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Marais poitevin. Rencontres de la terre et de l'eau
Billaud Jean-Paul
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782858023936
Les abbayes au XIIe siècle, les Hollandais au XVIIe, puis l'Etat de plus en plus entreprenant depuis la Révolution, qu'est donc ce territoire pour mobiliser ainsi de tels acteurs ? Une terre où l'eau est la base de toute activité sociale et productive, des hiérarchies entre les groupes sociaux, des conflits comme des solidarités : une zone humide parmi les plus importantes en France, le Marais Poitevin. Dans cet écosystème fragile où l'eau interdit les stratégies individuelles et éclatées, la diversification croissante des usages provoque une crise profonde du rapport entre les hommes et le milieu naturel. Pour les uns, l'eau est un atout qu'ils veulent conserver dans leur jeu sans pour autant s'en donner les moyens, pour d'autres, l'eau est une contrainte qu'il faut éliminer ou rendre insignifiante. Alors, compte tenu de la rupture des solidarités, un territoire où l'individualisme est le principe organisateur de l'hydraulique est-il concevable ? Partant de cette question qui partage utilisateurs ou aménageurs sur l'opportunité de l'assèchement des marais, l'auteur entreprend de faire apparaître les mécanismes sociaux et écologiques qui ont produit le découpage de ce territoire en un espace desséché et un espace mouillé. Loin de révéler un âge d'or où l'homme vivait en harmonie avec la nature, cette analyse socio-historique montre en quoi les logiques successives d'utilisation des ressources dans chacun des écosystèmes sont toujours une réponse à la nécessité d'une gestion collective du milieu. On comprend mieux alors la crise contemporaine d'un système social incapable d'assurer la gestion des écosystèmes fragiles autrement que par le recours à l'Etat. Bref, un livre essentiel pour ceux que l'histoire étonnante de cette région interroge comme pour ceux que préoccupe le devenir des zones humides.
Peut-on parler? Qu'est-ce que l'expression? Quel est l'effet d'un langage? Paulhan ne s'interroge pas sur l'origine du sens, il n'est pas en quête de la langue originelle. Il a, comme personne, le sens des contradictions. Il est des premiers, en 1907, à parler de Freud, mais il se refuse à faire crédit à la psychanalyse. En matière de langage, il a eu les meilleurs maîtres, mais il doute radicalement de la possibilité d'une linguistique. Pour le reste il se soucie comme d'une guigne du cloisonnement des disciplines, et ne paraît se préoccuper de logique, de psychologie, de sociologie ou de sémantique que pour mieux s'adresser aux poètes eux-mêmes. L'exercice de la raison s'est mué pour lui en une expérience de la saveur. Il sait suspendre ses réponses pour maintenir la force d'une seule question - ses précautions en ce sens sont étincelantes. C'est qu'il s'agit de nos façons de parler - et de celle des Malgaches. Paulhan ne s'en moque pas, il les passe au crible. Contrairement à la plupart des écrivains contemporains, il ne croit pas que le reproche que l'on fait aux lieux communs tienne debout. C'est aussi que, pour lui, il n'est pas d'autre sens à l'attention portée au langage que l'effort de lucidité d'un esprit. Tel est le mouvement général du présent volume, dans une nouvelle édition, entièrement renouvelée. Il part d'une réflexion exigeante sur les raisonnements quotidiens, poursuit avec les poèmes et les proverbes de Madagascar, enjambe la guerre, débouche dans les parages de Dada et du surréalisme, saisit le haiku japonais comme une occasion poétique inespérée, file enfin du côté de la réflexion pure, à propos du sort que la critique fait aux grammaires, aux dictionnaires et à la rhétorique, par-delà Les Fleurs de Tarbes, qui figureront au tome troisième. En attendant, la poésie lui est une clé, qui joue sur le langage. Critique de la critique et critique du langage, Paulhan dénie d'abord à la métaphysique la faculté de répondre à toutes les questions. Il sort d'un cercle, celui des analystes et des logiciens, mais son génie consiste à savoir écouter, contre une bonne partie de lui-même, ce que disent les enfants de la balle et de la métaphore. Biographie de l'auteur Bernard Baillaud est né en 1959. Il est docteur de l'université de Paris IV-Sorbonne, membre du conseil scientifique de l'IMEC et président de la Société des lecteurs de Jean Paulhan. Il enseigne. Il collabore notamment aux Cahiers Diderot et à la revue Théodore Balmoral.
Billard Michel ; Grehaigne Jean-François ; Laroche
Cet ouvrage offre aux professeurs d'éducation physique une source de réflexion s'appuyant sur les pratiques novatrices actuelles et des données théoriques. Il propose une démarche permettant, après avoir observé les élèves, de déterminer les thèmes d'étude les plus urgents à aborder pour répondre aux problèmes identifiés. Il s'agit, ensuite, de construire des situations en relation avec ces problèmes, puis de concevoir les évaluations correspondantes. En exposant une méthodologie basée sur une démarche théorique explicite partant des faits de terrain, cet ouvrage peut aider tous les formateurs soucieux de mieux fonder leur enseignement des sports collectifs.
Résumé : L'Histoire de France, c'est avant tout une longue épopée faite de soubresauts, de renversements de royauté, de révolutions, de grandes lois, de batailles mémorables. Ce sont aussi de grands hommes et de grandes femmes ayant façonné le pays. Rédigée avec la plus grande rigueur historique, cette chronologie illustrée et très visuelle raconte l'Histoire de France avec clarté et précision. Plus aucune date ne vous échappera !
Biographie de l'auteur Philosophe et politicologue de réputation internationale, Charles Taylor est professeur à l'Université McGill de Montréal. En plus de nombreux articles marquants, il est l'auteur d'ouvrages majeurs dont Hegel et la société moderne, Les sources du moi : la formation de l'identité moderne et Grandeur et misère de la modernité
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.