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Mémoire de l'insurrection de Varsovie
Bialoszewski Miron
CALMANN-LEVY
22,34 €
Épuisé
EAN :9782702132722
Alors je racontais. L'insurrection. À tant de gens. [...] Sans savoir que ces vingt ans de parler - et cet événement a été le plus grand dans ma vie, et il forme un tout -, que justement ce parler et cette manière seraient les seuls pour décrire l'insurrection." Publié en 1970, ce texte relate jour par jour, presque rue par rue, l'insurrection qui éclata à Varsovie en août 44, un an après la destruction du ghetto (« C'était nous, maintenant, les abandonnés, les méprisés »), ravageant la quasi-totalité de la ville et entraînant la mort de deux cent mille personnes. Bialoszewski rompt radicalement avec le ton et l'arrière-plan idéologique traditionnellement réservés au traitement de ces soixante-trois jours emblématiques de la résistance polonaise contre les Allemands, et sous les yeux des Russes (l'Armée rouge avait attendu aux portes de la ville la fin du carnage). Car ce livre déserte l'Histoire avec « une grande hache » pour l'histoire individuelle, explorant autant la périphérie des événements que celle des mots (néologismes, ruptures syntaxiques).Miron Bialoszewski (1922-1983) a laissé une oeuvre dont le renom n'a cessé de croître en Pologne. Elle se compose de poèmes et de brèves proses poétiques, ainsi que de textes dramatiques. Mémoire de l'insurrection de Varsovie occupe une place à part, aussi bien dans l'accueil du grand public que dans la production de l'auteur, même si l'écriture de l'immédiateté, l'attachement à l'infime et le jeu d'images et d'associations qui le caractérisent forment les lignes essentielles de l'ensemble de son oeuvre.
L'aura de Miron Bialoszewski (1922-19253) se confirme en Pologne de génération en génération de lecteurs (y compris de jeunes poètes). Depuis ses débuts aux premiers jours du dégel littéraire en 1956, avec la publication du recueil de poèmes De la révolution des choses et celle de la prose du Mémoire de L'Insurrection de Varsovie rédigé peu après les événements eux-mêmes, mais autorisé seulement en 1970, les rééditions se succèdent. Poète, mais aussi prosateur et homme d'un célèbre théâtre en chambre, il a défini un art de l'écriture qui au travers des formes d'une novation linguistique déroutante renoua avec les origines de la poésie polonaise, une poésie qui accompagnait et scandait la vie ressentie en immédiateté. Bien que lui-même érudit, il redonna dans sa création la primauté à l'oral, que ce soit dans ses textes poétiques, textes de théâtre et ses proses dites et redites avant d'être notées. C'est là que se trouve l'unité d'une œuvre qui va de longs poèmes lyriques (Autobiographie, un perçu-rendu a-historique de son vécu, ou Rêve, élégie pour l'aimé disparu) jusqu'à de brèves strophes d'éblouissement. Le grand public le découvrit notamment grâce à la mise en musique de ses vers par des chanteurs très populaires. La présente anthologie offre un choix de poèmes extraits des recueils successifs, jusqu'à plusieurs textes posthumes, ainsi que de proses, notamment les brèves réflexions intitulées Parlant d'écrire. Avec des allures d'art poétique noté comme négligemment, ce dernier texte est d'abord un compte-rendu de la généalogie culturelle et personnelle du poète, mais aussi et peut-être surtout une prise de position sur une morale de l'écrire, morale par l'exemple et non le prêche par gros temps d'idéologies. La traduction a tenté d'être faite dans un souci itératif d'exactitude du sens et de rendu des sonorités.
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
Résumé : Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe a été le théâtre d'un transfert forcé de populations à très grande échelle : des millions d'Allemands qui vivaient en Tchécoslovaquie, en Hongrie et en Pologne, devenus indésirables dans ces pays durement éprouvés par des années de domination nazie, ont été délogés de leurs foyers et envoyés vivre parmi les ruines du Reich. Ces expulsions, qui se sont déroulées entre 1945 et 1947, ont été organisées par les autorités des pays concernés, avec l'aide des gouvernements britannique, soviétique et américain qui pilotaient alors la reconstruction de l'Europe. Elles ont concerné entre 12 et 14 millions de personnes - en majorité des femmes et des enfants - et ont été menées avec une telle brutalité qu'elles ont fait de nombreuses victimes : au moins 500000 expulsés sont morts dans les camps de transit où on les avait rassemblés, pendant les trajets, ou à leur arrivée en Allemagne, épuisés, affamés et sans abri. Cet épisode tragique s'est déroulé au grand jour, sous les yeux de dizaines de milliers de journalistes, diplomates, travailleurs humanitaires et observateurs divers. Ses répercussions sont encore visibles dans l'Europe d'aujourd'hui. Pourtant, hors d'Allemagne, il est presque complètement oublié. C'est cette lacune historique que ce livre entend combler.
Résumé : Dans la lignée d?Albert Londres ou Henri Béraud, Xavier de Hauteclocque est dans l?entre-deux-guerres un grand-reporter audacieux, auteur d?enquêtes dans le Grand Nord, sur la route de La Mecque ou aux confins de l?URSS. Ami de Kessel, parfaitement germanophone, il entame dans les années 1930 une série de reportages chocs dans une Allemagne en pleine crise. Cet ouvrage présente les trois enquêtes menées par Hauteclocque au coeur d?un pays gangrené par le nazisme. Ses textes sont tous d?une clairvoyance désespérée et d?un rare courage. Il multiplie les révélations sur les SA et les SS, les disparitions, les assassinats, les tortures, et sur la propagande du régime. Ses trois livres, A l?ombre de la croix gammée, La tragédie brune et Police politique hitlérienne, témoignages hors du commun, alertent l?opinion publique française et inquiètent le régime nazi, au point que les services spéciaux jurent sa perte.
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...
Résumé : Dans les années qui suivirent la Grande Guerre, le désir d'éviter un nouveau conflit fut peut-être le souhait le mieux partagé en Europe. Le " Plus jamais ça ! " résonnerait longtemps dans les oreilles des Européens. Une opinion générale qui allait peser sur l'avenir et serait au coeur de la politique d'apaisement voulue par les Anglais. En reconstituant les tractations qui se jouèrent jour après jour pour " apaiser Hitler ", Tim Bouverie fait revivre ici le marché de dupes que le Führer imposa aux Européens dès 1933. Il montre que les situations ne sont jamais inspirées par le seul aveuglement de quelques-uns - quand d'autres avaient immédiatement perçu ce qui allait se jouer - mais le fruit d'une équipe perméable à son époque. Tour à tour vue de Londres, Paris ou Berlin, cette histoire se trame dans le secret des chancelleries, comme en témoignent de nombreuses archives, désormais accessibles. Sous la plume de Bouverie, le récit se fait haletant jusqu'à la fin. Avec une rare maîtrise, l'auteur retrace la fuite en avant de la politique nazie et les innombrables coups de bluff du Führer, qui ne manqua jamais une occasion de se présenter comme un pacifiste auprès de ses interlocuteurs étrangers.