Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Alimentation générale
Biga Daniel
UNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782877041546
Alimentation générale est à la fois le livre d'un parcours et d'un état. Daniel Biga, tout en conservant l'étonnante vitalité d'écriture qu'on lui connaît depuis Oiseaux Mohicans, son livre culte de 1966, se penche ici sur la vieillesse qui monte, et ce que cela implique : la famille qui s'amenuise, les souvenirs plus nombreux que les gestes, le temps qui échappe, un monde qui disparaît. Alternant les observations mélancoliques et les petits bouleversement joyeux, l'évocation de la vie en montagne, autour d'Amirat, lieu-refuge d'une oeuvre et d'une vie, mais aussi dans le brouhaha de la ville, Alimentation générale est un livre dont les rayonnages débordent de truculence, de rage de vivre, de nostalgie, de désenchantement, d'émerveillement : d'un monde toujours réinventé à mesure qu'il déçoit. Daniel Biga reste plus que jamais cet observateur aigu du visage humain, et ce joueur facétieux, éternel Peter Pan du royaume des mots.
En interrogeant des artistes actuels très différents d'origine, de nationalités, d'expressions plastiques, une multitude de réponses, à la hauteur de la forte personnalité véhiculée par George Sand, ont été apportées à la question: "Que vous inspire George Sand?" Trois types de réponses sont apparus: Des artistes ont cherché à donner un visage nouveau à cette égérie en s'inspirant de portraits déjà réalisés par (les peintres (Charpentier, Delacroix...), des photographes (Nadar, Verdot...) ou en ont créés (le totalement novateurs. Des artistes ont illustré les romans ou des citations issues de sa prolifique et variée ?uvre littéraire. Des artistes ont opté pour une utilisation des modes d'expression et des supports résolument contemporains (vidéo, installations...) pratiquant une analyse de l'ouvre et de la vie de George Sand, transposant ses engagements en les resituant dans le contexte des événements de notre société. George Sand n'a-t-elle pas écrit à propos de ses textes: "mon âme, j'en suis certaine a servi de miroir à la plupart de ceux qui y ont jeté les yeux". Michèle Naturel
Ce livre répond de manière claire et pratique aux attentes des chirurgiens en formation comme à celles des praticiens désireux d'approfondir leurs connaissances de la pratique chirurgicale d'une région anatomique longtemps réputée complexe et souvent exclue des programmes pédagogiques institutionnels. Ce volume traite à la fois des traumatismes du cou de pied et du pied récents (auxquels sont notamment confrontés les équipes au sein des services d'accueil) et des traumatismes anciens (couramment pris en charge dans les unités de soin) non sans avoir rappelé au préalable les principes généraux propres à ces pratiques chirurgicales : examen clinique, imagerie, mais aussi installation, voies d'abord. Privilégiant les interventions couramment pratiquées et constituant l'essentiel de la pratique quotidienne du chirurgien, cet ouvrage couvre les différentes phases du parcours diagnostique et thérapeutique en s'appuyant sur une iconographie importante et variée : imagerie, photos d'interventions, schémas.
Résumé : L'enfant est né aux Quatre-Chemins, dans cette région aride perdue aux limites du monde connu. Au-delà est la " terra incognita " : Fayence, Fréjus, Sainte-Maxime. Et même l'immense Méditerranée. Histoire et histoires croisées. De 1940 au début des années 1950, grâce au petit sauvage, nous revivons l'occupation nazie, les privations, la Libération, le retour aux activités de paix, l'élan d'enthousiasme et la foi au progrès. Ceci dans un milieu rural de mas, bastides et villages provençaux où le garçon naïf découvre - émerveillé ou horrifié - sa présence au monde et la complexité de vivre... Tout cela sans oublier la forte existence des bêtes et des plantes, la puissance du vent, les odeurs, les couleurs, les saveurs, au c?ur de paysages où les mythes antiques sont encore perceptibles ; même si Tarzan ou les Pieds Nickelés, la radio et les autres nouvelles mythologies du siècle se manifestent, s'affirment et revendiquent leur existence... Derrière le regard vif du jeune sauvage, le narrateur s'amuse d'événements que le temps réinvente. Ce conte éternel de l'enfance permet de se laisser porter par la grâce de la tendresse, de l'humour et du plaisir de la langue.
Sharif Solmaz ; Hanea Raluca Maria ; Heusbourg Fra
Pour ceux qui l'ont vécue, une guerre n'est jamais terminée, toute image mentale lui doit quelque chose, sans elle les images des êtres n'ont pas d'ancrage. Solmaz Sharif embrasse l'histoire récente : la guerre Iran-Iraq, les attaques américaines au Moyen-Orient, Guantanamo... , parce que c'est avant tout son histoire. Née en exil, elle cherche à la fois sa mémoire et son foyer et la guerre est comme un lien naturel au monde. "Mire" est un tableau virtuose de poèmes, de listes, de fragments et de séquences, Sharif rassemble les récits éparpillés de sa famille plongée dans des conflits qui la dépassent mais la plongent dans la destruction. Livre en errance, en migration permanente, en quête d'abri, d'une femme qui n'est chez elle nulle part, qui mesure la distance qui la sépare des êtres perdus. Dialogue morcelé avec des images, Solmaz Sharif nous force à regarder les morts en face, les cadavres d'écoliers, les civils bombardés, les mosquées détruites, le poids de chaque homme. Elle nous force à identifier les corps inertes de notre histoire. "Mire" est saturé par la violation constante de l'intimité, les fouilles au corps, les intrusions policières, les mises sur écoute, les ségrégations. En sécurité nulle part, que ce soit dans le présent ou dans les souvenirs, le rêve américain est une solitude et une déception, avec des uniformes prêts à enfoncer votre porte à chaque instant. Sharif montre aussi comment la violence s'exerce contre le langage. Elle injecte dans son livre des mots tirés du Dictionnaire Militaire Américain ; qui viennent faire exploser le rapport à l'autre, elle expose les euphémismes dévastateurs utilisés pour stériliser la langue, contrôler ses effets et influencer notre résolution collective. Il s'agit de vivre avec "le langage qu'ils ont fait de notre langage", dans l'abîme qui sépare les individus que nous sommes des histoires racontées. Que faut-il tirer de l'abîme pour faire exister son histoire, ses proches emprisonnés et disparus ? Où peut-on porter son histoire dangereuse car sensible comme un champ de mines, précise comme un dictionnaire de termes qui désignent des mises à mort dans l'intervalle de la mire à l'écran, l'ordre de tirer et l'impact. Mais Un élan de survie, une sensualité limpide nous signalent la présence d'une conscience lumineuse, un étonnant apaisement.
Ecoute, mère, me revoici. Je suis dans le narthex où ce jour-là on avait déposé le grand corps de mon aïeul. Les pleurs je les entends encore. Me revoici. Jamais je n'étais parti. M'éloigner ne fut qu'une manière de rester pour toujours.
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.
Un homme se met en route pour un lieu qu'il ne connaît pas. Un autre revient. Un homme arrive dans un lieu sans nom, sans indication pour lui dire où il est. Un autre décide de revenir. Un homme écrit des lettres de nulle part, depuis l'espace blanc qui s'est ouvert dans son esprit. Les lettres n'arrivent pas à destination. Les lettres ne sont jamais envoyées.