Ce recueil de textes choisis, traduits et présentés de Dhoruba Bin Wahad, écrits tout au long des dernières décennies, connecte les luttes du mouvement de libération noire et les analysent en faisant toujours l'effort de les lire à l'aune des réalités matérielles des populations Noires aux Etats-Unis, de la population carcérale, du peuple palestinien et des autres peuples africains du début des années 1970 à aujourd'hui. D'Assata Shakur à Georges Floyd, du rap et de la révolte à la réalité du "nouvel âge de l'impérialisme" , ce recueil prouve que ces luttes, souvent saisies d'un point de vue seulement historique, n'ont jamais cessées. Dhoruba Bin Wahad est aujourd'hui un des plus importants témoins du mouvement Black Power. Militant panafricain, il fut membre du Black Panther Party et de la Black Liberation Army et prisonnier politique aux Etats-Unis pendant 19 ans avant de fonder l'Institut pour le Développement d'une Politique Panafricaine au Ghana.
Résumé : "L'Art de la guerre" de Sunzi (Ve siècle av. J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l'époque des royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l'auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l'activité humaine. L'Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à "L'Art de la guerre" de Sun Bin (milieu du IVe siècle av. J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d'un millénaire. Jusqu'à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l'Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de "L'Art de la guerre" de Sunzi, mais aussi celui de "L'Art de la guerre" de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l'oeuvre disparue.
Ueda Bin (1874-1916) fut à la poésie ce que Sôseki Natsume fut au roman : un maître. Professeur visionnaire de littérature étrangère à l'Université impériale de Kyôto, il fut considéré le plus grand traducteur de poésie européenne de son temps. Son oeuvre majeure, Kaichôon, marqua ainsi profondément son époque et la poésie japonaise contemporaine. A cet égard, son unique roman, Tourbillon, dont il s'agit ici de la première traduction française, apparaît un tournant essentiel dans la carrière de son auteur. Véritable mise en abîme, il est avant tout une réflexion profonde sur la quête de soi et l'identité japonaise.
Carmen Bin Ladin fut l'épouse de Yeslam, l'un des frères d'Oussama Ben Laden. Par amour pour ce jeune homme exotique et raffiné, elle l'a suivi aux États-Unis, où naquit leur premier enfant. Mais tout devient différent lorsque le couple s'installe en Arabie Saoudite. Carmen devient alors le témoin privilégié de l'ascension de l'Organisation Ben Laden, entreprise tentaculaire étroitement liée à la famille royale. Au côté de son mari, elle guette les moindres signes de modernisation du pays. En vain... Elle assiste peu à peu à la fanatisation du royaume, dont l'exemple le plus frappant n'est autre que son beau-frère, le chef d'al-Qaida. Alors elle décide de partir. Pour sauver ses filles du carcan qui va les emprisonner à jamais. Elle croyait tirer un trait sur ce passé, refaire sa vie à Genève... Jusqu'au 11 septembre 2001. « Moi qui m'étais battue pour défendre ma liberté, pour protéger mes filles d'une culture impitoyable qui annihilait leur esprit, leurs visages et leur voix, je me voyais soudain contrainte de me justifier, d'essuyer des menaces de mort. Car, enfin, comment distingue-t-on un Bin Ladin d'un autre? Personne ne peut plus se sentir en sécurité désormais. Mes filles et moi moins que quiconque. J'ai vécu au sein du clan, je connais la société saoudienne, et j'ai peur pour l'avenir. »
Bin-Heng Mary ; Cherbit Framboise ; Lombardi Edith
Ce livre nous parle de rencontres entre accueillantes, professionnelles de centres d'hébergement, et femmes accueillies. Pour ces femmes qui ont été en butte à de grandes violences, à de graves humiliations, sortir de l'isolement, se défaire de la peur et de la honte constitue un trajet difficile. Autant de femmes, autant de parcours, mais rares celles qui pourront trouver leur issue à la violence sans soutien. C'est l'histoire, la mise en place, le déroulement de ce soutien dont ce livre tente de rendre compte. De ce fait, il intéresse un large public, et constitue également un point d'appui pour les praticiens du social confrontés à ces questions. Les auteurs, trois femmes qui travaillent dans des lieux d'accueil de femmes victimes de violence, ne présentent pas de recettes.
