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Marx et la Loi travail. Le corps biopolitique du Capital
Bidet Jacques
SOCIALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782353670314
Au moment les lois-travail et autres jobs acts qui réduisent le droit aux convenances du profit, quand il s'agit de la vie des gens et pour beaucoup de leur survie au quotidien, il peut être éclairant de reprendre à partir de là l'héritage marxiste. En vue d'aller plus loin. Ce livre revient sur l'oeuvre centrale de Marx, Le Capital, en s'appuyant en particulier sur le chapitre "La journée de travail". L'analyse marxienne noue intimement toutes les composantes - économique, sociologique, psychopathologique, juridique et politique - de l'exploitation. Elle culmine sur "la lutte pour la journée normale de travail", pour son inscription dans la législation : premier grand soulèvement, syndical et politique, de la classe ouvrière contre le pouvoir capitaliste. Ainsi est né le droit du travail. Le paradoxe est que c'est à partir de lui que prend sens la théorie dite (à tort) de la "valeur-travail", et tout ce qui en découle. Jacques Bidet, professeur émérite à l'université de Paris-Ouest-Nanterre, fondateur d'Actuel Max, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages consacrés à une théorie critique du monde moderne inspirée de Marx - qui ont fait l'objet de traductions en une dizaine de langues. C'est dans ce cadre qu'il propose ici, sous la houlette de deux témoins critiques : Althusser et Foucault, une véritable introduction méthodique à la lecture du Capital, à l'idée de corps biopolitique.
Résumé : Le moujik de Chagall, qui s'avance parmi les fleurs, a-t-il en tête la cité idéale ? Ou bien s'apprête-t-il à briser la machinerie des palais ? Ainsi Rawls, qui propose l' " utopie réaliste " d'une société ordonnée selon la justice, apparaît-il d'abord comme le messager du monde d'en haut. Qui nous enseigne comment celui-ci s'édifie dans la pensée et subsiste dans l'Idée. Mais la justice n'est pas un idéal : c'est un impératif. L'idée de justice comprend l'exigence de son instauration dans un monde injuste. Rawls donc, au regard des principes qu'il énonce et de la pratique politique qu'il légitime, est un penseur subversif. Qui, pourtant, se méconnaît. Et faiblit devant les conclusions qu'il devrait tirer des prémisses qui sont les siennes. Au point que sa pensée se trouve communément sollicitée et mobilisée au service de l'ordre établi. Force est donc de montrer point par point que ses concepts ont d'autres implications que celles qu'il leur prête, et sont appropriés à d'autres perspectives que celles qu'il envisage. Et que l'on peut, avec lui et grâce à lui, penser au-delà de lui et contre lui. On trouvera ici un exposé ordonné de sa " théorie de la justice ", doublé d'un critique interne, qui est aussi une réception. L'objet ultime de ce livre n'est pas de proposer une alternative à la construction rawlsienne, mais de tirer de celle-ci quelques matériaux conceptuels pouvant servir à une telle entreprise.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Texte français établi par Gilbert Badia, Jean-Pierre Briand, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Brigitte Pätzold, Claude Ravel, Jean Tailleur, Liliane Volery. Dans une lettre à Engels de 1865, Marx définit ainsi le Livre IV du Capital : consacré à l'histoire et aux sources, [il] sera pour moi, relativement, la partie la plus facile. Dans une autre lettre de 1867, il écrit : Le volume I embrasse la procès de production du capital. Marx a rédigé l'ensemble des 3 volumes du Livre IV entre 1861 et 1863. A n'en pas douter certaines les analyses qu'il a produites dans ces ouvrages présentent un intérêt qui déborde largement l'économie politique au sens étroit du terme. Philosophes, sociologues et tous ceux qui s'occupent de sciences humaines y trouveront ample matière à réflexion.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.
En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.
Une société démocratique doit traiter tous ses membres comme des égaux. Mais doit-elle admettre leurs différences pour permettre à leurs identités de s'exercer librement et de s'épanouir ? Jusqu'où peut-elle aller dans la reconnaissance de leurs spécificités ? Cette légitimation est-elle nécessaire à la dignité des individus ? Ces interrogations sont au coeur de la controverse sur le multiculturalisme. La réflexion historique et philosophique de Charles Taylor permet de mieux penser l'enjeu fondamental qu'est la demande de reconnaissance exprimée par tous les groupes ? communautés religieuses, associations féministes, minorités culturelles, etc. ? coexistant au sein d'un même Etat. Ce texte devenu classique pose une question cruciale : la démocratie, soucieuse de garantir les droits et le bien-être de ses citoyens, doit-elle privilégier une culture, celle qui la fonde, ou s'accommoder de toutes ?
Malgré son apparence frivole, cet ouvrage constitue une excellente première approche de Marx. L’auteur parvient à rester accessible et synthétique tout en évitant la plupart des raccourcis grossiers et lieux communs douteux qui pullulent habituellement chez les « vulgarisateurs » autoproclamés de l’œuvre du grand penseur barbu.
J'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés