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Otage de marque
Billot Antoine
GALLIMARD
19,00 €
Épuisé
EAN :9782070107070
En 1943, après un régime d'assignation à résidence et d'emprisonnement en France, Léon Blum est déporté dans un relais de chasse, le Falkenhof, une dépendance du camp de concentration de Buchenwald. Il est désormais un " otage de marque " des Allemands qui prévoient de l'utiliser comme monnaie d'échange en cas de défaite. Isolé du monde, étroitement surveillé par le commandant de Buchenwald, Blum partage cet étrange lieu de détention avec un autre otage, qui sera bientôt assassiné. En attendant que son tour vienne, l'exil intérieur est pour Blum le seul refuge possible. En France, Jeanne Reichenbach, sa dernière passion amoureuse, a décidé envers et contre tout de rejoindre en détention l'homme qu'elle aime depuis des années. Elle supplie les cabinets ministériels vichyssois de lui accorder les sauf-conduits nécessaires pour partir en Allemagne. A son arrivée au Falkenhof, Jeanne retrouve un homme détruit. Et dans l'adversité la plus absolue, le dénuement le plus extrême, Jeanne et Blum décident de braver les circonstances et de se marier dans leur prison. Coupés du monde, il ne leur reste plus qu'à espérer le retournement de la guerre en faveur des Alliés. Evacués du jour au lendemain par les Allemands dans une pays en déroute, Jeanne fait preuve d'un sang-froid inouï et Blum découvre ce que son agnosticisme l'empêchait d'admettre : la réalité du monde concentrationnaire et l'ombre cadavérique de quelques-uns des survivants de ce qu'on appellera plus tard la Shoah. Otage de marque est à la fois une situation de huis-clos sur un chapitre totalement méconnu de la vie de Léon Blum et un passionnant roman historique, dans la tradition des livres relatant l'expérience carcérale. L'écriture tendue, littéraire et documentée de Billot, fait revivre remarquablement ces quelques mois passés aux portes de l'enfer, de l'amour énigmatique du vieux Blum pour Jeanne à l'ambiance inquiétante de cette maison située aux abords d'un camp de concentration. Une maison traversée par le froid de la mort, sorte de non-lieu du monde, le symbole des impasses barbares dans lesquelles le XXe siècle s'est engouffré.
A la Realschule de Linz, je fis la connaissance d'un jeune juif avec lequel nous nous tenions tous sur nos gardes. [... ] Je regrette que le chercheur international de vérité qu'il est devenu ne soit pas présent pour tirer enfin les leçons de l'Histoire". Mein Kampf.
Résumé : "C'est aussi que nous nous aimons au point d'aimer mentir ensemble". Arlette Stavisky, épouse d'un des plus célèbres escrocs du siècle dernier, raconte ici sa vie aventureuse. Née en 1903, mannequin d'une grande beauté introduite dans les cercles parisiens par Coco Chanel, elle y rencontre Alexandre Stavisky, financier habile et escroc en pleine ascension. Un amour puissant les unit, jusqu'à la ruine et au suicide de l'homme d'affaires en 1934. Un suicide, vraiment ? Arlette va passer deux ans en prison pour complicité avec son mari tandis que le vent de l'Histoire balaie Paris et l'Europe : émeutes meurtrières de février 1934, Occupation, collaboration... Arlette se compromet, s'acharne à vivre, devient actrice, danseuse, part pour New York, échoue à Porto Rico... A travers ce récit, l'ambitieuse et insaisissable Mme Stavisky laisse transparaître toutes les ambiguïtés de l'époque en même temps qu'une soif de liberté étonnamment moderne.
Un jeune homme, Thomas, découvre un matin qu?il sait des choses qu?il ignorait jusque là savoir:un accident intervenu la veille à l?une de ses collègues de travail, le pseudonyme d?un écrivain dontil n?a jamais lu une ligne, le thème astral d?un philosophe? D?abord intrigué, il devient vite méfiant et prend conscience de ce que les visions qui le renseignent sans prévenir sont l?oeuvre d?un étrange génie qui l?habite et qui met à sa disposition des informations nombreuses et diverses, sur le monde, l?Histoire, sur ses proches, ses parents, sa compagne, en contrepartie d?une altération progressive de son état physique et mental: une première vision lui coûte ainsi un bras, une seconde, une jambe?Plutôt que de demeurer la proie passive de ce génie qu?il baptise « le Phénomène », Thomas, finalement appâté par l?occasion qui s?offre à lui de tout connaître sans rien apprendre, décide denégocier: pour savoir de plus en plus, il accepte donc de ressentir de moins en moins, quitte àdevenir finir paralysé, aveugle, et sourd. S?il n?ignore pas qu?il formera désormais un couplemonstrueux avec le Phénomène, un couple insatiable, seulement occupé à recueillir le plus grandnombre possible d?informations, même les plus futiles, les plus inutiles, c?est sans regret qu?ilabandonne son corps pour rassasier son cerveau.
Résumé : Je me sentis rapidement et pour longtemps coupable de ne pas l'aimer comme un frère et d'être en outre le seul à ne pas l'aimer ainsi qu'il eût fallu ; autour de moi et quoiqu'ils n'y eussent aucun mérite puisqu'ils l'avaient chéri, caressé, embrassé et finalement pleuré, tous offraient uniment le spectacle de l'amour : je me crus différent puisque indifférent. En reconstituant ici le puzzle émietté de Bertrand, je cherche sans doute à contrarier la décomposition continue de la mémoire, son érosion inexorable. Toutefois, je n'oublie jamais que les pièces que je tente méticuleusement d'assembler ne sont pas toutes d'origine ; il me faut plutôt apprivoiser des souvenirs qui me sont étrangers, jouer avec eux comme avec un carton souple, y découper finement quelques fragments aux formes souvent insolites et les glisser secrètement, chapitre après chapitre, parmi les éléments authentiques mais trop, rares que je possède : photographies, prénom, jouet fétiche...
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.