Le décret du 5 prairial an XII (25 mai 1804) érigeait la bourgade de La Roche-sur-Yon en chef-lieu du département de la Vendée et engageait la planification d'une nouvelle ville par les ingénieurs des ponts et chaussées. Réuni lors de la célébration du bicentenaire par la municipalité de La Roche-surYon, un colloque qui élargissait la réflexion autour de cette ville singulière l'ut l'occasion de ramener l'attention vers les villes du début du X1Xe siècle. L'organisation scientifique du colloque a été assurée par le laboratoire LAUA de l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes. L'intitulé retenu, " Autour de la ville de Napoléon , a une double portée tout d'abord un retour sur la ville nommée Napoléon. La Roche-sur-Yon, qui reçoit ce nom en 1805. Ce titre renvoie aussi à une réflexion sur la ville de la période impériale, soit en France, soit dans des territoires d'influence française. Il élargit le débat, alentour, en termes spatiaux ou en termes temporels, pour interroger des cas exemplaires de " villes d'autorité " dans d'autres contextes, ou pour suivre le devenir et l'actualité de ce type de villes. La figure planifiée et tramée de La Roche-surYon, ville administrative fondée par décret dans le cadre des mesures de pacification des départements de l'Ouest de la France à l'issue de la Révolution, et dans celui plus vaste de la réorganisation territoriale de l'Empire, sert de point d'appui à l'examen du rapport entre les questions politico-administratives et la configuration spatiale des villes fondées, étendues ou transformées par acte d'autorité, notamment au début du XIXe siècle, en France, en Europe ou en Amérique. Elle permet d'aborder le vécu et le devenir de ces villes, questionnant leur réception et leur appropriation, entre méconnaissance et patrimonialisation.
Résumé : Une maison avec un garage, une tondeuse, des outils dont on ne se sert pas, une piscine utilisée une demi-fois par année, un fils de 16 ans avec qui les rapports sont difficiles, un couple qui s'enlise dans la routine... Qu'est-ce qui rend notre vie supportable ?
Bienvenu Hélène ; Burelle Clément ; Esquivias Hugo
Des plages de Fuerteventura aux montagnes de Gran Canaria, des vignes de Lanzarote aux volcans de Tenerife et aux petites îles de La Palma, La Gomera et El Hierro, les Canaries se déploient en un clin d'oeil avec un guide pas comme les autres. Un concept unique : une carte grand format, dépliable par ville et par région, pour se repérer immédiatement. Les 10 incontournables et 10 idées pour vivre à l'heure des Canaries. 300 lieux, monuments, adresses et activités chroniqués par des auteurs-voyageurs et localisés sur les cartes. 3 circuits de randonnée. 100 photos pour tout voir. Toutes les informations pratiques indispensables.
Bienvenu Hélène - Le Tac Hélène - Rabinowitz Assia
Château royal, Parlement, avenue Andrassy, quartier des musées, Grande Synagogue, bains thermaux, restaurants de cuisine hongroise typique ou revisitée, "bars en ruine" et coquets salons de thé, balade Art nouveau ou ä vélo sur les berges du Danube : suivez le guide !
Les Baléares... Se prélasser sur une plage de sable blond à Majorque, randonner dans la Serra de Tramuntana, visiter la fondation Miro à Palma, siroter un verre de gin de Minorque, flâner dans un marché hippie à Formentera, faire la fête sur les dancefloors d'Ibiza... A vous de choisir ! Complet : toutes les informations dont vous avez besoin pour réussir et profiter de votre séjour. Pratique : des centaines d'adresses authentiques choisies par nos auteurs-voyageurs. Culturel : les clés pour comprendre la destination Avec GEOGUIDE : toutes les balades pour explorer la côte comme les vallées de l'arrière-pays ; la découverte en bateau de toutes les merveilles du littoral ; 2 circuits pour une semaine inoubliable à Ibiza et à Majorque ; de jour comme de nuit, tous les charmes d'Ibiza.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.