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Leur jeunesse et la nôtre. L'espérance révolutionnaire au fil des générations
Birnbaum Jean
STOCK
28,05 €
Épuisé
EAN :9782234058071
Nous n'avons pas vingt ans, nous n'avons pas trente ans, mais déjà dans la bouche un goût de terre brûlée. Car c'est en vain que nous sommes partis en quête de nos aînés. Nous avions rêvé d'un dialogue, et qu'ils nous communiquent le feu qui embrasa leur jeunesse. Au lieu de quoi, ils nous tournèrent le dos, préférant se claquemurer dans une nostalgie stérile: après eux, le désert... Nous voici livrés à nous-mêmes. A l'origine de cet essai, donc, il y a la volonté de se réapproprier un passé, pour en tirer leçons, en notre nom. Sur les espérances révolutionnaires, exercer un droit d'inventaire. Récupérer, avec la génération 68 ou plutôt malgré elle, quelque chose comme un passage du témoin. Cette enquête en filiation, j'ai voulu la mener au miroir d'une tradition singulière (le trotskisme), et donner la parole à des militantes, des militants, célèbres ou anonymes, passés ou présents. Ceux-là n'ont pas toujours évité les tentations autoritaires, mais depuis le combat "antistalinien" jusqu'aux luttes altermondialistes en passant par la solidarité avec les peuples colonisés, ils n'en ont pas moins ancré leur révolte dans un souci vital de transmission. Au creux de leur discours, il s'agit de restituer ce qu'on pourrait nommer une pédagogie de l'émancipation: l'écoute des aînés, le goût pour la chose imprimée, la passion des idées... D'explorer l'élan et l'enthousiasme, d'abord, mais aussi les déchirures intimes: sur les dérives sectaires, par exemple, ou encore sur la question juive. Avec, à l'horizon, cette surprise tout au long du XXe siècle, il s'est trouvé des gavroches de quatorze ans pour se fâcher contre l'injustice du temps présent. Alors, monter à l'assaut du ciel, changer le monde, à quatorze ans? Jadis et naguère, oui, à coup sûr. Hier encore, sans doute. Et maintenant?
Résumé : Il y a quelques années, un Forum Philo Le Monde/ Le Mans entièrement consacré au thème de la "peur" aurait été impensable. Trop étroit, ou trop sombre. Pourtant, lorsque cette idée a été suggérée à l'automne 2016, la réaction a été unanime : ce qui aurait naguère suscité une réticence relevait maintenant de l'urgence. La peur s'imposait comme une évidence. Est-ce un effet des attentats djihadistes ? Le résultat de la précarité sociale, des nouvelles tensions géopolitiques ou des multiples dérèglements climatiques ? Quoi qu'il en soit, la peur est là, multiforme et solide. Plutôt que de l'écarter d'un revers de main en affirmant qu'elle est sans objet ou qu'elle relève d'une orchestration politique (le fameux "gouvernement de la peur"), il convient de l'affronter. L'enjeu importe. En effet, si la crainte est classiquement envisagée comme le ressort du despotisme, la communauté de la peur ne saurait tenir lieu de communauté politique. D'où la nécessité de la surmonter, ou du moins de la déconstruire. Des philosophes, des historiens mais aussi des écrivains, un comédien, un cinéaste et même un artiste de cirque ont tenté de penser cet effroi collectif qui entrave le présent et menace d'annuler l'avenir. Voici le fruit de leurs réflexions.
Résumé : Repousser les frontières ? Le géographe en doute, qui montre le jeu de leur rémanence dans l'histoire, mais ce ne sont pas celles des Etats-nations ; le philosophe s'y emploie, en revanche, en approfondissant la notion de "cosmopolitisme" alors même que des vagues humaines cherchent à fuir la misère et la guerre en trouvant refuge en Europe ; le biologiste nous éclaire en distinguant frontières mouvantes et limites qu'on ne saurait abolir ; le sociologue rappelle pour sa part combien le redécoupage des frontières des disciplines a été fondateur de notre modernité intellectuelle. Le comédien enfin nous apprend à jouer des distinctions entre genres de spectacle.
