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Le cri de déréliction de Jésus en croix. Densité existentielle et salvifique
Bigaouette Francine
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204073035
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? " Ces mots sortent de la bouche même de celui qui se présente comme le Messie. Paradoxe : celui dont il est dit qu'il vient " au nom du Seigneur " fait l'expérience de l'abandon de Dieu. Que comprendre alors de son expérience personnelle autant que de sa mission ? La sueur Francine Bigaouette offre dans ce livre une magnifique méditation théologique sur ce qu'elle appelle la " parole-cri " de Jésus. Loin d'esquiver la difficulté aisément pressentie de cette entreprise d'intelligence de la foi, elle s'avance vers le cœur du message du Christ. A l'écoute du cri du Crucifié, elle propose d'y entendre " la parole par excellence par laquelle Dieu nous signifie que l'accès au salut qu'il nous offre, bien loin de se trouver en dehors de notre condition humaine historique, marquée par la finitude et le mal, implique que nous assumions celle-ci ". Cet essai sur la théologie de la rédemption est clair et solide : toute la démarche ausculte au plus près la révélation biblique, les indications de méthode ne font jamais défaut au lecteur et, surtout, la réflexion, même en ses développements les plus exigeants, est contemplative. Le livre se conclut par des pistes de réflexion sur la colère de Dieu, le concept de substitution ou la révélation de la proximité de Dieu au cœur même du cri de déréliction du Christ. Sur ces questions si difficiles, l'auteur sait faire preuve de rigueur, de clarté et aussi d'attention au questionnement des croyants qui attendent que leur existence reçoive quelque lumière de celle du Christ... surtout aux moments les plus sombres.
Tantôt au front, tantôt dans l'ombre, les femmes se sont engagées massivement dans la mobilisation du printemps 2012. Mais que retiendra l'histoire de leur présence : d'excellentes alliées, des participantes hors pair ? Soyons sincères, elles ont agi et bousculé jusqu'à transformer les termes mêmes de la lutte. Entre témoignages, poèmes, entretiens et analyses critiques, 30 regards se croisent ici mêlant action politique, fureur créatrice et urgence de la révolte : Coalition Main rouge, Martine Desjardins, Fermaille, Janie Ducharme, Ann-Julie DuRocher, Infirmières contre la hausse, Institut Simone de Beauvoir, Sophie Jeukens, L'R des centres de femmes, Eliane Laberge, Karen Juliette Lalonde, Iraïs Landry (comité femmes GGI), Widia Larivière (Idle No More), Rébecca Lavoie, Anne-Marie Le Saux (Profs contre la hausse), Valérie Lefebvre-Faucher, P ! NKBLOC, Mères en colère et solidaires, Maille à Part, Manon Massé, Brigitte Michaud, Françoise Pelletier, Jeanne Reynolds, Camille Robert, Caroline Roy-Blais, Camille Tremblay-Fournier et Anne-Marie Voisard.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.