Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un coup d'Etat Nietzschéen
Bey Hakim ; Denès Hervé ; Reuss Jackie
INSOMNIAQUE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782915694710
Là où finit l'état, là seulement commence l'être humain qui n'est pas superflu : "Une force conduite par Mavrocordato attaqua le palais, avec l'intention de capturer le colonel von Hartsheim avant le petit-déjeuner... Une force plus importante, conduite par Elias, était chargée de prendre d'assaut le quartier général de la police... Cette troupe disposait des meilleures armes que les Scythes avaient pu trouver, dont une mitrailleuse à trépied achetée en contrebande... Deux hommes armés de revolvers (l'un d'eux était Schlamminger, le philologue allemand) furent envoyés pour s'emparer du bureau de poste... Quelque part au fond des marais, à l'aube, un petit détachement de Coumans, commandés par le khan en personne, coupa les fils télégraphiques qui reliaient Coumantza au reste du monde... Cette action sauva indéniablement le coup d'Etat qui, par ailleurs, se déroula assez mal".
Il a fallu deux ans à Maïssa Bey pour traduire en mots cette part muette de sa vie : son père mort sous la torture en 1957 pendant la guerre d'Indépendance, alors qu'elle avait sept ans. Son récit est splendide dans sa sobriété, la force de son évocation et l'absence inouïe de haine. Une leçon magistrale, qui l'a confirmée dans son rôle d'écrivain tout en mettant en avant son souci constant d'humanité.
«?Je suis ou je serai bientôt un personnage de roman. Un roman qui aurait pour mots clés?: Femme. Meurtre. Prison. Violence. Silence.?»Elle a tué. Elle a purgé sa peine. Elle se tait. Tout est dit.Jusqu'au jour où une femme vient frapper à sa porte.Pourquoi lui ouvre-t-elle?? Peut-être parce que celle qui se présente comme l'écrivaine a prononcé le mot «?criminelle?». Elle ne sait pas. D'abord rétive, elle se (dé-)livrera peu à peu. Paroles nues, paroles crues, qui démaillent, point par point, une histoire ancestrale, qui ne se raconte pas.«?Surgie en 1996, la voix singulière et brûlante de Maïssa Bey ne s'est jamais tue depuis.?» Marie ¬Cailletet, TéléramaMaïssa Bey, romancière algérienne, vit à Sidi Bel Abbes. L'essentiel de son ?uvre est publié à l'Aube.4e de couverture : «?Je suis ou je serai bientôt un personnage de roman. Un roman qui aurait pour mots clés?: Femme. Meurtre. Prison. Violence. Silence.?»Elle a tué. Elle a purgé sa peine. Elle se tait. Tout est dit.Jusqu'au jour où une femme vient frapper à sa porte.Pourquoi lui ouvre-t-elle?? Peut-être parce que celle qui se présente comme l'écrivaine a prononcé le mot «?criminelle?». Elle ne sait pas. D'abord rétive, elle se (dé-)livrera peu à peu. Paroles nues, paroles crues, qui démaillent, point par point, une histoire ancestrale, qui ne se raconte pas.«?Surgie en 1996, la voix singulière et brûlante de Maïssa Bey ne s'est jamais tue depuis.?» Marie ¬Cailletet, TéléramaMaïssa Bey, romancière algérienne, vit à Sidi Bel Abbes. L'essentiel de son ?uvre est publié à l'Aube.
Babylone se fait haine devant quiconque prend réellement plaisir à la vie, au lieu de seulement dépenser de l'argent en quelque vaine tentative pour acheter l'illusion du plaisir. Si vous ne vous dilapidez pas dans la vacuité de la marchandise, c'est évidemment que vous êtes un tordu et vous devez, par définition, être en train d'enfreindre une loi. Dans cette société, le vrai plaisir est plus dangereux qu'un braquage de banque. Au moins, les braqueurs de banque partagent le respect des masses pour l'argent des masses. Mais vous! Vous les pervers, vous méritez clairement de mourir sur le bûcher. (...) Soudain les flics pullulent et débarquent par légions de tous les côtés. Vos papiers sont en ordre? Avez-vous votre permis d'exister?
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.
