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La Trahison au Moyen Age. De la monstruosité au crime politique (Ve-XVe siècle)
Billoré Maïté ; Soria Myriam
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753509504
La trahison est une préoccupation constante de la société médiévale, difficile à appréhender à des siècles de distance car ses acceptions sont fluctuantes et ses visages multiples. Réunis en congrès à Lyon au mois de juin 2008, plusieurs chercheurs - historiens des textes et des images, littéraires, juristes, épigraphistes - travaillant sur l'ensemble des Ve-XVe siècles, ont croisé leurs approches pour parvenir à cerner ce que les hommes du Moyen Age considéraient comme trahison et quel était le contenu de leur discours sur le sujet. La présente synthèse regroupe leurs contributions et fait état de leurs réflexions et de leurs conclusions. Dans une société très normalisée comme l'est la société médiévale, la trahison apparaît toujours sous les traits de la monstruosité. Furtive, elle s'ourdit à l'abri des regards, brouille les repères, subvertit l'ordre social. Elle transgresse les liens familiaux, amicaux, sociaux ou politique sur lesquels repose l'équilibre du monde et met clairement en péril le salut de l'humanité. Elle hante les relations entre les hommes en tant que réalité objective ou fantasme. Les réactions qu'elle suscite sont multiples: répulsion, haine, peur, désir de vengeance... Il faut punir le traître afin de purifier la société de la souillure, donner un caractère exemplaire à son châtiment afin de dissuader mais peut-être aussi envisager sa réhabilitation et son pardon. La trahison approchée dans sa diversité et sa multiplicité apporte, ici, un éclairage singulier sur les relations sociales au sein de la société médiévale.
Dès le milieu du XIIe siècle, les Plantagenêt dominent un empire immense. Au coeur de cet ensemble, la Normandie représente un enjeu politique et stratégique majeur et il est essentiel que l'aristocratie y soit soumise et fidèle. Du point de vue de la monarchie-angevine, elle le sera, de gré ou de force ! De gré, parce que les liens affectifs sont une réalité entre le duc et ses vassaux, que beaucoup entretiennent une familiarité avec lui, qu'ils collaborent activement à la défense et à la gestion du duché et, enfin, que le discours idéologique dans lequel ils baignent prône les valeurs chevaleresques, les notions d'engagement et de foi. De force, parce que garder la loyauté des hommes n'est pas toujours facile. Les Plantagenêt appliquent, à l'encontre de leurs vassaux, une politique oppressive : ils traquent la trahison, punissent, surveillent, contrôlent et exigent... Le mécontentement gronde. Il faut le charisme d'un Richard Coeur de Lion pour maintenir le dévouement d'hommes préoccupés par la préservation de leur patrimoine et leurs propres stratégies de pouvoir. Les relations entretenues entre le duc et les nobles normands sont la clé pour comprendre les choix de ces derniers au moment de la conquête du duché en 1204. Sous le règne de Philippe Auguste c'est encore cette même problématique de la soumission et de la fidélité qui se pose. La dialectique aristocratie/pouvoir, placée au coeur de l'étude de Maïté Billoré, apporte un éclairage particulier sur la féodalité normande, donne l'occasion de poser la question de la construction identitaire et permet aussi d'appréhender le processus, étonnamment précoce ici, de socio-genèse d'un groupe social.
Résumé : Bellah et Houarn sont promis l'un à l'autre depuis la plus tendre enfance. Mais à la mort de leurs parents, ils doivent servir la soeur de Houarn et son mari, couple détestable. Le jeune homme décide alors de chercher fortune plus au sud. En chemin, il entend parler d'une étrange femme aux richesses immenses, que plus d'un aventurier déjà a tenté de saisir, sans jamais revenir de son île enchantée.
Bolloré Gwenn-Aël ; Bolloré-Laborde Anne ; Bolloré
Gwenn-Aël Bolloré a été l'un des cent soixante-dix-sept Français qui ont débarqué en Normandie le 6 juin 1944. Ces volontaires du commando Kieffer étaient intégrés au quatrième commando britannique sous l'autorité du général de brigade Lord Lovat. La mission de cette unité d'élite consistait durant ce "jour le plus long" à neutraliser le casino-bunker de Ouistreham avant de prendre le contrôle de la ville, puis à faire la jonction avec les troupes aéroportées du général Gale qui tenaient le - désormais célèbre - Pegasus Bridge : une promenade de dix-sept kilomètres sous le feu de l'ennemi. L'objectif fut atteint au prix de pertes sévères. Ce livre nous raconte, de façon vivante et émouvante, l'odyssée de Gwenn-Aël Bolloré, alors âgé de 18 ans, qui avait choisi de gagner l'Angleterre et de s'engager dans les commandos de fusiliers marins. Grâce à ce témoignage sur l'une des plus audacieuses et des plus grandes opérations militaires de tous les temps, nous pouvons mieux imaginer ce que furent ces journées décisives.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.