Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quand travailler, c'est s'organiser
Bidet Alexandra ; Datchary Caroline ; Gaglio Géral
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356714541
La multi-activité est une caractéristique anthropologique, propre à l'Homme, mais elle devient aussi son défi à l'ère numérique. Quand les espaces de vie et de travail sont de plus en plus riches en écrans, en applications, en messages, en notifications parallèles et simultanées, nous sommes incités à mener plusieurs activités en même temps. Loin des visions idylliques d'un travailleur créatif et flexible ou des dénonciations critiques sur l'intensification du travail, ce livre propose, pour la première fois, une analyse de terrain solide sur l'impact de cette transformation et les formes d'organisation qui en découlent. Appuyé sur un dispositif d'enquête collectif, il examine les compétences mobilisées par le travail en situation de multi-activité dans différents contextes : auprès d'employés et de cadres du privé comme du public, de responsables de communication interne, de médecins de services d'urgence pédiatrique, des techniciens de l'assainissement, etc. Il associe des méthodologies d'enquête et des champs disciplinaires complémentaires : la sociologie, l'anthropologie, les Workplace Studies, l'ethnométhodologie et l'analyse de discours. Ce livre s'adresse aux chercheurs et aux citoyens intéressés par le travail et les technologies de l'information et de la communication, ou souhaitant mieux comprendre comment s'opère au quotidien l'articulation entre de multiples engagements dans un environnement mouvant.
Depuis plusieurs siècles, les grands débats de société ont eu pour pivot la relation entre marché et organisation. Marx aborde le capitalisme en termes de structure, comme l'instrumentalisation de la rationalité marchande par la marchandisation de la force de travail. Mais c'est en termes de tendance historique qu'il en vient à l'organisation, à partir du développement de la grande entreprise. Il la décrypte comme une autre sorte de rationalité, qui finira par échapper aux capitalistes et fournira, après l'abolition de la propriété privée et du marché, le tissu même du socialisme. Mais la théorie de Marx comporte deux insuffisances. D'abord, sur l'analyse du pouvoir. La lutte de classe est une lutte entre trois pôles et non pas deux : la classe populaire, la classe dirigeante et la classe capitaliste. Ensuite, sur celle du territoire. Comprendre les "régimes d'hégémonie", c'est comprendre comment le jeu de luttes et d'alliances entre ces trois pôles s'articule avec le système-monde. La théorie proposée ici fait tenir ensemble des concepts venus notamment de Marx, Gramsci, Foucault et des recherches sur la globalisation. Elle tente de formuler une théorie de la société et de l'histoire modernes visant à identifier la nature du néolibéralisme et son impact sur les conditions d'existence, les pratiques et les perspectives des êtres humains d'aujourd'hui.
Les textes de Dewey regroupés dans ce volume exposent sa philosophie morale et politique. Ilspermettent de comprendre autrement les dynamiques de la vie publique: leur centre de gravité n'est pas la fixation de normes ou l'édiction de lois, mais la formation de valeurs destinées à guider la résolution pratique (et expérimentale) des problèmes sociaux et politiques. Dewey est convaincu qu'il faut rechercher des méthodes permettant à l'intelligence (plutôt qu'à la Raison) de s'exercer dans le domaine des jugements de valeur, qui sont des jugements pratiques. Une des conditions est de refuser toute forme d'absolutisme: il n'y a pas de fin ultime ni de summum bonum. Il n'y a pas non plus de hiérarchie de valeurs. Seule l'enquête permet de découvrir le bien unique de chaque situation. Les fins sont des moyens dans l'organisation de la conduite. Cela n'empêche pas l'enquête de s'appuyer sur les acquis de l'expérience passée, consignés sous la forme de généralisations(principes ou « valeurs » tels que bonheur, justice, liberté, etc.). Le premier texte de ce recueil date de 1939 et répond à une sollicitation des « positivistes logiques » autrichiens et allemands qui pensaient que le pragmatisme américain partageait leur idéal d'une philosophie plus scientifique. Ce texte permet à Dewey d'expliciter ses préventions à l'égard des présupposés du positivisme logique.
L'ouvrage comble un vide: la sociologie du travail n'a guère étudié les formes d'engagement actif des personnes dans leur travail. Pourtant, ces moments de « vrai boulot » sont créateurs de valeurs, de normes et d'appuis critiques. Mais est-ce encore le cas lorsque le travail semble échapper à l'homme, perdu parmi les automates? Pour répondre à cette question, l'ouvrage présente une enquête ethnographique menée auprès de techniciens de la téléphonie. Il nous plonge au coeur des transformations du travail à l'ère numérique. Comment les travailleurs s'y retrouvent-ils? On les suit dans leurs efforts pour s'orienter et élaborer des formes de vie. En partant du travail concret, des gestes et du rapport à un environnement de travail complexe, comme les multiplie notre société de la connaissance, l'auteur pose ainsi la question des nouvelles figures du travail et de la société qui s'y construit aujourd hui.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
4e de couverture : En 2008, alors que Frédéric et Julien Lippi viennent de reprendre les rênes de l'entreprise familiale de fabrication de clôtures, celle-ci est frappée de plein fouet par la crise. Les deux frères comprennent qu'ils devront revoir de fond en comble son modèle économique et managérial s'ils veulent tenter de lui assurer un avenir. La transformation qu'ils initient va toucher tous les aspects de l'entreprise.En une quinzaine d'années, celle-ci a non seulement changé de dirigeants, mais ils ont réorganisé les ateliers, numérisé la gestion, révolutionné le management, défini une nouvelle stratégie, réinventé la marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle aux commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. Et cet effort semble payer : après avoir perdu de l'argent entre 2012 et 2017, puis avoir commencé à en gagner en 2018, l'entreprise s'est totalement désendettée et elle enregistre, au premier trimestre 2019, une croissance de son chiffre d'affaires de 21% par rapport à celui du premier trimestre 2018.L'ampleur de la métamorphose est telle, que ce livre pourrait s'apparenter à un manuel de management, à une différence près : l'humilité des deux dirigeants. Frédéric et Julien Lippi ne dissimulent aucun des obstacles, conflits, doutes auxquels ils ont été confrontés, et minimisent leur rôle par rapport à celui joué par l'ensemble des salariés dans la transformation de l'entreprise. Ce livre est le fruit de 65 heures d'entretiens menés par Elisabeth Bourguinat avec une trentaine d'interlocuteurs : les dirigeants de Lippi, mais également des salariés travaillant dans différents services de l'entreprise, ainsi que des consultants qui les ont accompagnés tout au long de la transformation.La sincérité des témoignages recueillis confère à cet ouvrage à la fois une grande singularité au sein de la littérature managériale et une authenticité qui le rend riche d'enseignements.