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Le rêve et la fureur. Les écritures musicales romantiques
Biget-Mainfroy Michelle
MICHEL DE MAULE
26,68 €
Épuisé
EAN :9782876231207
S'il n'existe pas d'école romantique où chacun parlerait la langue de tous, une communauté européenne, dont le ciment ne serait plus de langue, a bien la religion de la musique : musique nocturne qui transporte recherches spirituelles, goût du fantastique ou effusions mystiques ; musique à l'écoute des Bruits du monde contemporain, inscrite dans la discussion d'idées sociales et de problèmes moraux ; musique du sublime instrumental, déliée de la parole, au-delà des significations convenues. Tous ces gestes musicaux semblent relever d'une esthétique de la brisure : feront-ils naître un citoyen au-dessus des nations ? L'Italie reste folle d'opéra, à l'heure où l'Allemagne fait de la musique une métaphysique et entend, dans la symphonie ou le Stück pour piano, un art donnant l'essence sans aucun accessoire. Les écritures musicales du romantisme sont multiples ; en ce XIXe siècle de grandes mutations idéologiques et politiques, elles contribuent peut-être à fonder le lien social.
Il s'agit de l'hérésie dite "cathare" et son histoire en Languedoc, du XIIe au début du XIVe siècle, replacée dans un contexte ecclésiastique, spirituel, social et politique
De Vive Voix est née de la volonté de satisfaire toutes les curiosités, trop souvent frustrées faute de temps pour lire, de la conviction aussi qu?il est possible de faire en une heure, dans le domaine audio, de l?inédit de grande qualité. Du sentiment aussi, que quelle que soit la belle neutralité de la lecture silencieuse, pour soi, d?une ?uvre littéraire, le talent d?un grand comédien vous révèle toujours des émotions différentes. Une manière nouvelle de satisfaire toutes les curiosités à l?occasion d?un moment perdu ou propice : un trajet en voiture, un long bain moussant ou confortablement dans un fauteuil?Trois collections :Littérature à entendre : Autour d?un même thème les regards différents de plusieurs écrivains, de beaux récits lus par un grand comédien.Sciences à écouter : Accessible et vivant, un état complet de la recherche sur un grand sujet scientifique réalisé par un spécialiste de premier plan.L?Histoire racontée : Les regards neufs d?une nouvelle génération d?historiens sur des sujets d?histoire ancienne ou récente. Des enregistrements inédits denses et vivants d'une durée de soixante minutes environ. --Ronald Wood
Armstrong, l'abus ! est tout à la fois un coup de gueule, un coup de semonce et un coup d'amour pour " la petite reine " perdue par son roi, Lance Armstrong. Septuple vainqueur de la Grande Boucle de 1999 à 2003, le Texan a en effet annoncé qu'il comptait " essayer de remporter un huitième Tour de France ". Cette nouvelle participation relance les spéculations sur les lourds soupçons de dopage qui pesaient sur ce coureur à l'époque de ses exploits. Et ce retour au sein du peloton ne pouvait échapper à Jean-Emmanuel Ducoin, spécialiste du Tour de France. Comment expliquer que Lance Armstrong s'autorise à défier le public, les organisateurs et les coureurs alors que tant de questions, de doutes et de rumeurs planent sur une carrière particulièrement équivoque ? Cet ouvrage d'un amoureux inconditionnel du vélo dévoile ainsi les dessous et les " casseroles " d'organisateurs peu scrupuleux, décrit un milieu cycliste victime ou complice, relate le rôle de la presse et dénonce, enfin, le jeu cupide des médecins et des préparateurs faiseurs de produits dopants " légaux " et illégaux.
Les Habsbourg, originaires de l'actuel canton suisse d'Argovie et maison régnante en Espagne durant presque deux siècles (1517-1700), attribuèrent toujours beaucoup d'importance aux mariages des femmes de leur famille, les "Autrichiennes", comme moyen d'extension et de consolidation de leurs territoires. Ces reines ou princesses espagnoles et françaises, surent accomplir leur obligation en l'honneur d'une haute mission dynastique. Dans la majorité des cas, le prix à payer fut celui de leur bonheur personnel...Catharina de Habsbourg retrace la vie de dix de ces femmes, depuis l'exceptionnel point de vue que lui concède le fait de partager les mêmes origines familiales de: Marguerite, épouse de l'insatisfait Don Juan, à Marie-Anne, défenderesse forcenée des prérogatives de son fils Charles II; de Catherine, enfermée toute son enfance à côté de sa mère Jeanne La Folle et devenue reine du Portugal, à Isabelle Claire Eugénie et Catherine Michelle, l'une souveraine des Pays-Bas et l'autre duchesse de Savoie; à Jeanne, régente d'Espagne et fondatrice de monastères, à la reine de Castille, Anne, épouse aimée et mère sacrifiée. D'Anne Mauricie, épouse de Louis XIII, reine de France, régente courageuse et mère du grand Louis XIV, à Marie-Antoinette, reine de France, à l'enfance brisée et au destin cruel. Et enfin à Marie-Christine, épouse malheureuse d'Alphonse XII.Catharina de Habsbourg nous amène ainsi à découvrir ces femmes dans toute leur dimension humaine - des femmes qui, malgré le fait d'être nées à une époque où leur mariage était une pièce du jeu d'échec joué par les hommes, firent preuve d'un courage spécifique aussi bien dans leurs convictions morales que dans leur conduite politique.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.