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THEORIE GENERALE. Théorie du droit, de l'économie et de la politique
Bidet Jacques
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130503583
Je tente dans ce livre de mener à bien le dessein que j'ai esquissé dans Théorie de la modernité, PUF, 1990: formuler dans l'unité d'un même concept, mais sans confusion entre elles, une théorie de la société moderne et une philosophie politique, en intégrant diverses traditions antagonistes, notamment celles du marxisme et celles du contractualisme. Je m'appuie sur deux ouvrages antérieurs Que faire du Capital?, Klincksieck, 1985, et John Rawls et la théorie de la justice, PUF, 1995. L'un et l'autre font apparaître les limites inhérentes à la disjonction entre le projet d'une science sociale et celui d'une doctrine politique. Marx échoue dans son ambition de fonder une alternative à la forme capitaliste de société. Le contractualisme, récemment revigoré par Rawls, qui propose une doctrine de la justice hors de toute théorie réaliste de l'injustice, construit sur le sable. Or la pensée contemporaine critique semble constamment osciller entre le recours aux sociologies soupçonneuses auxquelles Marx a ouvert la voie, lorsqu'elle veut penser le monde tel qu'il est, et la fascination du contractualisme, de la doctrine de l'Etat de droit, des droits de l'homme et du citoyen, quand elle cherche à formuler un projet de société. A cette schizophrénie du sens commun se confronte le projet philosophique de penser dans l'unité du concept ce qui est et ce qu'il convient de faire, projet illustré au plus haut degré par Spinoza et Hegel. Exigence de la pratique politique autant que de la théorie. C'est une telle tentative que je me propose de reprendre, et c'est en ce sens, bien particulier, que je la désigne comme une"théorie générale"". (Extrait de l'introduction de l'ouvrage.)
Depuis plusieurs siècles, les grands débats de société ont eu pour pivot la relation entre marché et organisation. Marx aborde le capitalisme en termes de structure, comme l'instrumentalisation de la rationalité marchande par la marchandisation de la force de travail. Mais c'est en termes de tendance historique qu'il en vient à l'organisation, à partir du développement de la grande entreprise. Il la décrypte comme une autre sorte de rationalité, qui finira par échapper aux capitalistes et fournira, après l'abolition de la propriété privée et du marché, le tissu même du socialisme. Mais la théorie de Marx comporte deux insuffisances. D'abord, sur l'analyse du pouvoir. La lutte de classe est une lutte entre trois pôles et non pas deux : la classe populaire, la classe dirigeante et la classe capitaliste. Ensuite, sur celle du territoire. Comprendre les "régimes d'hégémonie", c'est comprendre comment le jeu de luttes et d'alliances entre ces trois pôles s'articule avec le système-monde. La théorie proposée ici fait tenir ensemble des concepts venus notamment de Marx, Gramsci, Foucault et des recherches sur la globalisation. Elle tente de formuler une théorie de la société et de l'histoire modernes visant à identifier la nature du néolibéralisme et son impact sur les conditions d'existence, les pratiques et les perspectives des êtres humains d'aujourd'hui.
Résumé : Le moujik de Chagall, qui s'avance parmi les fleurs, a-t-il en tête la cité idéale ? Ou bien s'apprête-t-il à briser la machinerie des palais ? Ainsi Rawls, qui propose l' " utopie réaliste " d'une société ordonnée selon la justice, apparaît-il d'abord comme le messager du monde d'en haut. Qui nous enseigne comment celui-ci s'édifie dans la pensée et subsiste dans l'Idée. Mais la justice n'est pas un idéal : c'est un impératif. L'idée de justice comprend l'exigence de son instauration dans un monde injuste. Rawls donc, au regard des principes qu'il énonce et de la pratique politique qu'il légitime, est un penseur subversif. Qui, pourtant, se méconnaît. Et faiblit devant les conclusions qu'il devrait tirer des prémisses qui sont les siennes. Au point que sa pensée se trouve communément sollicitée et mobilisée au service de l'ordre établi. Force est donc de montrer point par point que ses concepts ont d'autres implications que celles qu'il leur prête, et sont appropriés à d'autres perspectives que celles qu'il envisage. Et que l'on peut, avec lui et grâce à lui, penser au-delà de lui et contre lui. On trouvera ici un exposé ordonné de sa " théorie de la justice ", doublé d'un critique interne, qui est aussi une réception. L'objet ultime de ce livre n'est pas de proposer une alternative à la construction rawlsienne, mais de tirer de celle-ci quelques matériaux conceptuels pouvant servir à une telle entreprise.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.