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Le marché aux voleurs
Bezzerides A-I
GALLIMARD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782070736256
Nick Gracos n'aurait jamais dû se mettre routier à son compte ; trop jeune, trop inexpérimenté pour jouer les indépendants dans ce métier si dur, même pour les vieux de la vieille. Mais Nick étouffe chez lui avec sa veuve de mère, sa fiancée âpre au gain, et son sale boulot à la conserverie de Fresno. Plus que tout, il veut être son propre maître, contrôler l'aiguille de son compteur et suivre sa ligne blanche jusqu'à la fortune. Mais acheminer les fruits et légumes depuis les vergers de San Joaquin Valley jusqu'aux halles de San Francisco, Los Angeles ou San Diego est loin d'être une partie de plaisir. Nick va vite l'apprendre à ses dépens, d'abord avec Ed Kennedy, qui lui propose une association sur un chargement mais qui le grugerait de son dernier sou s'il en avait l'occasion, comme il le fait avec son fermier polonais qui lui vend ses pommes. L'éducation continue, arrivé aux halles, quand le grossiste Figlia cherche à avoir le chargement de Nick pour trois fois rien. Quant à Tex, la pute du marché, elle ne fait que fermer le cercle d'un monde où tout le monde baise tout le monde.
La Californie en 1938. Nick Benay et son frère Paul sont des chauffeurs routiers qui livrent de jour comme de nuit des chargements de fruits et de légumes. Un jour, au cours d'un de leurs voyages, Nick s'arrête pour prendre en stop Cassie, une jeune femme qui veut rejoindre Los Angeles pour y trouver du travail. La fille lui plaît, et comme elle n'a pas un sou, Nick lui paie son premier loyer avant de repartir travailler. Exploités par les patrons des sociétés de courtage, les deux frères n'ont qu'un rêve : devenir chauffeurs indépendants et travailler sans intermédiaires. Ayant presque achevé de payer leur camion, ils achètent un lot de fruits au producteur qu'ils vont revendre à un grossiste et gagnent une bonne somme, mais lorsqu'ils renouvellent l'opération, ils se rendent compte que producteurs comme grossistes arrivent à les rouler presque à chaque fois. Et malgré leur hargne et leur travail, ils ne connaîtront pas le rêve américain.Scénariste à Hollywood durant les années quarante-cinquante, Bezzerides a aussi écrit plusieurs romans prolétariens comme Le Marché aux voleurs où l'on retrouve certains thèmes de La Longue Route. Ce récit social décrit un monde où chaque possédant tente d'arnaquer son voisin, image prémonitoire d'une société au libéralisme effréné. --Claude Mesplède
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.