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Entre bourgeoisie et prolétariat : l'encadrement capitaliste
Bihr Alain
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782738403445
Cet ouvrage poursuit un projet apparemment simple apporter la démonstration de l'existence au sein du mode de production capitaliste, c'est à-dire sur la base du capital comme rapport de production et de son procès global de reproduction, d'une troisième classe, intermédiaire entre la classe capitaliste et le prolétariat, et cependant aussi distincte de l'un et de l'autre que ceux-ci le sont entre eux ; donc montrer que la structure de classe des formations sociales capitalistes met aux prises non pas deux mais trois classes fondamentales, en plus des diverses classes et fractions de classes d'origine précapitaliste que le développement capitaliste tout à la fois tend à détruire et contradictoirement reproduit en les intégrant sous un mode souvent dégradé (grands propriétaires fonciers, petite paysannerie, petite bourgeoisie urbaine. etc) , et partant, déterminer la puce et le rôle de cette troisième classe dans le processus historique de la lutte des classes depuis un siècle, dont bon nombre de péripéties parmi les plus importantes et les plus étonnantes ne semblent pouvoir s'expliquer, entre autres facteurs, que par la présence de ce "troisième larron" de l'Histoire. Cette troisième classe, nous la nommerons : la classe de l'encadrement capitaliste. Il ne s'agit pas seulement du personnel d'encadrement des entreprises capitalistes, mais aussi bien de celui des appareils d'Etat, des professionnels de la vie syndicale et politique, des animateurs sociaux et culturels. etc. Bref de tous ceux qui, dans la division sociale du travail se voient confier les tâches d'encadrement (d'organisation, de conception, de légitimation, de contrôle) des groupes sociaux, des pratiques sociales, des rapports sociaux, dont la fonction générale est d'assurer la reproduction globale du capital, c'est-à dire sa domination non pas sur le seul acte social de travail, mais plus largement sur la société dans son ensemble.
Quand Alain Bihr écrit ce livre, en 1986, la gauche française, vainqueur des élections présidentielles et législatives en 1981, vient d'être battue, et Jacques Chirac devient le premier ministre de François Mitterrand. Pour lui, l'arrivée de la gauche au gouvernement en 1981 a inauguré une nouvelle époque dans la vie politique française, et son analyse sera entièrement validée au cours des années suivantes : en France, comme dans les autres pays occidentaux, et, aujourd'hui, dans les anciens pays sous domination soviétique, des partis de gauche peuvent bien succéder à des partis de droite à la tête du gouvernement, ils ne chercheront en aucun cas non seulement à rompre avec les lois du système capitaliste, mais ne s'attaqueront pas non plus sérieusement aux privilèges des classes possédantes. On trouvera dans ce livre une analyse détaillée des origines de la politique menée par le Parti socialiste, de ses fondements sociaux et, plus largement, des conditions qui l'ont amené à abandonner toute référence, même purement verbale, au socialisme, tandis que la droite cherchait son renouvellement dans une approche néolibérale.
La crise sanitaire mondiale du Covid-19 révèle une double crise : celle du système capitaliste qui provoque la pandémie et est incapable de l'endiguer et celle des forces anticapitalistes bien en peine pour apporter une alternative. L'ouvrage n'a d'autre ambition que d'exposer quelques thèses concernant l'un et l'autre de ces deux aspects de la crise et de contribuer ainsi à la discussion qui s'est amorcée à ce sujet. Un examen sans concessions et des pistes pour sortir du cauchemar.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.