- PRIX DU ROMAN GAY 2021 - 28 jours est le premier roman d'un écrivant pédé fabriqué à la fin des années 2010 au moment où il prend un traitement post-exposition VIH. Ce texte explore les sexualités pédées, la question du Sida, de la vie urbaine, du sexe, de l'assimilation des minorités dans le monde contemporain à l'ère post-sida en Occident. 28 Jours ouvre un cycle d'écriture contemporaine et collective (L. Juniper, L. Bertrand...) portée par Terrasses en 2021. J'ai les couilles vides et je commande une autre bière. Mon sperme est parti en fumée dans le siphon des eaux usées. C'est pas si dur de voir le monde en face. Libéré de la mollesse de l'amour médiocre, je laisse brûler le marshmallow au-dessus du feu, ça ressemble à du plastique. J'écris PD sur la condensation de mon verre de bière. Homo c'est pas un mot de passe, homo c'est pas une réponse toute faite. Homo c'est enculé, c'est fils de pute. Homo c'est tapette. Homo c'est jamais à ta botte. Homo c'est les armes à la main.Notes Biographiques : L.Bigòrra
Résumé : Préfacé par Nathalie Quintane, cet ouvrage regroupe le seul essai écrit par Jean Sénac en 1957, Le soleil sous les armes, deux des ses derniers recueils de poésie : A-Corpoème et Les Désordres et un recueil de poésie et d'hommages au poète algérien paru en 1981, Jean Sénac vivant. Jean Sénac, homme de radio, poète et militant politique algérien s'engagea dès le début de la guerre de libération nationale algérienne au côté du FLN. Poète prolifique, il ne cessa de soutenir les droits des peuples, d'écrire contre le colonialisme et l'aliénation tout en encourageant de nombreux jeunes poètes algériens. Attaqué vigoureusement pour son homosexualité mais aussi pour sa liberté de pensée dans une Algérie qu'il voulait ouverte et socialiste, il fut petit à petit mis à l'écart, menacé jusqu'à être assassiné en 1973 à Alger.
Résumé : Dans ce recueil de poésie, L. Juniper essaie d'arracher les couteaux que le monde plante sous les peaux, les griffures du quotidien, les haches de la misogynie ordinaire, les lames du viol... L. juniper, dans son écriture, devient voleuse, une lanceuse de couteau. Elle découpe les grandes étiquettes, les cages, les silences. Elle n'oublie pas de peindre ce qui est beau et ce qui le restera toujours. Les fêtes, les ami. e. s, la jouissance, le vert tendre des feuilles, la joie de la révolte, ce qui s'invente entre des corps qui s'aiment et se respectent. L. Juniper expose dans ces pages une poésie d'action et de combat mais aussi de réparation, une poésie féministe, une poésie païenne parfois, anarchiste parfois, toujours politique qui circule entre manifs, corps désirants et forêts jamais loin d'être un peu magique. Le monde est un couteau est le second ouvrage du cycle écriture collective et contemporaine # 1 proposé par les éditions Terrasses.
Résumé : Dans cet ouvrage hybride regroupant poésie, prose, ballade, théâtre et réflexions, Fatou S. explore les questions de l'intime, de la violence et de ses ripostes nécessaires. Ecrivant depuis presque toujours elle inscrit cette pratique dans le quotidien... d'abord pour soi, parfois pour d'autres mais surtout pour que le récit individuel se partage dans un récit collectif. Fatou S propose dans ses Fragments un aller-retour permanent entre l'intime et le politique. L'écriture devient alors un espace pour affronter un monde toujours plus féroce, permettant de construire un refuge où les mots et la parole ont le pouvoir. Ce livre s'inscrit dans le cycle écriture collective et contemporaine # proposé par les Editions terrasses.