Le temps, avec l?espace, disait Emmanuel Kant, constitue la «forme a priori» de notre sensibilité : horizon à travers lequel nous faisons l?expérience du monde, il structure notre façon d'aller à la rencontre de ce qui est. Or, selon nombre d?observateurs, la modernité semble désormais compromettre les conditions de cette rencontre. Tout va de plus en plus vite : entre fast-food, speed dating et haut débit, notre époque se distingue par la toute-puissance de la vitesse. Ce qui est en jeu, ici, ce n?est plus seulement l?emballement de l?innovation technique, mais l?accélération du réel lui-même. Telle est l?une des désillusions du progrès : plus nous sommes équipés de machines, d?appareils censés nous faire gagner du temps, et plus nous avons le sentiment d?en manquer. On entendra ici des voix dissidentes : non, il n?est pas inéluctable que dans les relations sociales comme dans la vie intime, en politique comme en amour, notre quotidien soit marqué par l?urgence, que la tyrannie du court terme comprime l?espace, que le triomphe de l?immédiat rende impossible toute vie au présent. La meilleure réponse à la question «Où donc est passé le temps ?» est un éloge de notre liberté de dire «non».
L'amour semble la seule force capable de subvertir la fatalité du destin, de conjurer les sortilèges du social. Pierre Bourdieu y voyait une «trève miraculeuse» qui suspend toute domination; à son tour, en ouverture du 24e Forum Philo Le Monde-Le Mans, Alain Badiou célèbre «l'espace libre ouvert par l'amour»: la grande passion est l'unique chemin non seulement vers une pensée véritable, mais vers un lien authentique avec autrui. Elle apporte un cinglant démenti à l'idée selon laquelle chaque individu recherche exclusivement son propre intérêt.«Je t'aime»: cette simple formule constitue un «défi d'existence» à toute langue humaine; il est l'autre nom de l'éthique, puisqu'il met à l'épreuve notre responsabilité à l'égard d'autrui. Et parce que l'amour, c'est toute une histoire, ce sentiment apparaît inséparable d'un questionnement sur notre rapport au récit, à la fiction et à la littérature.C'est que la raison n'est en rien désincarnée. De plus Platon, elle est aussi et d'abord affect, émotion, élan passionné. Sans jouissance, il n'y a pas de discours. Esquiver l'amour, c'est s'interdire de penser.Cet ouvrage reprend certains des actes du Forum Philo Le Monde/Le Mans, rencontres philosophiques organisées en novembre 2012 par la Ville du Mans et le journal Le Monde, avec: Christine ANGOT (écrivain), Pascal BRUCKNER (essayiste et écrivain), Belinda CANNONE (essayiste et écrivain), Alain FINKIELKRAUT (philosophe et écrivain), Jean-Pascal GAYAN (professeur de sciences économiques), Valérie GERARD (philosophe), Fabrice HADJADJ (philosophe et écrivain), Claude HAGEGE (linguiste), Éva ILLOUZ (sociologue), Julia KRISTEVA (psychanalyste et écrivain), Camille LAURENS (écrivain), Catherine MALABOU (philosophe), Corine PELLUCHON (philosophe), David REBY (biologiste et éthologue), Michel SCHNEIDER (psychanalyste et écrivain), Pierre ZAOUI (philosophe).Déjà parus dans la même collection: Où est passé le temps? Pourquoi rire? Qui sont les animaux?
Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les "terroristes", interrogé. Puis ce sera l?engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l?en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j?irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l?inventerai. Pour qu?il revive. » J.-L.C.Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui.Notes Biographiques : Jean-Luc Coatalem, écrivain et rédacteur en chef adjoint à Géo, a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001, prix des Deux-Magots), Le Gouverneur d?Antipodia (Le Dilettante, 2012, prix Nimier), Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et, chez Stock, Fortune de mer (2015) et Mes pas vont ailleurs (2017, prix Femina Essai).
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d?hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu?il n?était qu?un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l?époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu?est-elle devenue ? L?absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s?exile en Amérique, tournant la page d?une enfance meurtrie.Mais à l?appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l?Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ?Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.Notes Biographiques : Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Elle est l?auteur de romans, de contes et d?essais. Elle préside la fondation WWF France. Son dernier roman, Soudain, seuls, a été un véritable succès. Il s?est vendu dans dix pays, et est en cours d?adaptation cinématographique.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?
Résumé : Du temps de ses exploits sportifs, la presse comparait Thierry Rey à un chat. Et ce chat a bel et bien eu sept vies. Minimum. L'une de celles-ci, épisode traumatique, l'a décidé à raconter les autres, pour rassembler les pièces de son puzzle. Du judo - il fut champion d'Europe, champion du monde et champion olympique - aux plateaux de cinéma. Des grandes années Canal+ au Lagardère Paris Racing. Sa vie sentimentale l'entraînera, sous le septennat de Jacques Chirac, jusqu'aux portes de l'Elysée. Qu'il franchira plus tard en devenant conseiller sport du président Hollande. Après avoir fait campagne pour la candidature victorieuse de Paris aux JO de 2024, il a intégré son comité d'organisation. Des sphères qu'il réexplore sans nostalgie, mais non sans humour. Sept vies, mais portées par une détermination unique.