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Cinémanuel
Biette Jean-Claude
POL
13,70 €
Épuisé
EAN :9782867448249
Ciménaule" est un journal de l'année 2000. Jean-Claude Biette cherchait la forme de ce livre sur le cinéma depuis plusieurs années : une forme qui ne fût ni une somme concertée de chapitres ni une composition d'exemples centralisés pour une démonstration, mais une forme libre, non fixée d'avance. La suggestion de l'écrire, en journal de façon ponctuelle, rendit soudain nécessaires ces rendez-vous réguliers avec l'encre noire et la page blanche, employés à consigner certaines sensations persistantes des jours ou de la nuit passée, au cas où apparaîtraient en elles des traces de sens pouvant éclairer les phénomènes ou les oeuvres dont elles émanent. Le cinéma est, dans ce journal, non seulement une permanence de réflexion, avec fréquents retours sur un même film, mais un outil d'interprétation, qui, à l'aide d'universaux comme l'espace et le temps, la figuration humaine, la tentation de l'inhumain, dont il s'est constitué pour exprimer le XXème siècle, permet d'observer et peut-être de comprendre non seulement des réalités du présent susceptibles d'entrer dans des films, mais des oeuvres venues d'arts plus anciens. Ainsi littérature et musique sont-elles convoquées au hasard des impressions et des idées retenues tel jour dans l'année, comme terres étrangères où le cinéma vient poser des questions auxquelles il n'a lui-même pas encore pleinement répondu. Après "Qu'est-ce qu'un cinéaste ?", ce nouveau livre de Jean-Claude Biette, plus libre, moins contraint par la forme 'article' mais plus tenu qu'un simple recueil, nous permet de prendre la mesure de l'importance d'un des derniers grands critiques qui est aussi un grand cinéaste.
Résumé : Avec ce quatrième et dernier volume de La Maison cinéma et le, monde s?achève la publication des écrits de Serge Daney jusqu?ici dispersés dans divers journaux ou revues, catalogues ou programmes souvent introuvables aujourd?hui. Après le temps des Cahiers et les années Libé, voici venu, trop bref mais si intense, le moment Trafic, du nom de la revue qu?il fonde avec quelques amis (Raymond Bellour, Jean-Claude Biette, Sylvie Pierre et Patrice Rollet) en décembre 1991, alors qu?il se sait déjà condamné par la maladie (le sida). Il ne pourra en concevoir que les trois premiers numéros avant sa mort annoncée, le 12 juin 1992. C?est le moment où, pressé par le compte à rebours de sa propre vie, Serge Daney porte à incandescence son rapport au cinéma et rédige certains de ses plus beaux textes, avec une ambition affichée d?écrivain et dans le cadre d?une revue dont il a voulu le moindre détail, de l?absence revendiquée d?éditorial à la méfiance envers les rubriques habituelles de la critique, en passant par le refus de l?illustration pour l?illustration. L?écriture seule à charge d?y décrire le mouvement des films et de nous apprendre comment vivre avec les images. Mais c?est aussi le moment ultime où, en toute conscience, Serge Daney fait le point sur son existence de ciné-fils et de passeur dans les entretiens approfondis qu?il accorde alors à Art press, à Esprit, aux Inrockuptibles, au Monde ou à 24 Images, et qui constituent les compléments indispensables à ceux de Persévérance ou d?Itinéraire d?un ciné-fils.
Résumé : Au début, le cinéma. Puis, les films. Ensuite, les auteurs. Maintenant, les cinéastes ? Pas si simple, ni si simplement linéaire. Qu'est-ce qu'un cinéaste ? La question, un jour, s'est posée d'un mot et de son sens, puisque le français avait fini par nommer celui ou celle qui fait un film indifféremment : réalisateur, metteur en scène, auteur ou cinéaste. Qu'est-ce qu'un cinéaste ? suggère que cette indistinction de fait recouvre quatre conceptions différentes qui engagent chacune le style et les idées du moindre film en chantier. Peut-on se contenter de l'objectivité inerte désignant "chefs-d'oeuvre" et "films importants" ? Doit-on assigner un film à résidence interprétative ? Est-il bien le même, celui qu'on a vu en salle, puis sur magnétoscope ? N'en a-t-on pas une perception fragmentaire, progressive, infinie ? De quel conflit tel ou tel film est-il le théâtre ? Quel est le rôle du temps - temps biographique, flux du temps - dans la formation d'une ouvre ? Et dans sa lecture ? Ces questions, ce sont les films eux-mêmes - ces protagonistes d'entière confiance - qui les posent. Ceux - ici - de Hawks, Bresson, Chaplin, Resnais, Murnau, Tarantino, Campion, des Straub et de bien d'autres. Ainsi que l'ouvre, en son parcours, de Raoul Walsh, puis de Stanley Kubrick.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.