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LE SPECTRE DE L'EXTREME DROITE. Les Français dans le miroir du Front National
Bihr Alain
ATELIER
17,04 €
Épuisé
EAN :9782708233508
Toutes les observations le confirment : les idées de l'extrême droite gagnent de larges franges de l'opinion française. Inexistant au tout début des années 1980, le Front National occupe désormais une place-clé sur l'échiquier politique. Comment en est-on arrivé là ? Quel mouvement de fond a affecté la société française pour se voir ainsi hantée par le spectre de l'extrême droite ? Scruter la France dans le miroir du Front National telle est l'ambition de cet ouvrage. L'auteur y considère le partie lepéniste comme un miroir grossissant de l'état critique des rapports sociaux. Il explique ainsi pourquoi la crise de la société française, dans ses multiples dimensions matérielles, institutionnelles et symboliques, alimente l'extrémisme de droite. En dépassant la simple description ou la dénonciation incantatoire de la montée du Front National, ce livre incite à penser le phénomène FN afin de trouver une issue politique capable de le combattre réellement. Il s'agit, en définitive, de refonder un mouvement social émancipateur et une alternative politique globale qui soient à la hauteur des défis de notre époque. Faute de quoi les tendances régressives et réactives de l'extrême droite nous broieront impitoyablement.
Quand Alain Bihr écrit ce livre, en 1986, la gauche française, vainqueur des élections présidentielles et législatives en 1981, vient d'être battue, et Jacques Chirac devient le premier ministre de François Mitterrand. Pour lui, l'arrivée de la gauche au gouvernement en 1981 a inauguré une nouvelle époque dans la vie politique française, et son analyse sera entièrement validée au cours des années suivantes : en France, comme dans les autres pays occidentaux, et, aujourd'hui, dans les anciens pays sous domination soviétique, des partis de gauche peuvent bien succéder à des partis de droite à la tête du gouvernement, ils ne chercheront en aucun cas non seulement à rompre avec les lois du système capitaliste, mais ne s'attaqueront pas non plus sérieusement aux privilèges des classes possédantes. On trouvera dans ce livre une analyse détaillée des origines de la politique menée par le Parti socialiste, de ses fondements sociaux et, plus largement, des conditions qui l'ont amené à abandonner toute référence, même purement verbale, au socialisme, tandis que la droite cherchait son renouvellement dans une approche néolibérale.
Ce deuxième tome de "Le premier âge du capitalisme" est intitulé "La marche en avant de l'Europe occidentale vers le capitalisme". Il analyse méthodiquement les voies et les formes sous et lesquelles se poursuit, du 15e au 18e siècle, la transition de l'Europe occidentale du féodalisme au capitalisme, sous l'impulsion de l'expansion commerciale et coloniale outre-mer dont a traité premier tome, "L'expansion européenne". S'arrêtant notamment sur le déploiement multiforme de la manufacture, les prodromes de l'industrie mécanique, la formation des premiers marchés proprement capitalistes, la mise en oeuvre des politiques mercantilistes, mais loin de s'en tenir aux seuls aspects économiques de ce processus pluriséculaire, il en scrute tout aussi bien les facettes sociales, politiques et culturelles. Il comprend donc des développements consacrés : à la transition d'une société d'ordres à une société de classes ; à la formation d'un nouveau type d'Etat, dont la monarchie absolue est le principal mais non pas le seul avatar ; à ces révolutions culturelles majeures qu'ont été la Réforme, la Renaissance et les Lumières ; enfin à l'émergence d'un nouveau type d'individualité cultivant son autonomie, appelé à un bel avenir dans les âges ultérieurs du capitalisme.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Où en est la situation des femmes en France ? S'achemine-t-on vers plus d'égalité entre hommes et femmes ou assiste-t-on simplement à un déplacement des anciennes inégalités ? Sur la base de données disponibles, notamment statistiques, clairement présentées et commentées cet ouvrage passe en revue l'ensemble des transformations survenues au sein des rapports entre hommes et femmes. Il répond ainsi à quelques questions simples mais cruciales : comment expliquer la meilleure scolarité des filles ? Pourquoi le travail à temps partiel est-il un piège pour les femmes ? En quoi le mariage favorise-t-il la carrière des hommes et entrave-t-il celle des femmes ? Pourquoi les femmes sont-elles encore si peu présentes dans l'espace public ? En explorant ainsi les différents domaines où se nouent les rapports sociaux de sexe, ce livre met en évidence le caractère contradictoire de la situation actuelle des femmes dans la société française : leur potentiel d'autonomie grandit mais les discriminations perdurent. Un ouvrage indispensable à tous ceux, hommes et femmes, qui ne se résignent pas à constater l'inégalité de leurs rapports.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?