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L'art du montage. Comment les cinéastes et les monteurs réécrivent le film
Binh N. T. ; Sojcher Frédéric
IMPRESSIONS NOU
17,00 €
Épuisé
EAN :9782874495533
A quoi correspondent les liens entre cinéastes et monteurs ? De quelle manière s'établit et se répartit concrètement le travail entre eux ? Comment, à partir d'exemples concrets, comprendre les différentes strates d'écriture qui se cristallisent au montage ? Qu'est-ce que réécrire un film après le tournage ? Pourquoi certains cinéastes et monteurs décident-ils de poursuivre ou, dans d'autres cas, d'interrompre leur union ? Car c'est bien de couples qu'il s'agit ... Les cinéastes Jacques Audiard, Catherine Breillat, Arnaud Desplechin, Cédric Khan, Patrice Leconte, d'une part, les monteurs et monteuses Laurence Briaud, Pascale Chavance, Yann Dedet, François Gédigier, Juliette Welfing, de l'autre, racontent leurs collaborations. Lire ces témoignages permet d'avoir de formidables leçons de cinéma, et de mieux cerner le côté organique des films, ou comment les différents éléments ne prennent sens qu'une fois assemblés dans un ordre et un rythme parfois différents de ce qui était prévu au départ.
Un monument immédiatement identifiable, une rue familière, l'ambiance d'un café ou du métro disent l'essentiel au spectateur: nous sommes à Paris. Ces décors peuvent bien être dispersés aux quatre coins de la capitale, peu importe! La géographie du cinéma s'affranchit des contraintes pour réinventer une ville tissée de fantasmes et de souvenirs, de peurs et de désirs. Pour autant, le Paris du septième art n'est pas une cité fantôme: du muet aux studios, des productions hollywoodiennes à la Nouvelle Vague, de monsieur Hulot à Amélie Poulain, le cinéma cultive les archétypes et entretient avec constance un petit peuple de chauffeurs de taxi bavards, de prostituées au grand c?ur, de mauvais garçons gouailleurs, de bourgeois suffisants et d'inspecteurs de police au regard un peu las... Comment imaginer Paris sans Parisiens? Dans leurs emplois de prédilection, Jean Gabin, Danielle Darrieux, Sacha Guitry, Arletty, Michel Simon, Jean-Paul Belmondo, Fabrice Luchini ou même Audrey Hepburn leur ont donné un visage... et, plus encore, une âme. Au fond d'une salle obscure, qui n'est prêt à croire, après Garance et Frédérick dans Les Enfants du paradis, que "Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour"?
Comment un scénariste, un réalisateur et un producteur dialoguent-ils ensemble aux différentes étapes d'écriture du scénario? Le scénariste a-t-il besoin d'interlocuteurs de création? Comment un écrivain travaille-t-il pour le cinéma? Comment s'élabore le récit d'un film documentaire? Comment un acteur lit-il un scénario? Quels liens entre scénario, casting et production? Comment le film se réécrit-il au tournage et à la table de montage? Qu'est-ce qu'un scénario? Acteurs, agent, écrivain, monteur, producteurs, réalisateurs (Jean-Pierre Bacri, Claire Blondel, Valeria Bruni-Tedeschi, Romain Campillo, Laurent Cantet, Emmanuel Carrère, Agnès Jaoui, Serge Lalou, Vincent Lindon, Noémie Lvovsky, Stan Neumann, Nicolas Philibert et Carole Scotta) nous font part de leurs expériences et révèlent leurs rapports au scénario. Leurs propos se complètent et montrent qu'il existe plusieurs approches possibles. En partenariat avec le Forum des images et le Master en scénario, réalisation et production de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
N T Dinh est membre du comité de rédaction de la revue Positif sous la plume de Yann Tobin, enseignant de cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, réalisateur de documentaires. Auteur, coauteur ou directeur d'ouvrages (sur Joseph Mankiewicz, Ernst Lubitsch, Ingmar Bergman, le cinéma britannique, Paris au cinéma, la direction d'acteurs, Jacques Prévert, Marcel Carné...), trois fois lauréat du Prix du syndicat de la critique française. Benoît Basirico est journaliste de cinéma spécialisé dans la musique de film. Après des études cinématographiques, il collabore à Studio magazine, puis au site web Evene, à Trois couleurs et Trax. Il dirige depuis 2005 le site Cinezik, dédié à la musique pour le cinéma, sujet sur lequel il intervient tant à la radio (France-Musique) que dans les festivals (Cannes, Angers, Aubagne, Pau...).
Résumé : Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ? ; parfois, ce n'est pas si simple. Les metteurs en scène d'une pièce ont désormais acquis un statut d'auteurs, au même titre que les réalisateurs d'un film ou les chorégraphes d'un ballet : cela ne fait que brouiller un peu plus les frontières. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.
Un professeur de lycée proche de la retraite, Raymond Raymont, participe à un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente, elle va aussi ranimer les souvenirs d'un autre voyage, quarante ans auparavant. Peu à peu affleurent des correspondances étranges, pour ne pas dire totalement improbables, entre passé et présent.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.