Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Charlie Chan
Biggers Earl Derr
BOUQUINS
21,50 €
Épuisé
EAN :9782221069028
1220pages. in8. Broché. Quarante-neuf films de 1926 à 1949; une bande dessinée inaugurée en 1938, des dizaines d'émissions de radio ont propagé le mythe du Chinois Charlie Chan, détective sentencieux et sympathique, dont la source se trouve dans les six romans d'Earl Derr Biggers: La Maison sans clef (1925), Le Perroquet chinois (1926), Derrière ce rideau (1928), Le Chameau noir (1929), Charlie Chan à la rescousse (1930) et Le Gardien des clefs (1932). Avec Charlie Chan, de la police d'Honolulu, le crime pénètre dans un univers feutré et fleuri comme celui d'une pagode. Ayant servi comme maître d'hôtel avant d'entrer dans la police, Charlie Chan est un véritable précurseur du commissaire Maigret. Comme lui, il débusque l'assassin en reconstituant la psychologie et le passé de la victime. Toujours en attente d'un enfant qui va agrandir sa nombreuse famille, Charlie Chan garde sang-froid et courtoisie, jusqu'envers un perroquet, supprimé parce qu'il connaissait le nom de l'assassin. Ne dit-il pas: "Le Chinois se considère comme un grain de sable sur le rivage de l'éternité, d'où sa modestie." Envers lui-même et envers les autres: "Ne prodiguons pas les louanges sans discernement. Si personne n'avait complimenté l'âne sur sa voix harmonieuse, il ne se ferait pas entendre." Ce policier à l'efficacité redoutable cultive les sentences comme d'autres les fleurs.
Résumé : Un collier de perles d'une valeur inestimable convoité par un millionnaire californien dont les comportements équivoques soulèvent les suspicions les plus invraisemblables, un ranch situé en plein désert autour duquel rôdent les personnages les plus étranges, un meurtre dont on ne connaît ni la victime ni le coupable, telles sont les premières pièces de cette mystérieuse affaire pleine d'imprévus et de rebondissements que le célèbre détective de la police d'Honolulu, Charlie Chan, résout, non sans péril, avec un calme et une maîtrise extraordinaires. "Pour réussir, dit-il en prononçant un de ses aphorismes favoris, pratiquons la patience. Le sage recule d'un pas pour mieux sauter". Charlie Chan, est un détective américain d'origine chinoise créé en 1925 par Earl Derr Biggers (1884-1933). Héros de six romans, il établit un pont entre ses cultures d'origine, mettant en application les principales facettes de sa personnalité : la politesse, la patience, la lenteur, la résignation, l'humilité, la prudence et l'humour, qu'il exprime grâce à d'innombrables aphorismes à la Confucius. Il fut également le héros d'une soixantaine de films réalisés entre 1926 et 1981 (avec divers interprètes), de séries pour la télévision, de dessins animés, de bandes dessinées, de feuilletons radio phoniques et même de jeux de société.
La Sierra Madre: aucune chaîne de montagnes n?a inspiré autant de mythes. Au terme d?une année passée dans un village isolé parmi les Tarahumaras dans le célèbre Canyon du Cuivre, Jeff Biggers dresse le portrait d?une des cultures indigènes les mieux préservées des Amériques. Les ? Raramuris ?, comme ils se nomment eux-mêmes, sont aujourd?hui les héritiers d?une ancienne culture précolombienne, riche et complexe mais toujours défiante vis-à-vis des étrangers. Il a partagé leur vie quotidienne et est allé à la rencontre de leurs communautés (ils sont environ 80.000). Il a vécu les temps forts de leur vie traditionnelle, dont Antonin Artaud a décrit les rites avec une précision passionnée et une force lyrique, presque tellurique, en parfaite correspondance avec le ? pays du peyotl ?, cette plante à base de mescaline qui selon lui ? ramène le moi à ses sources vraies ?. Mais Jeff Biggers relate également le défilé passionnant de ces argonautes et voyageurs de hasard qui ont sillonné la Sierra Madre au cours des siècles. Explorateurs, missionnaires, déserteurs, archéologues farfelus, poètes maudits, écrivains paumés et personnages de légende tels que B. Traven, Pancho Villa, Antonin Artaud, Sergueï Eisenstein, Geronimo, John Huston et Humphrey Bogart sur le tournage du Trésor de la Sierra Madre ou encore le Général Patton?
Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... ". Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication. Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et "d'Honneur ", du " Mariage ", de "l'Amour " et de "l'Onanisme ", du " Beau ", de "l'Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
De La Tombe (1917) au Défi d'outre-espace (1935), voici, en trente et un contes et nouvelles, une palette très complète de l'inspiration de Lovecraft lorsqu'elle n'évoque pas le mythe de Cthulhu. L'argument de certaines de ces histoires annonce ce mythe à une époque où l'auteur ne l'avait pas encore cerné. D'autres témoignent de son génie pour renouveler avec un modernisme étonnant les archétypes du fantastique traditionnel: fantômes, vampires, sorcières, satanisme, nécrophilie... Les unes et les autres révèlent une maîtrise de l'atmosphère et un sens du récit faisant de Lovecraft l'un des plus grands auteurs fantastiques. Ce premier ensemble d'histoires est suivi par un second moins connu, car composé des travaux de "nègre" non signés par Lovecraft bien qu'il en soit l'auteur principal ou même unique. Ces deux ensembles de nouvelles sont complétés par Fungi de Yuggoth (cycle de poèmes fantastiques), par l'essai Epouvante et surnaturel en littérature, et par un choix de documents retraçant la vie de Lovecraft selon sa femme et selon ses proches amis.
Ismail Kadaré est l'un des plus grands écrivains d'aujourd'hui. Son oeuvre, ancrée dans sa propre expérience des drames contemporains, dépasse les frontières de son pays pour atteindre à l'universel à travers une dénonciation corrosive et percutante des systèmes totalitaires. Ce volume regroupe trois grands romans politiques, consacrés aux rapports difficiles qu'entretint la petite Albanie avec l'Union soviétique et la Chine. Trois livres aux tonalités bien différentes - biographique et intimiste pour Le Crépuscule des dieux de la steppe, épique et shakespearienne pour L'Hiver de la grande solitude, plus grotesque, voire cocasse, fantastique, pour Le Concert - mais qui forment une manière de fresque historique qui nous éclaire, de l'intérieur, sur les convulsions traversées par le monde communiste de la fin des années 1950 aux années 1970. Kadaré y évoque les combats idéologiques que se livrèrent les dirigeants des hautes sphères rouges, mais aussi la vie du petit peuple albanais, avec ses espoirs et ses déboires - aux antipodes des canons du réalisme socialiste. La petite histoire côtoie ici la grande, les drames personnels, les émois intimes se jouent à la lumière des schismes et des anathèmes, de part et d'autre d'un fossé qui se creuse et s'élargit entre révisionnistes et staliniens. Ces trois romans ont valu à leur auteur, contraint à l'exil, d'être attaqué avec virulence par le régime d'Enver Hodja en raison notamment de sa peinture pleine de dérision du bloc communiste et de ses méthodes tyranniques. Une peinture d'autant plus redoutable qu'elle est l'oeuvre d'un admirable conteur.