation militaire. Quatre ans plus tard, Émile Zola clame l'innocence du condamné. C'est le célèbre «J'accuse». La France s'enflamme. Pour le droit ou pour l'armée ? Les passions se déchaînent. Ce qui s'annonçait comme un fait divers a débouché sur un furieux affrontement : dreyfusards contre antidreyfusards, combattants de la justice contre partisans de l'armée, adeptes des Lumières contre nationalistes et antisémites.En retraçant les épisodes marquants de l'Affaire, Pierre Birnbaum suggère un combat d'une autre ampleur : celui que la République dut livrer contre elle-même.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Résumé : Pour le judaïsme, la première question n'est pas "Qui est Dieu ?" mais "Comment Dieu se révèle-t-il aux hommes ?" Cette interrogation fondamentale, les maîtres y répondent de façon surprenante : Dieu s'est révélé dans un Livre. La tâche primordiale de l'homme est dès lors de lire, d'étudier, de commenter, d'interpréter, de transmettre... Car c'est en interprétant que l'homme peut restituer l'infini du sens et l'Infini de Dieu. Les traces de ce dialogue entre les hommes et Dieu sont déposées dans le Talmud, qui se présente comme un commentaire de la Bible, rédigé entre le IIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle après J.-C. Une prodigieuse rhapsodie de lectures et d'interprétations, toujours formulée au coeur de discussions entre les maîtres, où s'énonce une éthique de la relation à l'autre homme. Depuis quinze siècles, le Talmud est la véritable Bible du peuple juif ; passage obligé de toute interprétation des Ecritures, à la fois sur le plan du droit (halakha) et de la philosophie (aggada), réflexion décisive pour les règles de vie et référence incontournable pour l'intelligence de la Révélation.
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.