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L'année prochaine à New York. Dylan avant Dylan
Billot Antoine
ARLEA
21,00 €
Épuisé
EAN :9782363081414
Pour entendre le chant pluriel où fusionnent les voix du monde, voix de l'Europe, de l'Afrique, de l'Asie, il faut seulement se taire, s'effacer. L'Amérique n'est pas un pays, non, l'Amérique est une musique. En retraçant l'histoire des familles Greenstein, Solemovitz et Zimmerman qui, émigrant en 1905 pour fuir les pogroms ukrainiens, ont découvert New York et les Grands Lacs, le dénuement du Midwest après la crise de 1929, la poussière de l'Oklahoma durant le Dust Bowl, le racisme, le maccarthisme, et en s'attachant plus particulièrement au destin de l'un des leurs - le jeune Robert Allen Zimmerman, futur Bob Dylan, prix Nobel de littérature -, c'est en réalité l'histoire de l'Amérique qui se donne à lire, celle des pionniers, des immigrants, des hobos, des rednecks, des Indiens et des Noirs : ici naît un chant singulier où, dans le déracinement et l'oppression, le chômage ou la fortune, s'agrègent toutes les voix du Nouveau Monde.
Un jeune homme, Thomas, découvre un matin qu?il sait des choses qu?il ignorait jusque là savoir:un accident intervenu la veille à l?une de ses collègues de travail, le pseudonyme d?un écrivain dontil n?a jamais lu une ligne, le thème astral d?un philosophe? D?abord intrigué, il devient vite méfiant et prend conscience de ce que les visions qui le renseignent sans prévenir sont l?oeuvre d?un étrange génie qui l?habite et qui met à sa disposition des informations nombreuses et diverses, sur le monde, l?Histoire, sur ses proches, ses parents, sa compagne, en contrepartie d?une altération progressive de son état physique et mental: une première vision lui coûte ainsi un bras, une seconde, une jambe?Plutôt que de demeurer la proie passive de ce génie qu?il baptise « le Phénomène », Thomas, finalement appâté par l?occasion qui s?offre à lui de tout connaître sans rien apprendre, décide denégocier: pour savoir de plus en plus, il accepte donc de ressentir de moins en moins, quitte àdevenir finir paralysé, aveugle, et sourd. S?il n?ignore pas qu?il formera désormais un couplemonstrueux avec le Phénomène, un couple insatiable, seulement occupé à recueillir le plus grandnombre possible d?informations, même les plus futiles, les plus inutiles, c?est sans regret qu?ilabandonne son corps pour rassasier son cerveau.
Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu'une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre: l'auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière? Les uns et les autres: aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.
A la Realschule de Linz, je fis la connaissance d'un jeune juif avec lequel nous nous tenions tous sur nos gardes. [... ] Je regrette que le chercheur international de vérité qu'il est devenu ne soit pas présent pour tirer enfin les leçons de l'Histoire". Mein Kampf.
Résumé : "C'est aussi que nous nous aimons au point d'aimer mentir ensemble". Arlette Stavisky, épouse d'un des plus célèbres escrocs du siècle dernier, raconte ici sa vie aventureuse. Née en 1903, mannequin d'une grande beauté introduite dans les cercles parisiens par Coco Chanel, elle y rencontre Alexandre Stavisky, financier habile et escroc en pleine ascension. Un amour puissant les unit, jusqu'à la ruine et au suicide de l'homme d'affaires en 1934. Un suicide, vraiment ? Arlette va passer deux ans en prison pour complicité avec son mari tandis que le vent de l'Histoire balaie Paris et l'Europe : émeutes meurtrières de février 1934, Occupation, collaboration... Arlette se compromet, s'acharne à vivre, devient actrice, danseuse, part pour New York, échoue à Porto Rico... A travers ce récit, l'ambitieuse et insaisissable Mme Stavisky laisse transparaître toutes les ambiguïtés de l'époque en même temps qu'une soif de liberté étonnamment moderne.
Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C'est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d'une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles ou cruelles, instants de vie saisis sur le vif de l'émotion. Amants heureux ou malheureux, vieux solitaires, filles à la recherche de leur mère, de leur père, comédien en attente de rôle, si divers que soient ses personnages, l'auteure pose sur eux un regard dont la lucidité se nuance toujours de tendresse et de poésie. Ne quittez pas, on parle de vous ! Ne quittez pas ! est le douzième livre de Marie Sizun.
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
Ce livre est tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. A 5 ans, Hélène Lanscotte reçoit le premier prix de gourmandise. La récompense détrône le péché. Sa vie sera gourmande, exigeante en goûts, curieuse de toutes les saveurs et de tous les mets. Manger a toujours été un acte simple, naturel et vital pourtant jamais une telle évidence n'aura été disséquée, analysée et cataloguée. Regarde comment tu manges et tu sauras qui tu es. Ce pourrait être l'exergue de ce livre, tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. De la pinailleuse qui cache son jeu au glouton qui semble jouer sa vie à chaque repas, des habitudes de cuisine aux recettes transmises de génération en génération, elle dresse un panorama sensible et gourmand de ces comportements alimentaires, et ce faisant, parle de la vie tout court. Elle oscille sans cesse entre le coup de fourchette et le coup d'oeil, débusquant celle qui n'aime pas, celui qui déguste, ou encore celui qui fait de chaque repas une cérémonie immuable. De quelques miettes, elle fait son essentiel, comme si manger était bien plus que se nourrir, mais aussi se dire et se dévoiler.
Chez nous, c'est-à-dire dans notre famille, toute maladie était mortelle. Toute maladie sauf l'angine, qui était sans équivoque à cause de ses petites plaques blanches... Une fille de médecin grandit avec le Vidal et la peur panique de savoir que toute maladie est potentiellement mortelle. Sont alors passées au tamis de la cellule familiale les grandes terreurs du possible et de l'improbable des infections et bactéries qui nous cernent en permanence. Pathologies est l'aveu d'une délicieuse et bouleversante hypocondriaque : le cours des jours épouse alors la trame d'un film noir !