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Le Juif de service
Biller Maxim ; Mannoni Olivier
OLIVIER
19,30 €
Épuisé
EAN :9782879297583
Un juif d'occasion n'est pas le récit chronologique d'une vie mais plutôt un collage d'histoires de famille, de portraits d'amis ou de rivaux, de questions sur la littérature et sur la polémique, de réflexions sur son identité juive en Allemagne, laquelle devrait tendre vers une normalité à mi-chemin entre assimilation et exclusion volontaire. Biller est une épine dans le pied des Allemands qu'il aimerait aider à redevenir eux-mêmes "après des années d'auto-dénégation". Et il est juif "depuis le jour où il a découvert le plaisir qu'il prenait à embarrasser les autres avec le fait d'être juif". Ce livre raconte donc la tragi-comédie d'un Juif, qui ne cesse de s'entendre dire qu'il ne devrait pas revendiquer de l'être. Que Maxim Biller se mette à écrire, et l'on comprend vite qu'il n'est pas homme à se taire. C'est là que commencent (pour lui) les ennuis et (pour ses lecteurs) un récit, à la fois drôle et acide, provocant et touchant, car l'auteur qui aime la polémique est doté d'un humour féroce. Il se souvient de ces années où, étudiant, il retrouvait dans le Jardin anglais de Munich sa bande d'amis, dont il était malgré lui le "Woody Allen". Il affectionnait particulièrement les personnages "hystériques, drôles et tyranniques", non sans ressemblance avec sa propre famille. Il évoque aussi les années 80, la Pop et la Nouvelle Vague, les livres de Boris Pasternak et Mordecai Richler, les chroniques de Bob Dylan, ses fréquents séjours en Israël, etc. Ajoutons que cet autoportrait s'inscrit dans la tradition du portrait de l'artiste en grand mélancolique, que l'auteur conclut ainsi: "A 20 ans on sait tout, à 30 on le sait vraiment, et à 40 on ne sait plus rien."
Des hommes et des femmes se rencontrent, plutôt aux heures du crépuscule, à Berlin, Hambourg, Munich, Prague ou Tel Aviv. Ils s'enflamment, sans pour autant poursuivre leur chemin ensemble. Ils ont beau être assis, voire couchés, côte à côte, ils restent étrangers l'un à l'autre. Un homme persuadé que sa fiancée est venue lui annoncer leur rupture guette chacun de ses mots, s'habitue peu à peu à cette idée, s'en trouve presque soulagé, lorsqu'elle sort du salon pour s'allonger sur son lit où elle l'attend. Deux Israéliens à Prague repoussent leur ennui et leur sentiment d'étrangeté en faisant l'amour sur fond de musique israélienne. Un homme s'inquiète soudainement pour la vie de sa bien-aimée et la trouve morte dans la baignoire de son ex-amant... Qu'ils se rencontrent par hasard ou se fréquentent depuis longtemps, qu'ils multiplient les aventures ou vivent une grande passion, tous les personnages de ce recueil attendent de l'autre plus que ce qu'ils sont prêts eux-mêmes à offrir. Tous tendent vers un même idéal: le véritable amour. Les 27 nouvelles de ce recueil, qui brillent par leur intelligence et leur humour, sont autant de variations autour du thème éternel de l'amour, ou plutôt du "non-amour", de l'impossibilité à être heureux ensemble. Peu d'action, de nombreux dialogues, des fins ouvertes: à travers ses "instantanés", Maxim Biller parvient à fixer les contours flous des situations amoureuses qu'il met en scène, il attrape l'éphémère de l'amour et montre qu'un instant de bonheur peut aussi porter du tragique en soi.
Résumé : A quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2, 4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption. Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.
Résumé : Décembre 1930, vacances de Noël. Gibbsville, petite bourgade tranquille de Pennsylvanie, est en pleine effervescence. On y danse et on y boit, dans les bars louches comme dans le milieu très fermé de l'élite locale. Parmi les membres de cette élite se trouvent Julian et Caroline English. En pleine réception, Julian lance le contenu de son verre à la figure de Harry Reilly, sans raison apparente... simplement par agacement. Sans qu'il le sache, ce geste impulsif vient de précipiter Julian English dans une spirale autodestructrice qui va durer quarante-huit heures : après avoir cherché secours dans l'amour de sa femme et de ses amis, dans l'alcool, dans la fuite, il aura finalement à se rendre à ce " rendez-vous à Samarra ", qui est un rendez-vous avec la mort.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Résumé : "Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase ? sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête". Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié ? l'amour ? ? d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.
Ma patrie, c'est le langage" : cette formule de Jorge Semprún pourrait servir de titre à chacun des onze essais ici réunis. Extraits de trois recueils publiés aux alentours des années 2000 et qui constituent un univers de résonances, ces essais relèvent à la fois de l'étude linguistique - notamment entre le roumain et l'allemand -, de la réflexion poétique - sur le pouvoir des mots, qui peuvent surgir quand on s'y attend le moins - et du témoignage historique d'une exilée politique. Les lecteurs de Herta Müller y découvriront un ton parfois très personnel, où le récit de la Roumanie des années Ceausescu s'appuie sur certains événements privés bouleversants. Mais ce recueil peut également se lire comme une formidable entrée dans l'oeuvre de la lauréate du prix Nobel de littérature, tant il présente en un seul ouvrage le terrible tableau d'une société servant de matériau à la romancière, le rapport au langage singulier de la poétesse découpant des mots dans le journal, et la pensée analytique fulgurante de la théoricienne.
Résumé : Ce sont les récits des dix dernières années. Parmi eux, des oeuvres très développées, telles que La Salle n° 6, Trois années, etc., que gouverne toujours l'irrésistible simplicité tchékhovienne. Même lorsque se sent l'influence du théâtre - La Maison à Mezzanine aurait pu faire une excellente pièce, et le cinéma a "visualisé" sans peine La Dame au petit chien -, subsiste la règle d'or de la discrétion et de la vérité.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Poésie lyrique - Poèmes narratifs - Prose - Essais autobiographiques - Le Docteur Jivago. Traduit du russe par Michel Aucouturier, Hélène Chatelain, Jean Durin, Gilles Gache, Benjamin Goriely, Hélène Henry, Jean-Claude Lanne, Anne Laurent, Françoise Lesourd, Martine Loridon, Ève Malleret, André Markowicz, Louis Martinez, Catherine Perrel, Valérie Posener, Jacqueline de Proyart, Andrée Robel, Satho Tchimichkian, Vardan Tchimichkian, Alain Thevenard, Laure Spindler-Troubetzkoy et Hélène Zamoyska. Édition de Michel Aucouturier.
TOME I : André Kolossov - Les Trois portraits - Un Bretteur - Le Juif - Pétouchkhov - Mémoires d'un chasseur - Le Journal d'un homme de trop - Trois rencontres - Moumou - L'Auberge de grand chemin - Deux amis - Les Eaux tranquilles - Une Correspondance - Jacques Passynkov - Roudine. Appendice : Le Bureau particulier du domaine.