A tous ! A toutes ! Le mouvement des Gilets jaunes exprime depuis le 17 novembre dernier le ras-le-bol d'un peuple qui n'en peut plus d'être taxé, humilié, exploité, méprisé par un pouvoir toujours plus distant de sa réalité..." C'est ainsi que débute "L'appel de Saint-Nazaire" du 21 novembre 2018, qui sera partagé plus d'un million de fois dès le lendemain. Depuis plus de cinq mois, des pauvres réunis par la colère se sont mis à palabrer, à chanter leurs rêves et crier leurs dégoûts, à échanger leurs idées et dépasser leurs préjugés. Nombre d'entre eux ont inscrit au dos de leur gilet fluo quelques mots qui leur venaient du coeur : la révolte et l'exigence égalitaire fleurissent sur ce bout d'étoffe synthétique mais lumineuse qui a le pouvoir formidable de rendre visible la plèbe, si vaste et pourtant si infime. Voici en images une centaine de ces dos - qui parlent et grondent, qui crient et rient -, auxquels nous avons joint des propos de Gilets jaunes, ainsi que quelques informations et observations de notre cru.
On s'entre-tue plus que jamais au nom de Dieu et de ses divers prophètes sur cette fichue planète. Partout, même au "pays de Voltaire", les fanatiques de tout poil - à barbe, papillotes ou tonsure - tentent d'imposer leur morale sépulcrale, fondée sur des fables puériles et les plus absurdes superstitions. L'opium du peuple est devenu l'amphétamine des fous de Dieu. Certes, le retour du religieux se nourrit des multiples névroses et frustrations qu'engendre la société marchande... Et certes, le commerce de la foi prospère grâce à l'ignorance crasse et à la jobardise des croyants... Mais ce n'est pas une raison pour accorder des circonstances atténuantes à ceux qui vendent du vide à ces gogos et les manipulent : prêtres, imams, rabbins, gourous et autres bonzes, dont la cause commune, le grand oeuvre ténébreux, le but affiché ou secret, demeure l'asservissement de l'humanité. Les 144 citations rassemblées ici constituent une réfutation plurielle - tantôt sévère, tantôt souriante - de la notion de Dieu et des sectes qui s'en réclament, mais aussi une dénonciation des mystagogues qui en vivent et des illuminés qui en meurent. Pour choisir ces aphorismes et propos, nous avons mis à contribution quelques-uns des innombrables esprits libres qui ont signalé, au fil de leurs écrits, l'imbécillité et l'hypocrisie qui forment la substance de toute religion.
Victor Dojlida (1926-1997), né en Pologne, a grandi dans un coin de Lorraine minier et industriel. Au sortir d'une enfance pauvre, il est confronté à l'occupation allemande et se révolte face aux exactions des nazis et de leurs supplétifs de la police française. Hardi et dégourdi, Victor, alias le Dzikus (le sauvageon, en polonais), devient d'abord contrebandier pour nourrir sa famille et ses voisins, puis passeur, aidant des prisonniers de guerre évadés à sortir d'Allemagne. Il entre ensuite dans la Résistance à 16 ans, sous les couleurs des FTP et s'y distingue par son courage et ses faits d'armes. Il est arrêté par la police en février 1944 et déporté à Dachau et à Buchenwald. Il survit aux tourments barbares des SS, à la faim et au typhus, mais de nouvelles tribulations - et de nouvelles trahisons - l'attendent à son retour en Lorraine... Ce récit trépidant et sans fard s'arrête là. L'auteur a eu son moment de célébrité à la fin des années 1980. A son retour des camps, révolté par le fait que le juge collabo qui l'avait livré aux nazis était encore en poste, il lui avait cassé la figure et avait perdu toute foi en la justice de France, se faisant braqueur et ciblant des collabos. Très lourdement condamné à chacune de ses arrestations, il ne sortit de prison qu'en 1989, après avoir passé 15 mois en camp de concentration et près de 42 ans dans els prisons françaises ce qui faisait de lui le plus vieux prisonnier du pays. Il en sortit d'ailleurs qu'à la suite d'une campagne d'ex-déportés initiée apr Marcel Paul. Michelle Lesbre a connu un certain succès avec son Victor Dojlida, une vie dans l'ombre. Aujourd'hui, L'insomniaque, où il comptait de nombreux amis, est en mesure de publier ses souvenirs : c'est un témoignage essentiel pour servir à l'histoire tant de l'immigration d'avant-guerre que de la Résistance, dont la base ouvrière était alors en première ligne du combat pour la liberté et la dignité.