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Les traductions du discours juridique. Perspectives historiques
Beuvant Hugo ; Carvalho Thérence ; Lemée Mathilde
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753565111
Le discours juridique est-il voué à subir la malédiction de Babel ? A toutes les périodes de l'histoire, les juristes ont nécessairement été confrontés à la diversité linguistique du monde et lui ont trouvé un efficace mais délicat remède : la traduction. Les civilisations de l'Antiquité ont ainsi cherché à comprendre et à traduire le fonctionnement et le droit des autres sociétés humaines. A partir de la redécouverte du droit romain, les juristes ont dû faire face aux enjeux de la traduction d'un système juridique suranné et à sa transposition dans un présent entièrement différent. De même, les réformateurs de l'époque moderne se sont intéressés aux réalités juridiques des Etats voisins et aux propositions de changement suggérées par des penseurs étrangers. Si la question de la traduction du discours juridique a fait l'objet de plusieurs études, elle n'a néanmoins que trop rarement été envisagée d'un point de vue historique. Or, l'histoire du droit offre de très nombreuses illustrations de translatio linguii qui permettent de mieux appréhender les phénomènes de circulation et de réception des idées juridiques. Partisans d'une démarche à la fois historique et comparative, les auteurs de ce livre s'appliquent donc à une interrogation raisonnée du passé afin de comprendre les grands défis de la prospective juridique. Cet ouvrage, fruit d'un colloque international organisé à l'université Rennes 1, éclaire les traductions du discours juridique à travers le prisme de l'histoire en s'intéressant aux problématiques récurrentes et aux solutions diverses proposées à travers les époques. Au fil des contributions, la traduction du discours juridique se révèle comme une mission exigeante qui lutte intemporellement pour l'émergence d'un lumineux-dialogue entre les droits et les civilisations.
La Grande Famine - An Gorta Mor en irlandais- est sans doute en dehors des deux guerres mondiales la pire catastrophe humanitaire à laquelle l'Europe occidentale a été confrontée dans la période contemporaine. Episode tragique de l'histoire irlandaise et des relations anglo-irlandaises, elle constitue à plusieurs titres un point de rupture dans la société irlandaise tant ses conséquences démographiques, économiques, sociales, linguistiques et politiques ont laissé une trace profonde qui a marqué les esprits jusqu'à ce jour. La Grande Famine du milieu du dix-neuvième siècle fait partie de ces sujets historiques pour lesquels le débat intellectuel est encore aujourd'hui loin d'être clos, et qui continuent à soulever les passions : comme le soulignent Catherine Maignant et Frank Rynne dans la première partie, le sujet met en évidence la distance existant entre la réponse émotionnelle d'une mémoire collective qui reste traumatisée par la catastrophe, et la froide approche académique des faits. De plus les considérations idéologiques restent encore extrêmement présentes et peuvent rendre toute interprétation des faits potentiellement suspecte de partialité. Cet ouvrage fait le point sur l'historiographie de la Grande Famine, les consensus qui se dégagent aujourd'hui entre les spécialistes du sujet, et il fournit également des contributions sur des aspects concrets essentiels de la crise traversée par l'Irlande entre 1845 et 1850. Il propose enfin des analyses de la réception de l'événement et des traces mémorielles dont l'influence dépasse le récit national irlandais.
Mémoire et oubli jouent un rôle crucial dans la formation de l'identité tant individuelle que collective, au sein de l'Occident médiéval. Ce volume rassemble des études explorant ces notions dans des contextes variés - philosophiques, littéraires, historiques et administratifs - et met en lumière les recherches les plus récentes sur les dynamiques de la mémoire, de l'oubli et de leurs résurgences au Moyen Age. Quelles traces sont dignes d'être conservées et transmises ? Quelles expériences, au contraire, doivent être oubliées - parfois pour mieux vivre, parfois pour se reconstruire ? Dans quelle mesure la mémoire et l'oubli relèvent-ils d'un choix conscient, ou au contraire, d'un processus involontaire ? Existe-t-il une dimension éthique dans ces actes de remémoration ou d'effacement ? L'ouvrage accorde une attention particulière à la manière dont la mémoire participe à la définition des identités individuelles et collectives. Les contributions de la première partie analysent les multiples facettes de la mémoire et de son pendant indissociable, l'oubli, chez les maîtres ès arts, les poètes, et dans les monastères. La seconde partie, dévolue à la mémoire administrative et politique, présente les enjeux étatiques de la gestion de données qui, d'une génération à l'autre, façonnent l'identité des villes ou des dynasties.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.