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L'Etat à l'épreuve des sciences sociales. La fonction recherche dans les administrations sous la Ve
Bezes Philippe ; Chauvière Michel ; Chevallier Jac
LA DECOUVERTE
35,59 €
Épuisé
EAN :9782707147219
Les rapports entre État et sciences sociales offrent un terrain d'observation privilégié pour étudier l'évolution des arts de gouverner contemporains. Cet ouvrage retrace l'histoire des organismes de commande et de financement de la recherche en sciences sociales dans les administrations françaises depuis les années 1960 et il en propose un premier bilan. Que se passe-t-il, en effet, à l'interface d'administrations en quête de savoirs opérationnels et de chercheurs acceptant de répondre à la demande publique ? Depuis les années 1960, en France, l'Etat soutient le développement d'une " recherche publique incitative ", espérant ainsi mieux connaître les phénomènes sociaux et surtout agir de façon plus éclairée. Dans quels contextes, à quelles fins et sons quelles formes ce " pilotage " s'est-il institutionnalisé ? Concrètement, comment les administrations se sont-elles intéressées aux sciences sociales, critiques par vocation, et jusqu'à quel point s'en sont-elles accommodées ? De leur côté, soucieux de ne renier ni la rigueur scientifique ni l'autonomie des savoirs et des disciplines, quelles relations les chercheurs ont-ils entretenues avec de telles commandes ? Alors que l'État est resté l'acteur majeur de leur professionnalisation et du financement de leurs activités, pourquoi et sous quelles conditions ont-ils accepté de réaliser des travaux suscités par les administrations, pour quels usages et avec quel impact ? Réunissant dix-sept contributions originales, cet ouvrage inscrit ces " interfaces organisées " dans les conflits politiques, idéologiques, institutionnels et professionnels qui ont traversé la Ve République.
Le premier article de ce numéro varia porte sur la place et révolution des profils des scientifiques dans le gouvernement de la recherche médicale depuis la fin des années 1940. Le suivant analyse les changements de Faction publique sous l'angle du recours aux start-ups en soulignant leur encastrement dans la bureaucratie. Le troisième étudie les transformations du rôle de l'Etat dans la prise en charge des corps des soldats "morts pour la France", en les reliant aux enjeux des politiques symboliques sur les "restes humains". Le dernier article met en évidence le rôle discret et indirect joué par la Fondation de France dans le développement des soins palliatifs en France.
Bezes Philippe ; Billows Sebastian ; Duran Patrice
Résumé : Le concept de rationalisation a occupé une place centrale dans l'oeuvre de Max Weber qui en a examiné les forces motrices et les manifestations empiriques dans une multitude de domaines (religion, droit, économie, administration, éthique, sexualité, musique, etc.). Si ce concept a pu être utilisé et discuté à un niveau très macrosociologique pour débattre des évolutions sociales contemporaines (dans le cadre de l'Ecole de Francfort ou de la thèse très discutée de la McDonaldisation de la société), ses usages scientifiques semblent avoir décliné, sans doute à cause de la signification trop simplificatrice et téléologique qu'il a fini par acquérir. On parle aujourd'hui plus volontiers de la néo-libéralisation du monde, de sa financiarisation ou de sa digitalisation que de sa rationalisation. Ce numéro de L'Année sociologique interroge à nouveaux frais le caractère heuristique du concept de rationalisation à partir d'une double posture : revenir aux significations multiples et aux mécanismes complexes auxquels il renvoie dans la sociologie de M. Weber ; privilégier l'opérationnalisation du concept et ses usages dans des contributions empiriques. Il rassemble ainsi des articles fondés sur des investigations de nature empirique qui font usage du concept de rationalisation et qui en montrent la fécondité et l'actualité. Loin de chercher à faire converger ce concept vers une seule et même définition, ce numéro souhaite au contraire mettre en lumière la diversité de ses interprétations et des phénomènes politiques et sociaux auxquels qu'il recouvre.
Alors que se multiplient les initiatives de régulation des GAFA, l'ouvrage offre un retour historique utile sur l'évolution des politiques numériques et les premières expérimentations de régulation de l'internetA : il permet de mettre en perspective les projets gouvernementaux et offre plusieurs prises conceptuelles pour les analyser. La forte saillance des sujets du numérique au sens large dans l'espace public- des big data à l'intelligence artificielle - pourra plus généralement contribuer à l'attention sur l'ouvrage. L'ouvrage se veut d'abord à destination des étudiants et chercheurs en sciences sociales, issus de disciplines aussi diverses que la sociologie, la science politique, l'histoire, le droit ou les sciences de la communication. L'enquête dont il est issu a aussi été présentée devant des publics non-universitaires : journalistes, membre d'associations, fonctionnaires et acteurs numériques ont manifesté un grand intérêt pour la publication d'un tel ouvrage.
Les deux premiers articles de ce varia portent sur des politiques européennes : l'un étudie l'usage d'instruments européens juridiquement non contraignants (soft law) dans les politiques d'e-santé en France et au Royaume-Uni ; l'autre analyse comment le renforcement des règles du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) a produit des effets sur l'allocation des fonds structurels européens, entre respect d'une conditionnalité stricte et flexibilité. Les deux derniers portent sur les usagers : sur leur mise au travail dans le cadre d'une politique locale de gestion des déchets ; et sur les effets inégalitaires de la dématérialisation des procédures d'accès au revenu de solidarité active (RSA).
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.