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Femme nue, femme noire
Beyala Calixthe
ALBIN MICHEL
22,80 €
Épuisé
EAN :9782226137906
"Femme nue, femme noire, vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté... " Ces vers ne font pas partie de mon arsenal linguistique. Vous verrez : mes mots à moi tressautent et cliquettent comme des chaînes. Des mots qui détonnent, déglinguent, dévissent, culbutent, dissèquent, torturent ! Des mots qui fessent, giflent, cassent et broient ! Que celui qui se sent mal à l'aise passe sa route... Parce que ici, il n'y aura pas de soutiens-gorge en dentelle, de bas résille, de petites culottes en soie à prix excessif, de parfum de rose ou de gardénia, et encore moins ces approches rituelles de la femme fatale, empruntées aux films ou à la télévision. " Une fable violente, sensuelle et provocante sur l'Afrique noire, partagée entre révolte et résignation. De débauche en libertinage, ce premier roman érotique de Calixthe Beyala conjugue l'originalité, la force et l'humour de l'auteur des Honneurs perdus.
Calixthe Beyala a écrit de nombreux romans à succès chez Albin Michel et en particulier les Honneurs perdus, Grand Prix du roman de l'Académie Française. Très connue à l'étranger, notamment aux Etats-Unis où elle va régulièrement faire des conférences et où son oeuvre est étudiée dans plusieurs universités, elle est considérée comme l'un des auteurs majeurs de la francophonie. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
C'est son âme toute entière que Calixthe Beyala met dans ses romans, sans retenue, sans fausse pudeur, avec cette franchise décidée et directe qui s'appelle la liberté et cet excès d'existence qui s'appelle le tempérament. On n'entre pas dans son dernier roman, Amours sauvages, il nous happe.Il nous emporte dans une histoire bourrée de personnages aussi drus et denses que le style de l'écrivain : de Pléthore, grand écrivain maudit mais décevant, à Eve-Marie, l'héroïne, qui comme l'auteur, originaire du Cameroun, ne manque ni d'énergie ni de charme, en passant par Pégase, disséqueur de cadavres, et Flora-Flore, la voisine du troisième "une brune à frange aussi longue qu'une asperge et qui ne pouvait pas vivre sans les coups de son type", en passant par le docteur Sans-Souci, mademoiselle Babylisse et le tirailleur Bassonga, sans compter le somptueux et mystérieux Océan, trop aimé mais qui aime trop les hommes. Le roman projette alors sa prodigieuse cavalcade entre un réalisme brutal qui évoque avec sympathie le Belleville populaire d'aujourd'hui, et une loufoquerie toujours imprévisible où la faconde joyeuse de l'écrivain donne libre court à sa fantaisie : mais ce monde bizarre où des couples improbables rapetassent sans conviction leurs bonnes fortunes et leurs élans, finalement, n'est ce pas le nôtre ? Il paraît parfois grimacer, et puis soudain rit aux éclats, mais c'est pour cacher ses larmes. Calixthe Beyala est une romancière sans concession, sans compromission, qui sait écrire comme elle pense, haut et fort. Son style emporte le lecteur, sans ambage, dans un morceau de vie qui file à toute allure et qui contient à parts égales du tragique et du comique, du mélodrame et du théâtre, de la sottise et de la poésie, comme à peu près toute vie ici-bas, à la fois raisonnable et folle. Mais le regard que Calixthe Beyala jette sur ce monde disloqué est plein de bonté. Elle est guidée par une gourmandise des mots qui lui fait aimer les ruptures, les formes neuves, les inventions verbales, cet apport tout vif de la langue parlée à la langue écrite. -- Naguib ARZEL --
Le Zimbabwe était leur terre, leur domaine, leur paradis... Jusqu'au jour où le « Président élu démocratiquement à vie » décide d'exproprier ces fermiers blancs qui se croyaient les rois du monde, les réduisant à la lutte ou à l'exil. Blues a dix-huit ans. Ses cheveux d'or et son caractère farouche enflamment tous les désirs. Fille d'un grand propriétaire terrien, sûre de sa supériorité et de son éducation, elle a vécu sur un nuage de privilèges, aimée, choyée, courtisée. Mais sous sa peau blanche bat le coeur d'une femme née de cette terre d'Afrique qu'elle aime tant, et pour laquelle elle est prête à se battre et à mourir... Pour la première fois, un grand écrivain noir se met dans la peau des Blancs, des colonisateurs. Avec cette fresque tumultueuse et passionnée, Calixthe Beyala a réussi un véritable Autant en emporte le vent africain, peuplé d'êtres violents et chimériques, rusés et naïfs, Noirs et Blancs qui peinent à inventer ensemble une vie nouvelle.
Pauline a 14 ans et vit à Pantin entre une mère qui la néglige et un frère délinquant. Elle ne va plus à l'école, passe ses journées dans la rue jusqu'à sa rencontre avec Mathilde, prof de français d'un type spécial qui décide de l'héberger. Et Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence: la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer. Calixthe Beyala en restitue l'itinéraire, les drames et les attentes avec humour, tendresse et une liberté de ton qui en rend le destin attachant et incomparablement vrai.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.