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Rose. Une couleur aux prises avec le genre
Bideaux Kévin
AMSTERDAM
39,90 €
Épuisé
EAN :9782354802769
Le rose c'est pour les filles". Depuis les premiers colorants roses jusqu'à Barbie, en passant par Act-up, le Rose Pompadour ou encore Paris Hilton, le rose occupe une place singulière dans la culture occidentale, associant au féminin tout ce qu'il colore. Revenant sur les origines de cette association, Kévin Bideaux met en évidence les idéologies sous-jacentes aux emplois de cette couleur. Il montre que le rose contribue à une esthétisation du genre et à la répétition de stéréotypes : tour à tour marqueur de beauté et de séduction, de douceur et de naïveté. En marquant le féminin, le rose le rend superficiel et artificiel, et par conséquent l'invisibilise. Associé au masculin, il connote l'efféminement, voire l'homosexualité. En ce sens, le rose est une véritable "technologie de genre" , participant constamment à la production de ce dernier. A l'intersection des études de genre et de l'histoire de l'art, cet ouvrage retrace la longue histoire sociale, artistique, politique et culturelle du rose : de sa rivalité avec le rouge à son association à la fleur, en passant par le rendu des chairs - et donc de la nudité - dans la peinture ; des évolutions de la mode à l'opposition du bleu et du rose, ou aux usages que le cinéma, les dessins animés et les jeux vidéo en ont fait ; de la construction de la préférence pour le rose à sa place dans le marketing, en passant par la relation ambivalente que les mouvements féministes et LGBTQ entretiennent à son égard.
Pourquoi la plupart des mères finissent-elles par sevrer leur bébé alors qu'il n'a que quelques jours ou quelques semaines ? Comment aider les mères à faire de l'allaitement une expérience réussie ? En quoi le peau-à-peau est-il bénéfique pour les nouveau-nés et comment peut-il aider à la réussite de l'allaitement ? Et si un bébé qui a bien grossi pendant quatre mois commence à montrer des signes de faim après la tétée ? Que se passe-t-il et que faire ? Est-il possible d'allaiter avec succès un bébé dóté d'une fente labiale ou palatine ? Et un bébé prématuré ? Le Dr jack Newman et Teresa Pitman ont vu des milliers de mères et de bébés confrontés à toutes sortes de problèmes dans l'allaitement. Dans ce précis clair et détaillé, ils livrent la synthèse de leurs observations, leurs intuitions et leurs techniques pour aider toutes les mères à allaiter leur bébé avec succès. Ces techniques ont porté leurs fruits maintes fois au fil des ans, avec des résultats parfois spectaculaires. Les auteurs sont convaincus qu'elles sont susceptibles de fonctionner pour presque toutes les mères et dans presque toutes les situations. Destiné aux professionnels de santé comme aux parents, cet ouvrage essentiel est l'allié indispensable de tous ceux qui souhaitent venir en aide aux mères allaitantes et à leur bébé. Il comprend protocoles, guides d'évaluation et photos pour aider les mères à obtenir "la bonne prise de sein", ainsi que de nombreuses références permettant d'approfondir tous les sujets abordés.
Résumé : Au Moyen Âge, Martin labourait, tournait la meule, véhiculait les petites gens, aidait les clercs à trancher sur le libre arbitre. L'âge humaniste l'enrôlera dans ses débats sur le savoir, la civilité, la divinité. Mais le discours sur l'âne déborde fonctions et époques, et le veut tout à la fois pittoresque et familier, réceptacle de clichés, instrument d'analyse. Et si l'animal se révélait plus cohérent que ses glossateurs? Pour l'établir en sa gloire, il suffit de le montrer dans un emploi à sa mesure: celui d'un serviteur, encore. Entre Martin et son image s'est glissé l'homme, qui a trouvé cet auxiliaire commode pour régler ses comptes avec lui-même.
Bideaux Michel ; Moreau Hélène ; Tournon André ; P
Résumé : À l'époque où elle gagne la France, la Renaissance européenne est encore un espoir, et déjà une crise. Ses virtualités contrastées éclatent dans la littérature en enthousiasmes, dérisions, liturgies du plaisir, du désir et du deuil, en méditations ironiques ou graves, en visions, parfois en vertiges. Le présent ouvrage souligne ces traits divergents, et privilégiant les ?uvres qui marquent les mutations et les ruptures, et qui, de nos jours encore, posent les questions fondamentales de la culture moderne. Cette nouvelle édition tient compte de certaines avancées récentes de la recherche.
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".
Dans Le Pouvoir des mots, Judith Butler analyse les récents débats, souvent passionnés, sur la pornographie, la violence verbale dirigée contre les minorités et l'interdiction faite aux homosexuels membres de l'armée américaine de se déclarer tels. Il s'agit pour elle de montrer le danger qu'il y a à confier à l'État le soin de définir le champ du dicible et de l'indicible. Dans un dialogue critique avec J. L. Austin, le fondateur de la théorie du discours performatif, mais aussi avec Sigmund Freud, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida ou encore Catharine MacKinnon, elle s'efforce d'établir l'ambivalence du hate speech, de la violence verbale et des discours de haine homophobes, sexistes ou racistes: s'ils peuvent briser les personnes auxquelles ils sont adressés, ils peuvent aussi être retournés et ouvrir l'espace nécessaire d'une lutte politique et d'une subversion des identités. Elle esquisse ainsi une défense pragmatique du principe de la liberté d'expression, qui ne s'en tient pas aux arguments employés classiquement par les doctrines libérales, mais est surtout préoccupée par le souci de maximiser la puissance d'agir des dominés et des subalternes. Les lecteurs français trouveront dans ce livre des instruments inédits pour repenser à nouveaux frais les questions soulevées par les débats sur la pénalisation des discours de haine.