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Essai sur les silences de la Critique de la raison pure
Beydoun Zaki
HERMANN
28,15 €
Épuisé
EAN :9791037044532
La Critique de la raison pure abrite maints silences déroutants qui exaspèrent et fourvoient souvent ses lecteurs. Ces curieux mutismes ne peuvent que rappeler celui que Kant lui-même revendique dans la fameuse lettre à Marcus Hertz du 21 février 1772 où il fait état d'une difficulté cruciale que la Dissertation de 1770 passe volontairement sous silence. Or, de la même manière que ladite difficulté se trouve surmontée dans la première Critique, le philosophe de Königsberg cherche à combler les silences de cette dernière dans ses écrits ultérieurs. Le présent essai tente, tout en s'opposant à certaines lectures dominantes dans la littérature secondaire, d'apporter de nouveaux éclairages sur les points de la première Critique qui semblent les plus ardus, et sont précisément ceux que taisent les silences en question.
Résumé : Ce n'est pas une autobiographie comme une autre que nous offre le poète libanais Abbas Beydoun dans ce livre, bien qu'il respecte scrupuleusement le fameux pacte qui consiste à se raconter dans un esprit de vérité. Ce sont plutôt onze miroirs où il se contemple, et qui se succèdent sans souci chronologique pour refléter chaque fois un moment de sa vie et ajouter une touche à son portrait. S'il commence ainsi par nous dire comment il a constaté, à l'âge de treize ans, que sa voix enregistrée dans un magnétophone ne ressemblait nullement à celle qu'il croyait avoir, il poursuit par sa découverte, à vingt-sept ans, de la fête de la Saint-Sylvestre, quand il s'est retrouvé par hasard dans une société beyrouthine occidentalisée dont il ne soupçonnait pas l'existence. Son aventure avec une parente délurée bien que voilée ou sa proverbiale maladresse nous valent des pages truculentes tranchant avec celles, poignantes, qu'il consacre à son insomnie chronique ou à son hospitalisation en France à la suite d'une dépression nerveuse...
Il est des corps dont les vies peuvent être intrinsèquement liées à la guerre, sans que ceux-ci soient armés ni démunis, ni bourreaux ni victimes, sans qu'ils soient des corps qui seulement font la guerre, ou uniquement la subissent... Il est des corps dont les survies tiennent aux reconstitutions de leurs liens avec la guerre, et avec leur mémoire de la guerre, dans des ruptures et des mouvements d'écart ; ces corps ne se construisent que dans la subversion et la transmutation... Il est des corps par nature différents, aux expressions et productions singulières, ces corps se continuent, en interagissant avec la guerre, de manière qu'on ne puisse plus parler des uns sans parler des autres... L'intuition de ces corps, d'un devenir-dans- la-guerrecontre-la-guerre que ces corps tracent, incite à nommer un Corps de Guerre. Et ce, pour saisir non plus les corps que la guerre régénère et ceux qu'elle détruit, mais la vie dans la guerre, les corps qui s'y forgent et s'y créent ; pour élaborer une poétique de la rupture. Ce faire rupture s'accomplit à travers un questionnement sur les oeuvres et la parole d'écrivains, de poètes et d'artistes habitant ou ayant habité Beyrouth ; cette analyse se prolonge dans les écritures d'une pensée empirique, dont l'engagement est éthique, esthétique et politique, et qui se raccorde au corps de Beyrouth et à ses résistances.
Résumé : Anthologie couvrant cinq recueils de poèmes dont la publication s'est étalée de 2008 à 2019 : Une carte pour deux personnes (2009), Prière pour les prémices du gel (2014), La Métaphysique du renard (2016), Morts sur mesure (2017), Deuil sans couronne (2019). Accablé au cours de ces années par la disparition, l'un après l'autre, de ses proches amis, notamment le poète Bassam Hajjar (l'auteur de Tu me survivras) et l'écrivaine et éditrice Mayy Ghoussoub, et grièvement blessé lui-même dans un accident de la route qui l'a plongé deux semaines dans le coma, le poète donne libre cours dans ces recueils au même sentiment de perte, mais avec des tonalités très variées allant du cri de douleur à la méditation métaphysique chuchotée. Il confirme avec brio sa renommée comme l'un des plus grands poètes arabes contemporains
En un seul thème, la maison, avec ses portes, ses murs, ses ombres et ses objets familiers, et en utilisant un vocabulaire délibérément répétitif, Bassam Hajjar a construit l?une des ?uvres poétiques les plus profondes et les plus exigeantes de la littérature arabe contemporaine. Poète de la solitude et du silence, il n?a cessé d?explorer son petit monde, son refuge, son exil désiré, et d?opposer la présence des choses à l?absence des êtres aimés, en attendant sa propre disparition qu?il savait proche. Ce maître de la langue arabe, féru de lexicographie, a tenu toute sa vie à tordre le cou à l?éloquence des Anciens mais aussi au verbalisme de bien des Modernes. Il se dépouillait devant la page blanche de son immense culture littéraire et philosophique pour aller à l?essentiel avec cinquante mots transparents qu?il excellait, dans chacun de ses poèmes, à doter de nouvelles résonances et d?une densité insoupçonnée.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?